‹ L'Égypte d'hier et d'aujourd'hui (volume 2)Chapitre 64 sur 76 · SEKHET PI · texte numérisé non relu

SEKHET PI

ENCORE KARNAK

reconstituer et on lui permit de la laisser dans le cadre qui lui convient si bien. Cette déesse de la Guerre, à tête de lionne, inspire la frayeur et le respect au prime abord, quand on la voit dans l'ombre de la pièce, toute voilée de mystère.

Laiïssant Sékhmet à la garde du sanctuaire, nous revenons sur nos pas pour nous diriger vers la cour centrale du temple d’Ammon, et, après l'avoir traversée, nous allons examiner les ruines du côté sud. Il est difficile ici de reconstituer un plan quelconque et de comprendre quel a été le but de l'architecte en faisant élever quatre pylônes qui se succèdent sur un espace de trois à quatre cents mèêtres jusqu'au mur d'enceinte. Thothmès III et Hatshepsu firent élever les deux premiers, tandis que les deux derniers, qui ne semblent pas à leur place dans le grand temple, furent élevés par Haremheb, le fondateur de la dix-neuvième dynastie. La base de la muraille gauche, qui relie le pylône en ruines de Thothmès au temple, est ornée d'inscriptions dues à Merneptah. L’éternel massacre des Syriens, auquel Ramsès IT, père de Merneptah, dédiait l’art de son époque, a été fait ici par le fils, mais ce qui nous intéresse le plus, c’est la ressemblance

que présente cette œuvre avec celle du grand-père de

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