COUR INTÉRIEURE D'UN TEMPLE A DENDERA PI
en. . à L'an tAisR,
LE TEMPLE DE DENDERA
trade qui monte jusqu'à moitié des fûts. Le pronaos, ou vestibule, est plus beau que ceux des temples de construction plus ancienne; les dix-huit colonnes qui s’élancent du sol supportent le toit, et les chapiteaux sont perdus dans l'ombre.
Ce temple ne peut être classé parmi les monuments en ruines ; les effets d'ombre et de lumière, cherchés par l’architecte, existent encore. Les monuments de la dix-huitième dynastie peuvent être plus beaux, mais leur état lamentable ne nous permet pas de juger exactement de leur valeur architecturale. En examinant les inscriptions des murailles, on remarque la décadence de l’art de la sculpture, mais perdues et fondues dans les effets d'ombre et de lumière, ces inscriptions paraissent remplir le but artistique cherché par le sculpteur. Du centre du pronaos, le regard embrasse le hall hypostyle, avec les hautes colonnes supportant le toit, les deux antichambres au delà, et l'ombre croissante qui se perd enfin dans l'obscurité du sanctuaire. Nous n’allumons pas de torches ; nos yeux s’habituent au clair-obscur et les ouvertures carrées du toit admettent assez de lumière pour que nous puissions distinguer les têtes de Hathor des cha-
piteaux. Traversant les deux antichambres, nous arri-
vons à la porte du sanctuaire où l'obscurité est complète. Un vestibule sur lequel s'ouvrent onze chambres fait le tour du sanctuaire ; l’une de ces chambres, qui se trouve derrière le sanctuaire, est connue sous le nom de «chambre de Hathor ». Elle renfermait autrefois un autel et une image de la déesse ; maintenant elle sert d’abri à une quantité innombrable de chauvessouris, et l’odeur y est insupportable. Du sanctuaire, nous voyons toute la perspective du temple, qui se prolonge sur quatre-vingts mètres environ.
Le paysage, au coucher du soleil, est fort imposant ; il valait bien la peine de notre longue course, avec
le retour à la Mavis, à tâtons, dans l’ombre du soir.