‹ L'Égypte d'hier et d'aujourd'hui (volume 2)Chapitre 68 sur 76 · KARALAMBO ET LE « BAKKAL ». || DU MOINS, LES SUJETS DE TABLEAUX · texte numérisé non relu

KARALAMBO ET LE « BAKKAL ». || DU MOINS, LES SUJETS DE TABLEAUX

NE MANQUENT POINT DANS CETTE VIEILLE VILLE RESPECTÉE DES EUROPÉENS. || LE DERNIER MINARET.

N dépit de l’ordre chronologique de mes voyages, E je prie le lecteur de m’accompagner à Rosetta, où je fis un court séjour il y a une dizaine d’années. Afin d'éviter la chaleur de juillet au Caire, je transportai mon bagage de peintre dans le Liban, où je demeurai assez longtemps pour permettre à Damas de devenir habitable. Pendant que j'étais dans cette dernière ville, mon vieil ami, Henry Simpson, me fit savoir que Rosetta, où il séjournait alors, était une cité délicieusement pittoresque et offrant d'innombrables sujets à un artiste. Je décidai donc de me rendre à

Rosetta dès que j'aurais terminé mon travail à Damas.

Je pris à Berût un bateau qui fait la côte jusqu’à Alexandrie, d’où un train fort lent me conduisit en cinq heures à El-Raschid, nom par lequel on m’apprit à désigner Rosetta. Préoccupé uniquement de la valeur artistique de la ville, je n’avais pas songé à m’y faire préparer un gîte. Si j'avais consulté mon guide, j'aurais vu la mention Pas d'Hôtel. Cependant mon ami m'attendait à la gare, et lorsque je lui demandai si nous étions loin de l'hôtel, je crus voir qu’il souriait en me répondant que l’hôtel était à dix minutes de marche. J’eus bientôt l’explication de son amusement en voyant un bâtiment démantelé au milieu de la vieille ville pittoresque. Le rez-de-chaussée servait de magasin pour certaines marchandises capables de supporter la chute possible de l'étage supérieur. Je n’y vis guêre qu'un peu de charbon et de paille où couraient des rats. Simpson m’avertit que l'escalier, oublié par l'architecte, et ajouté ensuite au flanc de ce bizarre bâtiment, ne supporterait qu’un de nous à la fois. En effet, une large fissure me donna à penser que l’hôtel et l'escalier ne resteraient pas longtemps unis, et je compris les appréhensions de mon ami. Ce fut pour moi une occasion de me réjouir de mon

peu de poids ! Ce peu de poids, je pus bientôt juger,

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Je pris à Berût un bateau qui fait la côte jusqu'à Alexandrie, d’où un train fort lent me conduisit en. * cinq heures à Et-Raschd, nom par lequel on m'apprit Ÿ à désigner Rosetta. Préoccupé uniquement de la. valeur artistique de la ville, je n'avais pas songéà m'y faire préparer un gîte. Si j'avais consulté mon guide, | j'aurais vu la mention Pas d'Hôtel. Cependant mon ami m'attendait à la gare, et lorsque je lui demandaï si nous étions loin de l'hôtel, je crus voir qu'il souriait en me répondant que l'hôtel était à dix minutes de marche. J’eus bientôt l'explication de son amusement en voyant un bâtiment démantelé au milieu de la | vieille ville pittoresque. Le rez-de-chaussée servait de magasin pour certaines marchandises capables. de supporter la chute possible de l'étage supérieur. Je n’y vis guère qu'un peu de charbon et'de paille où couraient des rats. Simpson m’avertit que l'escalier, oublié par l'architecte, et ajouté ensuite au flanc de ce bizarre bâtiment, ne supporterait qu’un de nous à la fois. En eflet, une large fissure me donna à-penser que lhôtel et l'escalier ne resteraient pas longtemps unis, et je compris les appréhensions de mon ami. Ce fut pour moi une occasion de me réjouir de mon peu de at ! Ce nu de poids, je pus bientôt juger,

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