‹ L'Égypte et l'Europe; la crise de 1839-1841;Chapitre 109 sur 189 · LETTRE DU GRAND. VIZIR A MOHAMED ALY · texte numérisé non relu

LETTRE DU GRAND. VIZIR A MOHAMED ALY

D'après ce qui est dît dans l'autre ordoniiaiice impériale mentioEmée ci-dessus, les officiers employés auprès de toi, et qu'il s'agira de nommer à un grade supérieur à celui de Ko! Aghassi (major), ne pourront être nommés qu^après qu'il en aura été référé à ma Sublime Porte.

Toutefois, ceux qui se trouvent actuellement au service seront confirmés dans leur grade, et tu auras à soumettre à ma Sublime Porte une liste de ces officiers, pour que l'on puisse publier et expédier leur firman de confirmation.

Ma volonté impériale étant que tous ces divers points soient exécutés, tu devras t'empresser de t'y conformer exactement, et c'est à cette fin cjue, etc. etc.

Cofretpondiuice politique. É^pte, XIII, £«• 9 et a.

I 98. — Lettre du Grand-viiiî à Héhêmet-Ali, en date du I 13 février 1841, à roecasion de sa nomination au Gon^ ^^vemement heiéditaire de PË^pte.

éoMMATiiK; La nÛMÎoii de Sflid Muhib effendi» — Dlstînctîonfl accordées par Sa Hauteste à cette occasîozi* — Les conditiotiii aaxquelies le firman sur Hiérédité a été accordé eu font partie intégrante* et il a*a point de valeur aans eUes, — Désormaii il n'y aura plus de conteetation ni de diiTérends. — Grande «atiafaetion éprouvée par le Grand- Vizir que tontes difficultés aient été mnd aplanies.

L^empressement de Votre Excellence à remplir les devoirs de robéissance, en prouvant, par des faite promptement exécutés, la sincérité de la soumissian que vous aviez oflFerte, a été fort agréable à Sa Hautesse, qui a daigné, en conséquence, vous réintégrer dans le gouvernement de l'Egypte et vous en accorder Thérédité.

J'envoie à Votre Excellence par Saïd-Mubib EflFendi un firman revêtu d'un Hatti-Chérif, et contenant certaines conditions attachées à rhérédîté, ainsi que le Nicham, que la Hautesse a bien voulu vous conférer, comme étant celui qui est

13 FËVRTER 1841,

affecté au rang de Vizir, Sa Hautesse e&t convaincue, qu'agis* gant avec cette prudence et cette haute sagesse qui vous distinguent, vous ne vous écarterez jamais de la voie de la droi^ tiire^ de l'obéissance et du dévouement à votre Souverain.

Sa Hautesse a toute confiance en Votre Excellence et, si Ton a étabU des conditions dans le firman susdit, ce n^est pas qu'on ait le moindre soupçon sur votre compte. Mais, indépendaniment de la nécessité absolue que des conditions essentielles soient attachées à iine aussi grande concession que celle du privilège de l'hérédité, Sa Hautesse a voulu et a jugé à propos d'insérer ces conditions dans le firman, parce qu'elle les considère non-seulement comme un moyen de prévenir toute espèce de différends qui, vu les difficultés de prévoir Tavenir et à cause des vicissitudes humaines, pourraient surgir par la suite, mais aussi comme une mesure de précaution tendant à assurer le repos et la tranquillité des habitants de rEgypte,

Désormais la SubUme Porte aura tout aussi peu lieu de concevoir des soupçons que Votre Excellence en aura de par* 1er de sa sûreté personnelle et de Tavenir de sa famille.

Enfin, il n'y a plus entre nous aucun motif de contestatian* c'est-à'dire, les démêlés qui ont existé ont maintenant oessé, grâce à Dieu; et il n'y a pas de doute que Votre Excellciice ne remplisse avec empressement le devoir de témoigner &a reconnaissance pour les bienfaits et les faveurs dont elle a été ainsi l'objet de la part de Sa Hautesse.

Dorénavant nous serons, s'il plaît à Dieu, unis de cœur et d'âme, et, n'ayant entre nous aucun sujet de division, nous emploierons, sous les auspices de Sa Hautesse, nos conuuujis efforts à serw notre religion, notre gouvernement, notre patrie et notre nation: ce qui me cause la plus grande satis* faction à moi, votre sincère ami, ainsi qu'à tous les Ministres de la SubUme Porte, etc, etc.

CoiTeS]K>ndaiic« politique. Ëfypte, XIII^ f» 9 et s.

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