‹ L'Égypte et l'Europe; la crise de 1839-1841;Chapitre 110 sur 189 · LES TRIBUTS ARRIÉRÉS · texte numérisé non relu

LES TRIBUTS ARRIÉRÉS

99, ~ Fiiman impérial adiessé à Mëhémet-Ali relatif aux arrérages du tribut.

SoiDUURE^ Nécéisité â« régler les tribu U arriéré », dos a«iilemeiit pour FËgypte, maii aussi pour La Syrie et File de Candie: « nouveOe preuve de tou obéissance et de ta fidémé »«

A MON Vizir, Méhémet-Ali Pacha, Gouverneur d'Egypte,

Je t'envoie, par Saîd Muhlb Effendi, un des hauts fonctionnaires de ma Sublime Porte, qui se rend à Alexandrie en misgioB extraordinaire, les listes des tributs et arrérages qui se sont accumulés tant pour TÉg^pte que je viens de te conférer gracieusement à titre héréditaire, que pour la Syrie et l'île de Candie, qui ne se trouvent plus placés sous ton administrarion«

Comme tes fonctions t^imposent le devoir de verser intégralement et sans délai, dans mon trésor impérial, lesdites sommes arriérées, je t'adresse le présent firman pour que tu effectues en entier les payements en question, et pour que tu fournisses par là une nouvelle preuve de ton obéissance et de ta fidéUté.

GcErespondaiiee politique. Egypte, XIII, î^ 9 et a.

100. — Note officielle adressée le 13 février 1841 (21 zilhadié 1266), par la Suhlime Porte, à Honsteur Plnternouce impérial et royal d^ Au triche.

SOMMATIIKî Commumcadon du firman et dea conditions auxquelles lliéiédité est accordée à Mohamed Aly pour le gouvernement de TËgypte. < — La Sublime Porte compte toujourt sur rassigtance des puissances. — Km attendant* leurs consuls seront invités à rejoindre leurs postes à Alcmaudrie. — Même communication a été faite aux gouveruements de Londres, de Beriin et de Saint Pétertbourg*

Nous communiquons à Votre Excellence, ci-joint, une copie du firman impérial qui, en raison des faits par lesquels Méhémet AJi Pacha a prouvé sa soumission, et conformément à la

promesse de Sa Hautesse le Sultan, réintègre ledit Pacha dans le gouvernement de TËgypte, et lui en accorde Thérédite, firman qui contient aussi les conditions que Sa Hautesse a jugé à propos d'établir à ce sujet.

Nous espérons fort et considérons comme très probable que Méhémet Ali Pacha s'empressera d'accepter et d'exécuter en entier lesdites conditions. Cependant si, contre toute attente, il refusait de le faire, ces conditions équitables ne seraient pas susceptibles d'être changées ou modifiées, vu qu'une pareille modification porterait atteinte aux droits de souveraineté, à l'honneur de la Sublime Porte, ainsi qu'à la dignité des Puissances Alliées. En outre, la Sublime Porte, ainsi qu'il est connu à Votre Excellence, a agi, depuis le conunencement de la question égyptienne suivant l'avis et les conseik des quatre Augustes Cours, ses Amies et Alliées. Par conséquent le Gouvernement de Sa Hautesse le Sultan prie fonnellement lesdites Cours de vouloir bien, dans l'hypothèse susmentionnée, lui accorder de nouveau l'assistance dont il aura besoin.

En attendant, puisque la question d'Egypte doit être considérée comme entièrement terminée, et qu'il n'existe plus de ce côté-là ni blocus, ni aucune d'espèce d'embarras, il sera convenable que les consuls des quatre cours Alliées qui ont été rappelés d'Alexandrie soient renvoyés à leur poste.

C'est pour communiquer tout ceci à Votre Excellence que nous lui remettons la présente Note officielle, pareille à celles qui ont été adressées à MM. les Représentants de la Grande Bretagne, de Prusse et de Russie.

Nous renouvelons à Votre Excellence l'assurance de notre haute et affectueuse considération.

Coireipondaiice politique. Egypte XIII, £<« 9 et s.

16 FÉVBIER 184L

102. — Le Lieutenant Colonel Galice à Monsiear le Harèehal Dnc de Dalmatie, Sl&mstxe de la Gnene, Président du Conseil.

Sommaihe: Diffîcultéft Tonconlrées par rarmée égyptienne dans su retraite, notamment par Solîman pour sanver ion artillerie* — Le retour d^Ibrabim amènera êtm donte un changement dans lefl afiTaires égyptiennes. — Un notiyiean personnel mis à la disposition du commandant GaUice; maift let nouvean-venos ont dei fitiiiclpea et des prétentions qui ne s^accordent pas bien avec ses idées et avec les travaux qu^il a dirigés jnsqn^à présent: des absurdités qui triompheraïait même des prineipes de Yanban. — Le Turc pur sang ii^est pas susceptible de civilisatîon; 0 en est tout autrement du fellab, de Farabe, du bédouin ou même du nègre. — L^effectif de Tarmée est encore de 100.000 hommes; en sopprimint les éléments nuisibles, on aurait 70.000 hommes de bonnes troupes; mstt 3 faudrait tenir leur solde au conrant et établir une discipline convenable, leoî expliquer les véritables prétentions des AjLglais qui sont de faire en Egypte comme dans Flnde, au risque de miner le pays. Mais la plupart des offidea turcs, dont le meiUenr ne vaut pas le plus médiocre de nos sous^officiers, sont trop égoïstes et trop orgneiicux pour qu'on puisse en tirer quoi que oe soit- — Conviction du commandant GaUiee que l*€eiivre de Mobamed Âly ne sera dnnlile que tout autant que la France Taidera d'une manière efficace à expulser l«i Turcs de F Egypte et à réorganiser de fond en comble toutes les parties de son administration.

Alexandrie, le 16 février 1841.

MoNSiEim LE Maréchal,

Ce que j'ai eu rhonneur d'exprimer dans ma lettre du 24 décembre relativement à la haine que certains personnages* qui entourant le pacha, portent à Ibrahim et à Farmée, se trouve malheureusement confirmé par tout ce qui s'est passé depuis cette époque*

Les routes que Tarmée de Syrie a dû suivre pour rentrer en Egypte étaient parsemées d'obstacles; les vivres mancjuaient partout et principalement à Gaza qu'il était si facile d'approvisionner à l'avance: ce n'est que quand Ibrahim, arrivé sur ce point, a pu faire connaître directement la vérité à son père, qu'on s'est enfin décidé à y porter à la hâte quelques chargemens de riz et de farine; mais lorsque ces secours sont arrivés, on comptait déjà quelques milliers de faim*

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