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LA CONVENTION D'ALEXANDRIE

Art. 2.

Le Commodore Napier mettra à la disposition du GK)aver-

/lement Egyptien un bateau à vapeur pour conduire en Syrie

iV>ffiGier désigné par S. A. pour porter au Général en chef

de Tannée égyptienne Tordre d'évacuer la Syrie. Le com-

^gMjsmdant en chef des forces britaimi<pies. Sir R. Stopford,

xftoxnmera de son côté un officier pour veiller à Pexécution de

c^^:te mesure.

Art. 3.

£n considération de ce qui précède, le commodore Napier ^^^ngage à suspendre de la part des forces britaimi<{ues les ;fm^>gtilités contre Alexandrie ou toute autre portion du terri- ^<pixe égyptien. H autorisera en même temps la libre naviga- -aai^yn des bâtimens destinés au transport des blessés, des inva- KLdcs et de toute autre portion de Parmée égyptienne, qne Gouvernement de PËgypte désirerait faire rentrer dans ce par la voie de mer.

Art. 4.

31 est bien entendu que Parmée égyptienne aura la faculté se retirer de la Syrie avec son artillerie, ses armes, ses <sSM50vaux, munitions, bagages, et en général tout ce qui cons- ^KmrSrue le matériel de Parmée.

Tait en double, dont im original pour chaque partie con- 'dx'iaetante.

Ch. Napier, Commodore

BOGHOS YOUSSOUF.

pdkiqae. Egypte, XII, £•• 160-161.

no

27 ISOVEMBRE 1840.

39. ~ De M, GâlUce à Monsieur le maiéchal Sotdt mimstre de la Guerre et Président du Conseil.

SOMMiàlRE: Le Commandant appelle I*atlention dn Miniitre sur sa aituatîoQ person* eeUe dans les circonstances qui s^annoncent. — Les arrang^ements pris entre le Vice*Toi et le commodore Napier voni sans doute mettre fin à la misiûon de Gallice, — Cependant le Vice-roi lui a demandé tio plan pour la fortiiîcation permanente d^Alexandrie et de tont le front de mer. — ^ Frais considérables qn"*!! a dû faire^ surtout par suite de son accident de cheval. — Espoir qu*il avait de faire repentir les ennemis de toute tentative qu*iU auraient dirigée sur Alexandrie: la catastrophe de Suint- Jean d'Acre ne »*y serait pas produite. — C'est sur ces données qu'il demande que soit appréciée sa gestion dans ce pays et ré§ral^risée sa position aussi bien pour le passé que pour l'avenir. — Circonstances qui ont entraîné le Vice-roi â eonsentir à un arrangement: intrigues et trahisons. — Pourra- 1 -on sauver quelque chose de rinfloence de la France?

Monsieur le Maréchal,

J'ai rhoimeiir de vous txaosmettre ci-joint la copie d*tme lettre ministérielle du 5 septembre demier, en vertu de laquelle je me suis rendu ici pour y prendre la direction du Génie militaire. Depuis cette époque, j'espéxais à chaque paquebot recevoir des instructions que j'ai déjà sollicitée inutilement. J'espérais aussi que l'on fixerait des attributions convenables aux fonctions fort on^euses que je rempHa. Je m'attendais enfin, vu mon ancienneté de grade et ma position sur la liste du comité pour l'avancement au choix, qu'on réaliserait l'espoir qui m'a été donné par la lettre précitée. Comme je n'ai pas reçu un seul mot sxur Fiin quelconque de ces points, je viens vous suppHer, Monsieur le Maréchal, d'avoir la bonté de faire cesser mon incertitude à cet égard. Mais pojJŒ que vous puissiez prononcer avec connaissance de cause sous ces dîflFérents rapports^ permettez-moi de vous exposer les drconstances au milieu desquelles je me trouve et pourrai bientôt me trouver.

Il est probable qu'en ce moment le commodore Napier prend des arrangemens avec le Gouvernement égyptien. Dans cette hypothèse, je pense que ma mission serait terminée.

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