‹ L'Égypte et l'Europe; la crise de 1839-1841;Chapitre 48 sur 189 · CONSEIL DE LA FRANCK · texte numérisé non relu

CONSEIL DE LA FRANCK

^e réparer des avaries; si cela se réalise, le Pacha par ce seul ^ait sera complètemeiit déchu, à moins quW ne vienne sérieusement à son secours, ou bien qu'Ibrahim Pacha, à S4»ii retour de Syrie, ne parvienne à mettre les affaires de son -^père sur un meilleur pied en donnant un peu de cœur à ses -f^jQtisans.

J'ai Phonneur d'être, etc.

Gallice.

£;^»«^^C8poncUmcc poUtique. Egypte, XIL foi 162-165.

40. — De Paris à Monsieur Cochelet consnl général de France en Egypte.

Le Gouvernement dn Roi est d*avift qne le Pacha doit accepter inimédiales offres qoi vont lui être faites an nom des quatre Cours.

Dépêche t&^aphique.

Paris, 29 novembre 1840.

J^ai reçu vos dépêches du 10 et du 11 courant. Je vous ai fait connaître, par ma lettre du 19, Pobjet et le oco^actère de la démarche que Pamiral Stopford avait Tordre de faire faire auprès du Pacha, par im officier de PEscadre angjlaise, devant parler au nom des quatre Cours.

Vous aurez compris, je Pespère, à la lecture de cette lettre,

€{ue le Gouvernement du Roi, loin de vouloir s'opposer au

succès de la démarche en question, était d'avis que le Pacha

devait accepter immédiatement les offires qui allaient lui être

fûtes.

Cbnei^Mnidanee polîtiqne. Egypte, XI, f^ 251.

41. — Tjradactioii d*nne lettré de rAmiial Sir Bobèti Stopiord, adressée à Héhémet-Ali, en date de la Bàifé Saint Oeoqres, piès B^rront, le 8 déoembre 1840.

SoMMAiBX: L*«iiiiral reg^rette qne le commodoie Napier ah pris sur hn de eomàan cfee le Vice-roi une conventioii qui ne peat être ni aocq»tée ni ratifiée. — Gda ne dîminae point son vif désir de rétablir an pins tAt les meillenres rdatîons d*amitié entre F Angleterre et le Vice-roL

Altesse, c'est avec un vif regret que j'apprends qne le Commodore Napier soit entré avec Y. A. dans une convention ayant pour objet de faire évacuer la Syrie par les troupes égyptiennes, n n'était pas autorité à faire cette convention, qui ne peut être ni approuvée, ni ratifiée par moi.

L'envoyé de Y. A., Abdul Hamid Bey a consulté le général commandant en chef des troupes turques stdt le meilleur moyen à employer pour se rendre auprès d'Ibrahim Pacha. Le Général ayant de bons motifs pour croire qu'Ibrahim Pacha était parti de Damas (puisqu'une grande portion de son armée avait quitté ce pays, quelques jours auparavant, &i se dirigeant vers le midi, sur la route de la Mecque) n'a pu garantir à l'envoyé de Y. A. un sauf-conduit pomr aller plus loin que Damas. Il retourne donc à Alexandrie, ayant fait tout ce qui était en son pouvoir pour exécuter les instructions de Yotre Altesse.

J'espère que cette lettre arrivera à Yotre Altesse en temps opportun pour empêcher le départ des transports que le Commodore Napier m'écrit devoir se rendre d'Alexandrie sur les côtes de la Syrie pour embarquer une portion de l'armée égyptienne. Cependant s'il en arrivait quelqu'un ici, on lui ordonnera de retourner à Alexandrie.

J'espère que cette convention, faite à la hâte et sans autorisation, ne causera point d'embarras à Y. A. Il n'y a aucun doute, qu'elle doit avoir été faite comme preuve d'amitié, quoique avec une connaissance limitée de l'état des affaires

Page 1