‹ L'Égypte et l'Europe; la crise de 1839-1841;Chapitre 47 sur 189 · LA SITUATION À ALEXANDRIE · texte numérisé non relu

LA SITUATION À ALEXANDRIE

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au moioâ quelipie^ milliera d^oninies sincèrement dévoués au Pacha*

C'est sur les données que je viens d^exposer plus haut et qui sont rexpression exacte de la vérité que je vous supplie, Monsieiu- le Maréchal, de vouloir bien apprécier ma gestion dans ce pays; veuillez aussi régulariser ma position et mes

(attributions, ainsi que jalonner la conduite que je dois tenir selon les circonstances que les événement peuvent faire surgir. Jusqu'à ce que votre volonté me soit connue, je suivrai la Toute que l'honneur et ma conscience m'indiqueront dans J'intérêt de la France, ^h Plein de confiance dans votre justice et dans la sollicitude ^que vous portez aux militaires, j'ose espérer. Monsieur le Ttésident du Conseil, que vous verrez dans tout ce que j'ai fait et ferai encore dans ce pays, le désir et le zèle à toute épreuve que j'aurai toujours de bien servir mon Roi et ma Patrie, et sous ce rapport mon coeur me dit que je suis digne de votre bienveillance.

IAu moment où j'allais terminer cette lettre, j'apprends, le cœur navré, que l'or et les intrigues anglais ont obtenu un plein succès et qu'ils ont ainsi évité le bombardement, opération que Napier se serait bien gardé d'entreprendre. Il a pu se convaincre en usant, il n'y a pas trois jours encore, de la faculté que la stupidité turque lui laissait depuis le corn* mencement du blocus, de venir sonder impunément jusqu'à moins de 800 mètres des batteries, il a pu se convaincre qu'il n^y avait pour lui aucune chance de succès quand même il aurait eu à sa disposition tous les vaisseaux que possède l'An* ^leterre. Si au moins le Pacha, ainsi que je le lui ai dit, avait H^ma faire valoir les moyens formidables de défense qu'il pou« '^^^it à l'instant même mettre en action, ils auraient pesé d^ns la balance et on lui aurait probablement fait de meilleures conditions. Il est vrai qu'il était seul, et que ceux sur c^^ repose sa puissance le trahissaient, ou bien ils sont si s cupides et poltrons, qu'ils avaient peur de boulets anglais

t - ToMe IV.

4{iii, selon les bruits répandus par Napier, devaient être lancér.^^ sur eux aujourd'hui à partir de midi. Le Pacha a été circoi venu de toutes les manières; les canons étaient eucloués, le poudres avariées, les affûts sans force, tous les magasins poudre allaient sauter, et enfin tous les objets au moyc desquels une nation se fait respecter ne valaient plus riei selon ceux-là même qui, il n'y a pas huit jours, trouvaiecziat. que je prenais trop de précautions défensives. Joignez à ce^F^

les lettres du commerce français et autres, venant de Con^^

tantinople, qui annonçaient le jour et l'heure où Alexandrï^-^»* aurait cessé d'exister si le Pacha ne se hâtait de se soumettre. ^^ " La comédie a été parfaitement jouée, chacun a bien remp/j' son rôle, niais ou autre ; mais aussi le seul homme que possède rÉgypte a courbé la tête, mais aussi Toccasion de montrer à l'Europe qu'il disposait d'une force réelle et plus que suffisante pour suspendre les succès des Anglais est à jamais perdue pour hii*

Je m^attendais à un autre résultat lorsque, après la chute de Saint-Jean d'Acre, le Pacha me disait que pour encourager les siens et les maintenir dans le devoir, il établirait au jour du danger son quartier général dans son palais, etc. etc.

En entrant dans ces détaib* j'ai vouhi soulever un coin du voUe qui cache encor les trames ourdies depuis longtemps contre le Paciia^ tramer que d^autres au reste mieux informés que moi achèveront de faire connaitre avant peu. Je serai heureux si ces détails renferment des données qu'on puisse utiliser dans Tinter ft français et aussi dans cehii de TËgypte^ car j'aime encore à me persuader qu^an nulieu de cette avalanche qui est tombée sur le Pacha^ il aura été assez adroit pour laisser a de^s^^^in un joint mal cûnenté par où Faction dt la France pourra s^introduire et exercer une influence finrorable à se$ intérêts. C'est dan$ cette espérance que je ne pttrle pas des mille et une versioiis <pii arrivent jusqu^à moi« cqMidaM il «i est une qui mwite eisreption: On prétend ^«e la flotte anglaise doit entrer dans le port. Bons prétexte

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