‹ L'Égypte et l'Europe; la crise de 1839-1841;Chapitre 56 sur 189 · IBRAHIM-PACHA À GAZA · texte numérisé non relu

IBRAHIM-PACHA À GAZA

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pense, malgré les cireonstanceB, si Ton songe aux intérêtB contraires de ces deux états;

2^ de faire plus pour les masses, ce qui sera possible en diminuant les firais de représentation, et inévitablement d^mlleurs, si comme je le prouve, la Poite exige Tabolition du monopole;

ft 3^ de mieux dominer les tribus errantes, en établissant

des colonies d'irréguliers sur la ligne du désert entre Gaza et les monts Helé et jusques vers les campements d^hiver des Arabes Saquâr et Haggat, ce q^ permettrait de tenir en respect les Arabes et la Grande Tribu d'Halil, auteurs des derniers désordres que j'ai signalés. En même tems, de changer les miaisons de poste en forts et en blockbaus. Méhémet-Ali met sa gloire à dominer le désert, il sera facile de lui faire entendre qu'il doit se mettre à Tabri d^im soulèvement à chaque revers extérieur qu'il pourrait éprouver;

P 4*5 de s'occuper des côtes et d'élever quelques forts sur

le rivage de Damiette, à la frontière de Palestine, là où la manie européenne a fait placer des télégraphes sur des tourelles en bois;

5° enfin, de favoriser la navigation commerciale, en allégeant le peuple et lui créant ainsi des intérêts. Les marins du Nil sont excellents, ceux des côtes très hardis. Déjà le cabotage en grand d'Alexandrie à Damiette, et de là à Gaza

k et à Gaffa, a quelque importance; il pourrait s'étendre à la haute Syrie, à la Grèce et aux îles. Un brick de commerce égyptien donnerait plus d'importance au Vice-roi, en se présentant à Marseille, qu'une de ses frégates. Votre Excellence voudra-t-eUe me pardonner cette di^ession hors de mes limites, mais il m'a semblé que ces conseils donnés en tems opportun et avec mesure, bien que de haut, comme peut les donner la France, seront aussi utiles au Vice-roi d'Egypte que l'eût été une coopération.

J'attends, Monsieur le Ministre, les instructions et les ordres qui m'ont été annoncés, pour me rendre à mon

poste dont je sens toute Pimportance et où je ferai tous mes efforts pour justifier le choix dont j^ai été honoré par Sa Majesté.

J^ai Phonneur d'être. Monsieur le Ministre, etc.

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