NonveOes de Oaza
Sonnunx: Lettres d^Dmliim-pacIia: il a commeiicé Ba retraite; il craint d*être gêné pto lé mmvaia tempe. — Etat médiocre des troupes qui sont réunies à Gaïa. — Les populations de la Syrie sont un peu calmées, par la nouveOe de la retraite des troupes égyptiennes. — Les communications sont encore difficiles avec niraliim-paclia. — On sait que Soliman-pacho est avec luL
Gaza, 1*' janvier 1841.
Hier, pour la première fois, le général Selim Bey, sous
les odres de qui nous sonmies placés a reçu ime lettre d^Ibralldin Pacha qui lui annonce que toute son armée et tous ses généraux se sont réunis à lui à Damas et qu^il en partira pcnir rentrer en Egypte si le temps le lui permet. Mais il
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est à craindre que le mauvais temps, les neiges, etc., rende les chemins impraticables. Cependant il assure opérer son mouvement de retraite le plutôt qu'il lui sera possible.
Nous avons ici les débris de trois régiments de cavalerie, le 2*°*, le 6***, et le 10^°* qui forment à peine entrWx tous six escadrons. Il y a aussi de Fartillerie et 600 homjnes dmfanterie qtd sont animés du plus mauvais esprit, Ils ne peisent (ju*à déserter aussitôt que l'occasion se présentera. Ik me gênent beaucoup pour nos jeunes gens.
Nous avons déjà 25 cbevaux m.orts, 23 malades, 41 morveux et 40 douteux. Vous devinez cjuels sont mes tourments* Nous avons reçu 19 cbevaux du 2*"* rég. de cavalerie, ijui nous les a donnés avec beaucoup de peine, H en a 150 de plus que d'hommes* Le 10*"* en a aussi de trop. S'il fallait retourner au Caire en ce moment, je ne sais en vérité comment nous ferions^ car le bamacbement est dans le plus affreux état par suite d'objets perdus* Malheureusement je n'ai pu prendre à Salahié qu'un tiers de cuirs que Hassan Bey y avait laissé, attendu qu'il n'y avait pas de chameaux, et le tout ne serait pas de trop ici*
Ne donnez pas nos chevaux de manège, je vous prie, nous en aurons grand besoin , • ,
Gaza, le l'Vjanvier 1841,
- . p Je m'empresse de vous communiquer les seules nouveUes arrivées hier, et pour la première fois, d'Ibrahim Pacha à Selim Bey général, auquel il annonce que toute son armée est réunie à Damas avec tous ses généraux et tous ses régiments» Il ajoute qu'il partira le plus tôt possible pour rentrer en Egypte si le temps le lui permet. Mais il y a beaucoup à craindre que dans la saison où nous nouB trouvons, les chemins dans les montagnes ne soient pas praticables, soit par les pluies continuelles que nous éprouvons, même ici, ou par
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la trop grande quantité de neige qui serait tombée. Du reste, nous Pattendons ici.
Diaprés les renseignemens que je me suis procurés, il paraitrait que le pays qui était entièrement soulevé, s'est un peu calmé depuis qu'il est question de Tévacuation générale de la Syrie par les troupes égyptiennes. C'est à leur faire concevoir cette détermination que l'on s'applique ici tous les jours; aussi nous sommes assez tranquilles dans notre camp.
Les communications sont encore difficiles avec Ibrahim- Pacha, puisque c'est seulement d'hier qu'on a reçu sa première lettre. H parait qu'il n'a rien à craindre puisqu'il n'a autour de Itii que des rebelles arabes, et qu'il a toute son armée réunie. Je n'ai rien de direct sur notre bon et brave général; (Soliman Pacha, le colonel Sèves). Mais on sait qu'il est avec son général en chef. Je dois donc présumer qu'il se porte bien et que nous ne tarderons pas de le revoir. Soyez persuadé que je l'embrasserai de bon cœur et lui parlerai avec plaisir de son cher fils et de toute sa famille. Tâchez de les calmer tous en leur assurant bien qu'il n'y a rien à craindre pour Soliman Pacha • . .
Pour copie conforme
Yattier de Bourville.
Caire, le 12 janvier 1841.
Comipoiidaiice polîtiqae. Egypte, XIII, £<» 72-75.
Sommaire: Sar le passage dt» troupes Boglalii'efi et autres à travers TËgypte. — Eoliamed Aly s'était chargé de coaatruij-e ka établissemenU nécessaires. — D tnit réiwi des matérîatix pour la conslructiou d'une route en fer entre le Caire «t Suez. Moustapho-Pachâ^ gouverneur de la Crète, aurait voulu rentrer en £|ypte. — Mohamed Aly lui a. ordonné d^accepter Foffre généreuse du sultan f pom U bonheur des peuples confiés à ses soins m.
Alexandrie, 19 janvier 1841.
Aucune demande officielle n'a jamais eu lieu pour le passage de troupes anglaises ou autres par FÉgypte; M. le Colonel Campbell avait eoUicité poux la Compagnie de pouvoir bâtir des magasins à Suez et au Caire pour les dépôts de charbon, et plus tard de pouvoir bâtir une espèce d'hôtel à Suez adapté aux voyageurs anglais arrivant ou partant pour la Mer Rouge. S. A. a jugé convenable de faire bâtir à ses frais les magasins et la maison pour servir d'hôtel et de les mettre à la disposition de la compagnie. S. A. avait pensé qu'une route en fer entre le Caire et Suez serait profitable au commerce; le matériel en a été commandé et arriva successivement, maÎB le^ Anglais eux-mêmes n'ont pas trouvé «ju'il y eût convenant pour la différence très légère de quelques heures dans un^ longue traversée, dès lors la confection de cette route fut si pendue et les matériaux restent en magasin.
La flotte ottomane se trouve prête à prendre la mer de que le tems sera favorable; le Vice-roi a même ordonné qume sa frégate à vapeur remorquerait au besoin les vaisseaux.
L'évacuation de la Syrie s'exécute en ce moment. Quant à PArabie et Candie, le maintien de la tranquillité dans ces pays exige que les garnisons attendent l'arrivée des forces destinées à les remplacer. Mustapha, Pacha de Candie, étant considéré comme attenant à la famille militaire de S. A. et plein d'un respectueux attachement au Yice-roi, avait désiré rentrer en Egypte plutôt que d'occuper de hautes fonctions