Provinces des montagnes de la Chaîne AiabiQne
Somhaike: Les £ruîu de la rêgioni le blé, d'une qualité trèa fine; Torge, les mûiiera; les raÎBiiiB; des amandes exquises. -^ Un café d*une qualité supérieurs à celui de Moka et qui n'est pas dans le commerce* — Le colonel Mari i*en est procuré det graines pour nos colonies.
LeB provinces de Thackif, Benî-Soufyan, Beni-Fahin, Béni- Saad et Nasera s'étendent sur le plateau des montagnes de la Chaîne Arabique. Elles sont assez bien cultivées et produisent de Torge, du bled, des raisins, des pêches, des mûriers et des grenades. Elles ne font aucune commerce avec la côte ni avec les Cabyles environnants. Leurs produits suffisent à leur existence, elles payent tribut à Méhémet-Ali et sont sous la dépendance du grand Chérîf de la Mecque depuis que les troupes égyptiennes ont abandonné THedjaz.
Les provinces de Benî-Malek, de Zahrân et de Ragdân sont aussi fertiles et bien cultivées. On y trouve une grande quantité de raisins secs, de l'orge et d'excellentes amandes. Beni*Malek produit un bled d'une qualité supérieure. Son grain plus long et d'une couleur plus foncée que celui de FEurope donne une farine agréable au goût et à l'odorat. On peut en faire des pâtes meilleures que celles de Naples. Le Vice*roi d'Egypte en ayant reconnu la supériorité en fait acheter annuellement 50 ardeps pour sa consommation particulière.
La province de Ghamid^ une des plus fertiles de PHedjaz, prodmt comme toutes les autres du blé, de l'orge et des fruits excellents. On trouve encore dans les gorges des montagnes de Ghamit, un café d'une qualité supérieure que tous les Arabes estiment beaucoup plus que celui de Moka, qui est si renommé en Europe, Son grain plus rond et d'une couleur verte plus foncée que celui de Moka, donne par la pression une substance huileuse d'un goût et d'une couleur agréa^ ble. Les montagnes de Chamit n'en produisent par an que 100 à 150 quintaux. Les habitans de &hamit le gardent pour eux et le payent trois fois plus cher que le café ordinaire* On
ne le trouve jamais dans le commerce, mais, le lieutenant colonel Mari quoique loin de la France, toujours plein de sèk quand il s^agit des intérêts de sa patrie, a fait cadeau à nos colonies de ce café délicieux. On Py cultive maintenant avec un soin extrême et nous espérons que dans quelque temps on en apportera en France oii Ton pourra Papprécier et en jouir.
Les provinces de Schoumram, Belgara et Beni-Amr tout mal cidtivées. La population peu nombreuse y est pauvre et misérable. Le sol, d^une nature sablonneuse est tout-à fut infertile et les habitans sont obligés d^aller chercher, souvent dans les provinces voisines les produits nécessaires à lenr existence.
Les autres provinces jusqu^à PAcir, Beni-Scher, Belasmar, Belahmar sont assez fertiles. Celle de Beni-Scher est une des plus considérables. Elle produit beaucoup de grains et de fruits. Les habitans de cette province s'adonnent généralement à la bestialité.