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Eg3^t after the war , par Villiers Stuart of Dromana
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How we defended Arabi and bis friends, a story of egypt and the egyptians, par A. M. Broadley, 1884.
Le livre de M. Villiers Stuart contient un pêle-mêle étonnant de matières diverses: récits de voyages ^ antiquités ^yptiennes , étude de la condition du pays et du peuple y détails sur la guerre de 1882 etc. Ce qui s'y trouve de plus intéressant sur la condition du pays et du peuple ^), concerne Tendettement des fellahs, la manière dont ils sont dépouillés de leurs terres par les usuriers, Tinfluence fatale et l'impopularité des tribunaux mixtes *). — M. V. Stuart est arrivé en égypte après la guerre; il n'a pas observé le mouvement national, et il n'y a rien compris. H faut ajouter qu'il s'est mal renseigné. H dit en efiFet (p. 9) qu'Arabi a iait incendier la partie européenne d'Alexandrie par Mahmoud Sami , et il accuse ce dernier de ne pas avoir arrêté le massacre du 11 juin dans cette même ville. Ainsi, il confond Mahmoud pacha Sami , le président du ministère national dont Arabi faisait partie, et qui est aujourd'hui l'un des prisonniers de guerre des anglais à ceylan , avec Suleyman Sami , qui fut pendu k Alexandrie le 8 juin 1883. Ce qu'il dit (p. 10) sur les événements du 1 1 juin , montre qu'il n'en a pas la moindre idée. Que peut donc valoir son assertion „ qu'Arabi était en train d'organiser l'incendie du Caire après Tel-El-Kébir , lorsqu'il fut surpris par l'arrivée de la cavalerie anglaise"?
1) Reprodaiiant aiiui les résultats de son enquête priTée, commaniqnés à Lord Dofierin. V. p. 881 ci-dessoos.
2) Pages 52—63, 156/7, 274/5.
XXIÏ PttéPAtîK.
M. Mackenzie Wallace, le correspondant spécial du Times, a reproduit ses articles sur Tégypte insérés dans ce journal , avec des additions considérables '). D a fait de la condition du pays et du peuple une étude plus patiente et plus approfondie que M. V. Stuart. M. Wallace n'est pas seulement un homme de talent , mais c'est un homme d'une grande sagacité. Ce qu'il dit sur la condition des fellahs , sur leur endettement et sur l'oeuvre des usuriers, mérite surtout d'être lu et relu. Il n'en est pas de même de ce qu'il nous apprend sur l'histoire de l'égypte depuis 1875 et spécialement sur les événements de 18812. Tout ce qu'il en dit est fort vague et inexact. Il méconnaît la spontanéité et la légitimité du mouvement national et ne rend pas justice aux intentions et et la modération des chefs. Arrivé en égypte après la guerre, il tient ses informations des européens hostiles à la cause nationale; et il a négligé d'étudier les documents des livres bleus *).
Le livre de M. Broadley présente un intérêt romanesque qui lui vaudra un grand nombre de lecteurs. Il est donc superflu de recommander la lecture de cette éclatante réfutation de la „ rébellion" et de cette justification d'Arabi et de ses amis. L'avocat anglais ne s'est pas borné cependant k écrire un roman ou une plaidoirie. Il a fourni une masse d'information nouvelle et beaucoup de pièces authentiques en traduction anglaise. Les matériaux d'histoire contemporaine entassés dans son ouvrage concernent surtout la période qui a suivi le bombardement, parce que le procès de la rébel-
1) V. p. 881 ci-desBOus.
2) Ce qu'il dit, par exemple, eur le manque de modération des chefs quant à la lutte sur la constitution (p. 118) prouve qu'il ne connaît pas les faits.