LXVI. 12, XXI. 91, XIX. 21—36, IIL
clouèrent à la croix que son image; Dieu l'avait enlevé et pris à Lui. ^)" — La mère de Jésus partage sa dignité. »Avec son fils elle a été faite un signe pour toutes les créatures. *) Elle a été l'objet de la grâce spéciale de Dieu, qui la choisit parmi toutes les femmes, la purifia et la soigna spécialement après sa propre naissance et après celle de son fils. ^)"
Mohammed n'a jamais eu la prétention de faire des miracles. Cependant ses compatriotes, les mecquois, refusaient de croire à sa mission s'il ne leur faisait ]^un miracle"; ou même ils le sommaient d'opérer des miracles déterminés*). Or, il reconnaissait pleinement que quelques uns de ses devanciers — avec la permission de Dieu — avaient fait des miracles , et que Jésus en avait opéré de très grands. Il n'en déclara pas moins sans détour que Dieu ne lui avait pas accordé le pouvoir de faire des miracles*^), qu'il n'était qu'un avertisseur •), et qu'il ne faisait que reproduire la révélation de Dieu ''). Comme ses
') Le koran ne dit pas que Jésus, échappant aux juifs, soit monté au ciel. Au contraire, il donne à entendre que Dieu fit mourir Jésus d'une mort naturelle, et que Jésus n*a pas été dispensé de la mort et de la résurrection universelle. Cependant sa mort naturelle, soit que son corps ait été caché dans la terre ou enlevé au ciel, était aux yeux de Mohammed une grâce spéciale qui sauvait Jésus d*un supplice indigne. IV. 156. 157, III. 48, XIX. 34, V. 117. — Le koran ne dit pas que Jésus réapparaîtra comme homme sur la terre, ni qu'il intercédera pour les siens ou remplira une fonction quelconque au jugement dernier. Le passage XLIII. 61 «il est un signe de l'heure" ne dit certainement pas que la réapparition de Jésus annoncera la fin du monde. Le passage est fort obscur. On peut y lire que la révélation de Mohammed est un indice que l'heure s'approche. Le passage IV. 157 dit qu'au jour de la résurrection Jésus sera un témoin contre les juifs qui ont voulu le crucifier. Comp. V. 117.