XLIX
') XXV. 72. Ck)mparez les passages où il est dit qu'au paradis on n'entendra pas de discours frivoles ni de mensonges. LXXVm. 35, LU. 23, LVI. 24.
«) XVn. 24, XXIX. 7, XLVI. 14, VI. 152, II. 211, FV. 40.
^) XVII. 25. Le koran rappelle surtout les douleurs et les soins prolongés de la mère comme un motif de reconnaissance. XXXI. 13, XLVI. 14.
abaissez devant eux l'aile d'humilité. Et dites: Seigneur, aie pitié d'eux, de même qu'ils m'ont soigné quand j'étais petit." orphelins Le koran exhorte les tuteurs et tout le monde à être bons pour l'orphelin , à ne pas lui faire tort , à ne pas le repousser, à respecter son droit et ses biens ^). ))Ne touchez pas aux biens de l'orphelin, si ce n'est pour les faire accroître *). Donnez aux orphelins ce qui leur revient, et ne substituez pas des choses sans valeur à ce qu'ils ont de précieux, et ne dévorez pas leurs biens au profit des vôtres. Et si vous craignez de ne pas traiter les orphelins avec justice (alors limitez le nombre de vos femmes etc.) ^). Examinez (ou mettez à l'épreuve) les orphelins vers l'âge où ils pourront se marier, et si (alors) vous trouvez en eux un jugement sain, remettez-leur leurs biens. Que le (tuteur) riche s'abstienne (de rien prendre de ces biens, en récompense de ses soins), et que le pauvre en prenne selon ce qui est équitable*). (Dieu vous a ordonné touchant) les orphelins féminins auxquels vous ne donnez pas ce qui leur est dû, et que vous refusez (comme tuteur) de marier (quand elles sont demandées en mariage) ^). Nourrissez l'orphelin qui est votre parent au jour de la famine*)."
Quant aux aliénés et aux faibles d'esprit, le koran prescrit de ne pas leur confier les biens que Dieu a placés entre les mains du parent tuteur, mais de les faire servir à leur entretien. » Nourrissez-les au moyen de ces biens, et habillez-les, et parlez-leur avec bienveillance" 7).
1) XCIII. 9, CVII. 2, LXXXIX. 18, XVII. 36, VI. 153, IL 218/9, lY. 2—7. 9—11. 126.
») V. ci-dessus p. 468. IV. 2. 3.
Le koran contient une foula de passages qui exhortent bienfaisanœ à la bienfaisance, qui en déterminent les conditions, qui en signalent la récompense. Du temps de Mohammed il n*y avait en arabie aucune institution charitable, aucune fondation pieuse, aucun moyen de faire des sacrifices pécuniaires dans l'intérêt de ses semblables, si ce n'est sous la forme de dons personnels de biens meubles ou d'argent à ceux qui en ont un besoin direct et actuel, ou en d'autres termes sous forme d'aumône. La bienfai-
sance, l'exercice de la charité, se confondait donc avec l'aumône.
D'abord, la récompense de ceux qui font l'aumône comme Dieu veut qu'on la fasse , est le paradis. ^) Il est vrai que pour hériter le paradis il faut et la foi et les bonnes oeuvres en général. *) Mais l'aumône est la bonne oeuvre sociale par excellence, et le koran suppose que celui qui fait bien l'aumône, est un croyant qui prie bien, et dont les oeuvres sont* bonnes en général, s) La récompense du paradis ^st sous-entendue quand le koran dit que celui qui fait l'aumône, aura sa récompense auprès de Dieu*), ou que Dieu lui rendra, même au double, ce qu'il a donné. *^) — Les expressions ou les images dont se sert le koran par rapport au salaire divin de l'aumône, sont très variées. »Les gens de la droite^ qui suivent le chemin escarpé (semblable à la porte étroite) sont ceux