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le mal par le bien, et donnent des aumônes des biens que nous leur avons dispensés" i).
honnêteté Le koran enseigne les devoirs de la fidélité aux enga- ^^"j^^J^® gements *) et du témoignage véridique^). Il exhorte les fidèles à rester » fidèles à la justice quand ils rendent témoignage devant Dieu (en présence de Dieu omniprésent), bien que ce soit contre eux-mêmes ou contre kun parents ou contre les personnes de la famiUe^ ou (pour ou contre) des riches ou des pauvres'\ }i>Car, dit le koran, Dieu est plus rapproché de vous qu'aucun d'eux. C'est pourquoi, ne suivez pas votre passion, de peur que vous ne déviiez de la justice *)." — Le koran exhorte à l'honnêteté dans les transactions pécuniaires entre les hommes. Il condamne ceux qui vendent à faux poids et à fausse mesure ^), ceux ))qui prennent pleine mesure contre autrui, mais qui en donnent trop peu en mesurant ou en pesant aux autres"*). »La balance a été envoyée par Dieu aux hommes pour en faire un juste usage '')." Il faut toujours
-) LXX. 32, XVn. 36, XVI. 93, II. 172, IV. 61. —M. Hauri (p. 52) dil que le prophète était fort peu difficile quant au Berment. 11 allègue V. 91 JoDieu ne vous punira pas à cause d'une parole irréfléchie ou inconsidérée dans vos serments, c-à-d. vos engagements assermentés." Ces paroles ne renferment en effet qu'une indulgence équitable, d'autant plus qu'elles sont suivies de ces autres paroles dont le sens ne peut être douteux: »Mais II vous demandera compte de ce que vous aurez sérieusement juré (ou promis sous serment).'* — M. Hauri ajoute, en guise de reproche, vun faux serment inconsidéré (unbedacht, lisez sérieux) peut être expié par le rassasiement de dix pauvres ou la libération d'un captif ou un jeûne de trois jours". (V. 9i) M. Hauri voit sans doute dans cette pénitence que celui qui a été infidèle à son engagement doit s'iniposer, une facilité honteuse qui lui est accordée. Pourquoi? Elle ne remplace pas la repentance et la prière pour la rémission du péché. Elle vient en sus.
») LXX. 33, XXV. 72, II. 282/3, V. il.
*) LXXXm. 1—3, LV. 6— 8, XXVI. 181/2, XVH. 37, XL 85/6, VO, 83, VI. 153, LVIL 25.
•) LXXXni. 1—3.
7) LV. 6—8, LVU. 25.
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donner »pleine mesure et bon poids". La fraude en général est condamnée^).
Le koran condamne la calomnie et même la médisance, calomnie les paroles mjuneuses, le plaisir quon prend aux fautes d'autrui*). »Dieu n'aime pas qu*on dise du mal d'autrui en public (= la circulation de propos diffamatoires)"®). »Les hommes (ni les femmes) ne doivent pas se moquer d'autres hommes (ou femmes) qui valent peut-être mieux qu'eux (ou qu'elles). Ne vous diffamez pas l'un l'autre, et ne vous donnez pas de mauvais noms (ou surnoms). Un mauvais nom donné à un croyant est une iniquité. Ne vous empressez pas d'avoir des soupçons contre autrui. Ne faites pas l'espion, et ne médisez pas des absents. Voudriez-vous manger la chair de votre frère mort?"*)
Le koran désapprouve l'incontinence de la langue: »Les inoontinenoe croyants sincères .... s'abstiennent avec dignité de prendre * "^* part à une conversation frivole (immorale, obscène, irréligieuse)" *).
Le koran exhorte spécialement à la bonté •) et à la deroi» enreconnaissance 7) envers le père et la mère. »Dieu vous a ^^ ordonné d'être bons envers vos parents, quand l'un d'eux ou tous les deux atteignent leur vieillesse auprès de vous. Et ne leur dites pas fi! et ne leur faites pas de reproches, mais parlez-leur respectueusement; et par compassion
») XXVI. i83, XI. 86.
^) GIV. 1. «Malheur à celui qui calomnie les absents." XVII. 38. «N'accusez pas légèrement de ce que vous ne savez pas (= sens probable, selon Rodwell)."IY. 112. 147, XXIV. 4. 11. 18. 23 (la calomnie contre les femmes, à propos d'Aîcha), XLIX. 11.