CHA?. X
cette nature est surtout la perversité qui fut manifestée par les hommes du passé et les juifs qui refusèrent d'écouter et maltraitèrent les prophètes et les apôtres que Dieu leur avait envoyés i), ainsi que par les auditeurs incrédules, sceptiques, moqueurs, hostiles de Mohammed, les mecquois et les hypocrites de Médine spécialement'). Il ne faut pas oublier à cet égard que le refus d'écouter la voix des prophètes et de croire en Dieu et au jugement dernier est, selon Mohammed, une faute du coeur ou de la volonté, un péché non moins abominable que la pire des mauvaises actions.
Ainsi, on peut dire que Dieu n'égare que ceux qui se sont méchamment détournés de lui , ceux qui se sont précipités volontairement dans l'égarement '), et qui ressemblent déjà à des hommes sourds , muets , aveugles *), ou qui sont déjà aveugles de coeur*). Dieu ne fait qu'aggraver et consolider cet égarement*). Et c'est alors qu'il y a
>) LXI. 5; lo8 juifs qui yoularent maltraiter Moïse. — Noé suppose que Dieu voudra égarer les hommes qu*il avertit, auquel cas son avis leur sera inutile. XI. 36. Dieu lui apprend ensuite qu'aucun de ceux qui n'ont pas encore cru, ne croira. 38.
') XXXVI. 6—9 les mecquois incrédules; XYII. 46 les mecquois incrédules (v. versets suivants); XVIII. 55/6 idolâtres qui se détournent de la révélation koranique; XVI. 204 ceux qui, préférant la vie présente à la vie future, sont devenus apostats; XVI. 38/9 incrédules mecquois; VL ^ mecquois qui écoutent le prophète, mais n'en restent pas moins insensibles à sa prédication; VI. 39, X. 95/6 mecquois traitant la révélation de mensonge; VI. liO mecquois qui ont refusé de croire; II. 9 incrédules qui feignent de croire; V. 45 hypocrites médinois, et juifs altérant la révélation; IX. 78 »Dieu fit entrer Thypocrisie dans les coeurs (de ceux qui se détournèrent de Lui et s'égarèrent après avoir demandé et obtenu det bienfaits temporels), (et les égara ainsi) jusqu'au jour an jugement."
>) Tels étaient ceux de Thamoud, que Dieu avait entrepris c|f guider; imais ils préférèrent V aveuglement à la direction",
*) Les incrédules qui simulent la foi, ont des coeurs malades, et Dieu a aggravé cette maladie. IL 5—9.
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comme des barrières placées , des voiles tendus , des sceaux apposas ; que personne ne peut guider ou secourir les égarés; qu'il est inutile de leur annoncer la révélation»
L'égarement , l'insensibilité des pervers est un jugement de Dieu. Il n'est pas injuste, parce qu'il est mérité, provoqué, appelé par ceux qui en sont frappés. Par rapport à la rétribution future, c'est une anticipation sur le jugement dernier. Ceux qui se sont rendus complètement indignes de la grâce de Dieu, sont condamnés dès maintenant ; car la possibilité d'un retour à Dieu leur est enlevée!
Mohammed fut vivement et douloureusement affecté par l'indififérence extrême de ses coippatriotes , par leur insensibilité complète à la parole de Dieu qui se faisait entendre au dedans de lui , à la grande conception d'Âllab , à l'espoir et à l'effroi de la résurrection et du jugement dernier, du paradis et de l'enfer. Les récits des juifs et des chrétiens sur l'incrédulité que les générations du passé, les habitants des cités détruites, les enfants d'Israël, opposèrent constamment à la prédication de leurs propriétés, même à celle de Noé, d'Abraham, de Moise et de Jésus, ces récits qui concordaient si bien avec sa propre expérience, firent sur son esprit une impression profonde dont les traces abondent dans le koran. Or, l'intervention de Dieu lui expliquait ce^ phénomènes et lui permettait d'expliquer aux siens l'insuccès de son oeuvre. S'il n'avait eu la conviction que Dieu même était l'auteur de la surdité et de l'aveuglement incorrigibles des mecquois, il aurait cessé de croire à sa mission, et il aurait perdu |e courage de continuer sa prédication. Cette convJî/QtiQn le soutenait dans sa lutte opiniâtre contre l'dolâtrie et l'incrédulité *).
^) La Boura XXVII. 81—63 (cp. 84—92), sans parler de Fégarement
Îue Dieu fisdt subir aux incrédules, montre bien pourquoi la suriié, la cécité, Tinsensibilité des mecquois est si souvent mentionnée;
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Les prophètes d'Israël ont eu la même expérience; et chez Tun d'eux, Isaïe, nous trouvons la même explication du phénomène*). Mais il y a plus. Il convient de faire observer aux chrétiens de petite foi qui aiment à se scandaliser sur le koran et son prophète, que le jugement dont parle Isaïe, est mentionné maintes fois dans le nouveau testament. Jésus même, en citant une prophétie d'Isaïe, rappelle que par un jugement de Dieu le coeur du peuple juif a été rendu insensible, qu'ils ont été frappés de surdité et d'aveuglement pour que l'occasion de se convertir leur soit enlevée. Et comme ce jugement les empêche de saisir la prédication directe de l'Evangile, Il leur parle en similitudes, qui pourront devenir pour eux la semence de la foi, tandis qu'il était donné aux apôtres de comprendre sans similitudes*).
5^. Il n'y a aucune trace dans le koran de la doctrine du libre arbitre. Ni cette doctrine philosophique ou théologique, ni la doctrine contraire de l'opération de Dieu
iMets ta confiance en Dieu tu ne peux faire entendre les morts , ni
te faire écouter des sourds quand ils te tournent le dos; tu ne peux guider les aveugles de manière à les remettre en bon chemin; tu ne te feras écouter que de ceux qui croient à Nos signes (Notre révélation) et se résignent (à Dieu)." Ce passage sert à fortifier et à consoler le prophète et le petit nombre de ses fidèles.
0 Isaïe VI. 9. 10.
' 2) S. Matth. XIII. 10—16. — S. Marc FV. 11. 12 et S. Luc VUI. 9. 10 contiennent des versions incomplètes du même sujet. Evidemment Jésus n'a pu vouloir dire qu'il parlait à la foule en similitudes énigmatiques pour les empêcher de comprendre et d'être sauvés. Il disait , au contraire, qu'il parlait à la foule des juifis le seul langage qui pouvait percer la couche épaisse qui recouvrait leur entendement. — Gomp. Rom. XI. 4 — 10, où il est question du jugement de Dieu qui a aveuglé, assourdi, assoupi, les juifs; Actes XXVIE. 23—29, où il est parlé du jugement de Dieu, selon Isaïe, ayant frappé les juifs et les empêchant, à la différence des gentils, d'accepter la prédication de S. Paul; S. Jean, évang. XII. 37—41: »Les juife n'ont pu croire en Jésus parce que le jugement de Dieu qui les avait frappés, selon Isaïe, les empêchait de saisir Sa prédication et d'être touchés par Ses miracles."
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dans l'âme humaine^), ne s'étaient présentées à l'esprit de Mohammed. L'idée d'une volonté et d'une activité de l'homme indépendantes de Dieu, tandis que la volonté de Dieu est souveraine pour tout le reste, et que rien n'arrive d'ailleurs qu'en vertu de Son décret et de Son pouvoir créateur; l'idée que ce que l'homme veut, au moins en ce qui touche le choix entre le bien et le mal, entre la foi ou l'obéissance à Dieu et l'incrédulité ou la désobéissance, n'est déterminé par rien au dehors et au dedans de lui: ces idées étaient restées étrangères au prophète arabe. Il ne s'était pas éloigné de la conception populaire et saine que lorsque l'homme veut et qu'il agit spontanément, c'est lui qui veut et agit, non Dieu en ou par lui, et qu'il est juste de le récompenser et de le punir selon ses oeuvres, et selon qu'il s'est tourné vers Dieu par la foi, ou détourné de Lui en repoussant la foi.
&>. D'autre part , il n'y a aucune trace dans le koran prédestma^ de Vélection d'une partie des hommes pour le paradis par la foi, les bonnes oeuvres et le pardon; le reste étant laissé dans l'infidélité et le péché, et voué à l'enfer. On n'y trouve aucun vestige de l'idée d'un partage égal ou inégal des hommes entre le paradis et l'enfer, et ce en vertu de la prédestination universelle qui a eu lieu à l'époque de la création du monde ou de toute éternité. Il est vrai que selon le koran tout se fait conformément à la volonté de Dieu, soit en vertu d'une intervention et d'une opération incidentes , soit en vertu d'une destination spéciale ou bien d'une prédestination générale et primitive. Mais par une inconséquence heureuse et saine, le
1) Des commentateurs ont absurdement interprété XXXYII. 94, où il n'est dit nullement »Dieu vous a créés, ainsi que vos oeuvres, c-à-d. vos actions bonnes ou mauvaises", mais sDieu vous a créés ainsi que les oeuvres de vos mains , c-à-d. les idoles que vous taillez". Gomp. XYI. 20 >Geuz que vous invoquez hors Dieu,- ne peuvent rien créer, car ils (=le8 idoles de pierre ou de bois) sont créés euz-mômes."
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koran n'a jamais appliqué ce principe à la volonté et à l'activité humaines.
Grâce à un manque de système et de précision non moins heureux, le koran n'a pas songé à distinguer les domaines de l'intervention incidente, la destination spéciale et la prédestination générale. On a tant entendu parler de la prédestination dans l'islam qu'on sera fort étonné d'apprendre que le koran en parle si peu et si vaguement. Voici tout ou à peu près tout: »Gloire au Seigneur qui a (tout) créé et formé, et qui décréta^) et guida." BBéni soit Celui qui créa toutes choses et décréta (tout) d'une manière déterminée."*) »En vérité, le nombre des mois de par Dieu est douze mois. (Ce nombre est noté dans) le livre de Dieu (depuis) le jour où II créa le ciel et la terre."*) »I1 n'y a pas (une espèce) d'animaux sur la terre , ni d'oiseau qui vole avec ses ailes , qui ne soit une nation comme vous; nous n'avons rien omis dans le livre."*) »Aucun accident n'arrive sur la terre ou en vous-mêmes qui ne fût dans le livre avant que Nous le produissions ; en vérité ceci est facile pour Dieu." Ce dernier passage est le plus explicite et le plus important de tous. *) — La destination spéciale est restreinte à un seul
^) Oà-d. qui fixa la nature et les destinées (générales) des choees et des êtres qull créait et formait. LXXXVII. 3.
0 Même sens. XXV. 2.
^) G'est-à-dire, les espèces animales ont été déterminées lors de la création. VI. 38 (selon Rodwell et Palmer; Ullmann donne une Tersion toute différente qui iait disparaître la prédestination).
*) On rencontre parmi les musulmans cette croyance superstitieuse qua Dieu règle toutes choses dans la nuit du 23 au 24 ramadan pour Tannée suivante. Cette superstition se fonde sur la soura 97 qui parle de la «nuit d'El Radr (du pouvoir) où les anges et Tesprit descendent avec la permission de Dieu pour exécuter ses ordres", et sur XLIY. 1 — 5 qui parle d*UDe 9 nuit bénie où la révélation a été envoyée sur la terre (s. la première fois à Mohammed), dans laqueile (= la révélation et non la nuit) tonte affidre sage est décidée par ordre de Dieu". Le premier passage est obscur; ni
objet, la mort. Dieu a fixé un terme à la vie de chaque homme, i) Ce terme est inscrit dans le Livre de Dieu , de sorte qu'aucune âme ne peut mourir qu'avec la permission de Dieu '). Il atteint Thomme , même indépendamment du lieu où il se trouve, de l'endroit où il s'est réfugié. ))0ù que vous soyez, la mort vous atteindra, lors même que vous vous trouveriez dans des tours élevées." ^) A l'égard de ceux qui avaient péri dans le combat malheureux d'Ohod, il est dit que »s'ils n'avaient pas voulu partir pour le combat afin de ne pas risquer leur vie ^. et s'ils étaient donc restés dans leurs maisons pendant la bataille, tandis que leur mort sur le champ de bataille était décrétée, ils se seraient rendus aux endroits où ils gisent aujourd'hui", bien entendu pour y mourir, et ce, évidemment, sans délai après la bataille.^) Il résulterait de tîe passage qu'on ne peut échapper, ni au terme (du moins à peu près) , ni à l'endroit préfixé de sa mort. Cela serait contraire, quant à l'endroit, au passage précédent. Mais, quoi qu'il en soit, l'inconséquence en question est heureuse. Tout revient à dire que la mort de l'homme — l'instant, l'endroit, le mode — est entre les mains de Dieu , qu'elle ait été préfixée lors de la création du monde ou lors de sa naissance ou dans le cours de sa vie, ou qu'elle soit arrêtée quand il la subit. — Quant à l'intervention incidente de Dieu, elle n'est aucunement limitée par le koran, elle est partout supposée, sinon mentionnée. Le koran dit cent fois que Dieu fait ce qu'il veut , que rien ne se fait sans Sa permission ou s'il ne
Fun ni Fautre ne contiennent rien sur ane prédestination annuelle. Ladite superstition eet bien au dessous de Tesprit du koran.
0 XVn. 102, VI. 2.
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le veut^), et que s'JÏ Vavait voulu, ce qui a eu lieu ne serait pas arrivé. L'idée que Texercice actuel de la volonté souveraine de Dieu est restreinte par Ses résolutions antérieures, par le livre du destin qu'il a écrit, n'est certes pas entrée dans l'esprit du prophète. Il pouvait enseigner de prier » veuille me guérir de cette maladie, mais que Ta volonté soit faite", non ^veuille me guérir à moins que Tu ne puisses, parce que le contraire a été préarrêté et écrit dans Ton livre". La prière, selon le koran, n'entre pas en conflit avec la prédestination.
Il n'y a donc que peu de prédestination dans le koran, et il n'y en a point par rapport à la rétribution future. Personne n'est prédestiné personnellement à l'enfer. — Cependant l'enfer même est prédestiné, non moins que le paradis. Dieu sachant que parmi les hommes il y aurait un grand nombre de méchants et d'incrédules opiniâtres que Sa justice, malgré Sa miséricorde, ne pourrait épargner, et qui devraient remplir l'enfer. Même après l'avoir créé. Dieu aurait pu le laisser vide et sauver tous les hommes, mais II ne l'a point voulu. L'enfer, dit le koran , n'est pas une vaine menace. ï>La parole de Dieu s'accomplira: Je remplirai (certainement) l'enfer d'hommes et de djinns (à la fois)."*) Lorsque Satan (Iblis), rebelle, annonça à Dieu qu'il entreprendrait de séduire, et de faire dévier de la voie de Dieu, le plus d'hommes
^) XV 111. 23. »Ne dis jamais: je ferai telle chose demain, sansigouter» Dieu le veut (et nullement: si Dieu Ta arrêté, ou si c'est écrit dans le Livre)."
*) XXXII. id, XI. 120. Ces passages montrent quel est le sens de VIL 178: »Nous avons créé pour Tenfer beaucoup d'entre les djinns et du genre
humain. Ils ont des coeurs et n'entendent point Ils sont comme des
brutes. . . ." Il ne s'agit pas d'une élection personnelle de beaucoup d'hommes et de djinns pour être damnés. Il est dit que Dieu a créé le genre humain et le genre des djinns sachant et voulant qu'un grand nombre d'entre eux seraient justement envoyés à l'enfer, et qu'on pourrait dès maintenant reconnaître les futurs habitants de l'enfer à leur insensibilité, qui les rend semblables aux brutes.
qu'il pourrait, Dieu lui répondit: Va-t-en, méprisé et banni, je remplirai Tenfer avec toi et tous ceux qui te suivront. ^)
La doctrine du péché originel et de la damnation générale qui en résulte, est étrangère au koran. Adam, tenté par Satan, a péché, et Satan a continué à tenter les fils d'Adam; mais entre le premier péché des deux premiers hommes et les péchés de leurs descendants, il n'y a, suivant le koran, aucun lien causal. L'homme a de mauvais penchants innés •), il a été créé faible'), il est disposé au péché ; mais il l'est également à la piété , et il peut purifier son âme ou la corrompre*). En un mot, sa nature est bonne et mauvaise à la fois. S'il lui plaît de faire le bien (la foi comprise). Dieu le récompense; s'il lui plaît de faire le mal, Dieu le punit.
Le koran ne connaît pas de damnation générale pour tous les non-musulmans. Ceux-là seulement auxquels l'islam — ou une révélation antérieure — a été prêché et qui l'ont repoussé , sont frappés du jugement de perdition , non les simples infidèles. Quant aux juifs et aux chrétiens , il ne peut être question de leur damnation , à moins qu'ils ne tombent dans une idolâtrie évidente en associant d'autres dieux à Dieu ou en professant le trithéisme.
7®. Quel est le rôle et le pouvoir de Satan et des satans satui et quant au péché et à la rétribution future ; et comment ■•**°* concilier Satan avec la justice et la grâce de Dieu?
») vn. 17, xxxvni. 85.
') iL'homme est inconsidéré." XVII. 12. »n est rempli de précipitation." XXI. 38. T>1\ est inconsidéré, et lorsque des malheurs le frappent, impatient; mais quand la fortune lui sourit, il est avare." LXX. 19 — 21. ^n est avare." XVII. 103. »Son Âme penche à Favarice." rV.127. »n est ingrat." XVII. 70.
') fDieu désire vous alléger (votre tâche). Car l'homme a été créé faihle." IV. 32.
^) Une ancienne soura dit »Par l'âme et Celui qui la forma et lui inspira son péché et sa piété. Heureux celui qui la rend pure, et malheur â celui qui la corrompt." XCI. 7 — 10.
D'abord, selon le koran, Satan est le tentateur, et les satans le sont également; et Dieu permet que Satan et les satans remplissent cette fonction, exactement comme ils la remplissent d'après Fancien et le nouveau testament. Satan séduit Adam et Eve, sans que Dieu l'en empêche; et après leur chute Satan annonce à Dieu qu'il séduira leur postérité et qu'il compte les Lui enlever tous , sauf les serviteurs purs et sincères ^). Dieu ne répond pas par une défense, et il n'empêche pas Satan de faire son possible pour tromper et faire pécher les hommes et pour les rendre incrédules. «Ainsi Satan, rennemi déclaré de l'homme'), et les satans le trompent^ constamment, lui rapportent des mensonges^), lui suggèrent des motifs de belle apparence ^) , éveillent en lui de vains désirs , le portent à des pratiques idolâtres •), à l'altération de l'oeuvre de Dieu ''), et surtout à l'incrédulité ®). Satan sème la discorde parmi les hommes'), et à cet effet, il favorise l'usage du vin et des jeux de hasard ^®) ; par la crainte de la pauvreté il les mène au péché ^^) ; il leur a appris la sorcellerie^'). Le diable a égaré un grand nombre d'hommes "). Il les voit , lui et les siens , d'où ils ne le voient pas ^*). Ceux qui le suivent , le prennent pour
0 XV. 104, xxxvm. 83, vn. le, iv. ids, n. \^
») VIL 21, IL 163. 204, VL 143, XII. q, XVIL 55, XXXV. 6. ») XLVn. 27, IV. 119, XIV. 26, XXXV. 5. *) XXVÏ. 221.