‹ L'Égypte et la NubieChapitre 14 sur 41 · KG Y PT F. ET NUBIE · texte numérisé non relu

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chefs que parmi ceux qui, après avoir déjà passé par les grades inférieurs , avaient plusieurs années de service.

Le conseil supérieur de la guerre est seul appelé à prononcer sur les délits et sur l’application des peines. Du reste, la dignité de l’officier n’est pas même comprise en Égypte; et son rang ne le met pas plus que le simple soldat à l’abri de la bastonnade. La solde étant sans proportion avec l'importance des grades, les rapports d’inférieur à supérieur sont encore plus serviles que respectueux. Là , le capitaine est serviteur du chef de bataillon et maître du sous-lieutenant; et l’on voit tous les jours des officiers allumer la pipe de leur commandant, et servir le café tant à lui qu’à ses hôtes.

Nous venons de dire que les traitemens des officiers supérieurs étaient dans une disproportion choquante avec ceux des officiers subalternes. Les chiffres établiront d’une manière plus positive la vérité de cette assertion.

Le traitement des pachas ou généraux de division n’est pas fixe; mais on peut l’évaluer à cent mille francs, sans y comprendre le taaïin ( i ) ou ration en nature, dont la quantité augmente avec les grades.

(i)Le laaïin est calculé à 25 p. par mois pour le soldat. I /officier le reçoit en argent.

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