‹ L'Egypte et les Franciscains [microforme]Chapitre 2 sur 37 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR L'EGYPTE, — Placés dans une position géographique des plus tranchées, les Egyptiens peuvent offrir un exemple concluant des lois dela physique générale du globe, Si les anciens habitants de l'Egypte n'avaient pas trouvé sur le rivage du Nil des carrières inépuisables de grès et de pierre calcaire, le goût de l'architecture n'aurait pas été un des traits marquants de leur caractère, le sol n'aurait pas été couvert de monuments gigantesques. Où le culte attesta-t-il mieux les besoins et les désirs de l'homme? Les animaux, et jusqu'aux végétaux utiles ou nuisibles furent divinisés, et les mouvements du Nil furent consacrés par les rites de la religion (1). La nature avait refusé des forêts

(1) Pauvres Egyptiens, avec toute leur science, ce sont eux qui adoraient jusqu'aux oignons de leur jardin; et c’est chez eux que, selon la saisissante expression de Bossuet, fout était Dieu excepté Dieu lui-même. — Aujourd’hui encore, comme nous en avons été témoin, ils font. à 4 croissance du Nil, à la ville royale du Caire, des cérémonies extravagantes !

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et des mines à l'Egypte ; elle fut agricole, pastorale, savante et artiste ; elle ne fut ni conquérante ni commerçante. Les expéditions guerrières qu'elle fit, à diverses époques, n’eurent aucun résultat durable, parce qu’elles n'étaient point dues aux instincts de la nation. En vain les Ptolémées réunirent par des routes magnifiques les bords du Nil et le rivage de la mer Rouge, le commerce resta entre les mains des étrangers, et les Egyptiens s'engagèrent rarement eux-mêmes dans cette nouvelle voie, L'Egypte demeura, quant au commerce, un paÿs de transit et le-grenier des nations voisines ; en raison même de leur civilisation avancée, les Egyptiens méprisaient trop les peuples étrangers pour aller chercher chez eux lés moyens de s'enrichir.

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