DE CAFR-ZAIAT RÉCIT DU PÈRE FRANCESCO D'ORTA
ANS les derniers jours de juin 1882, le Révérendissime Père Custode vint à Alexandrie, où il m’appela: c'était quel-
ques jours après les massacres, Prévoyant les graves circonstances qui allaient surgir, il m'investit d’un pouvoir exceptionnel, afin que je pusse agir librement, m’exhortant au réste à n'abandonner mon poste que dans un péril extrême. Je m’entendis avec le Père Gardien d'Alexandrie, le priant de me télégraphier, dans le cas où il y aurait un débarquement de troupes Européennes.
Le Père Gardien, fidèle à sa promesse, m'écrivit ; et sa lettre, datée du 7 juillet,
était ainsi conçue : “ Si vous voulez vous sauver, venez vite, le éombardement est imminent (1).
J'obligeai aussitôt les autres Religieux de la Résidence à partir. Pour moi, je restai, à cause des Sœurs Franciscaines qui sont ici avec nous, dans la même Mission, et à cause de deux familles pauvres, à qui les moyens manquaient pour partir. Tous les Ceicks du pays nous encourageaient et nous exhortaient à ne rien craindre. Ils se plaisaient à nous redire qu'ils étaient avec nous et que pour nous leurs maisons étaient ouvertes.
Le Gouverneur, au reste, était un homme capable, intelligent, énergique, qui s’efforçait d’éteindre la flamme du fanatisme, là où elle voulait s'allumer. Nous nous rendimes chez lui pour demander son avis sur l’opportunité de notre départ, ajoutant que s’il continuait à nous couvrir de sa protection, comme il l'avait fait jusqu'ici, nous étions heureux de
rester à Mansourah (2).
“Tant que je commanderai ici, nous
(1) De la Résidence.
(2) À l'époque des événements, le R. P. Francesco était Supérieur à Mansourah, mais très connu à Cafr-Zaïat où il avait été également Supérieur.
répondit-il, vous êtes certains que rien de funeste ne vous arrivera : le passé vous est garant de l'avenir.” Je sus depuis qu'il avait été très flatté de notre démarche et qu'il s'était trouvé honoré de la confiance que nous lui témoignions.
Le 9 courant, je reçus une nouvelle lettre du Père Gardien d'Alexandrie, me confirmant ce qu'il m'avait dit dans la première et me priant avec plus d'instance de prendre mes mesures : “ Faites vite, me disait-il ; faites vite....”
Mais comment faire? Le cœur me manquait à la pensée d'abandonner nos Religieuses et les deux familles dont j'ai parlé.
Me confiant dans le Seigneur, j'étais résolu de rester à mon poste, quand vers deux heures de laprès-midi, m'arriva un messager de notre Mission de Cafr-Zaïat, porteur de deux lettres ; l’une de la résidence, l’autre de la Supérieure des Frantiscaines, qui ont aussi, comme nous, leur maison à Cafr-Zaïat. L'une et l’autre m'exprimaient leur consolation du fait qui leur était arrivé la veille, et ils me conjuraient d’aller les rejoindre au plus tôt, pendant que
la voie d'Alexandrie était encore libre.
Ce qu'ils n'avaient pu m'écrire, Saïd, c'était le nom du porteur, me le raconta.
Dans la soirée du 10, les Franciscaines avaient reçu un télégramme de leur Supérieure Générale qui les appelait de suite au Caire. Le lendemain, après avoir fermé et barricadé leur porte, elles se dirigèrent vers la Station pour prendre le train de 9 heures du matin. Là, elles trouvèrerit une famille d'Alep (en Syrie) composée de six personnes : deux hommes, un jeune adulte et trois femmes, qui devaient partir avec elles. Le train attendu arriva, mais il était bondé de fuyards, venant d'Alexandrie où les Anglais commençaient à jeter l’'épouvante par leur terrible bombardement. À ce premier train en succédèrent d’autres, tous également pleins de fuyards, de blessés, de malfaiteurs et de brigands : on avait ouvert toutes les prisons à Alexandrie.
Nos Sœurs, devant ces hordes sauvages, ivres de sang, ne respirant que carnage, se réfugièrent, pour se soustraire à leur fureur, dans le dépôt de marchandises, fermé seulement par un simple grillage en bois, Le Père
: Le 120 à
Hugolin, un de nos Missionnaires de Cafr- Zaïat et la famille Aleppine étaient avec elles. Sitôt qu'on les aperçut, cette foule hideuse jeta contre elles des vociférations horribles et poussa ce cri sinistre : #orf à ces chiens de chrétiens ! Xs parvinrent à se saisir, ces forcenés, de nos deux domestiques, qui furent battus et horriblement maltraités.
Quant à elles, pauvres Sœurs, par bonheur, le Aéahmour qui se trouvait là, avec sept soldats fidèles, les put soustraire à cette foule en furie, et parvint à les faire atrer dans un magasin plus à l'intérieur, où il les laissa à la garde de trois de ses Vétérans.
Elles passèrent là onze mortelles heures dans les plus cruelles angoisses, jusqu’à 8 heures du soir. Enfin, à la faveur de la nuit et protégées par la garde, le #4ahmour réussit à les conduire à la maison de cette famille d'Alep qui se trouvait plus voisine de la gare que notre Couvent et la maison des Sœurs. Ce fut de cette maison qu'elles m'expédièrent Saïd, afin que je me rendisse de suite à Cafr-Zaïat,
À Mansourabh, il régnait alors une tranquillité parfaite, Je voulais que cet homme
retournât à Cafr-Zaïat et me les amenût tous, mais lui n’y voulut point consentir, objectant qu’il avait pour mandat exprès de ne retourner qu'avec moi.
Alors, sans rien dire à personne, je fermai l'église, j'appelai le domestique de la Résidence cet, après lui avoir donné les ordres nécessaires, je lui dis : “ aujourd’hui même à minuit, ou, au plus tard demain soir, je serai ici ; et si quelqu'un s’informe de moi, réponds-lui que je suis allé traiter une affaire, à la campagne. Je quittai mon habit de religieux, pour revêtir un costume Arabe ;
et, accompagné. de Saïd, je partis avec
l'Express, pour Cafr-Zaïat, Il était nuit quand nous entrâmes dans la maison de cette famille d'Alep.
Au premier abord, ces braves gens ne me reconnurent point ; mais ensuite, quands ils surent que j'étais l’ancien Missionnaire de leur paroisse, leur joie fut au comble. Sans perdre de temps, je leur dis qu’il fallait se travestir et me suivre à la gare, afin de partir ce soir.même pour Mansourah avec l'Express, venant d'Alexandrie. Mais arrivés là, nous apprîmes, à notre grand déplaisir,
que ce train n'était point parti à cause de l'extrême confusion qui régnait dans la ville par suite du #ombardement. Tout tristes nous retournâmes sur nos pas, les Franciscaines à la maison Aleppine, et moi à notre Couvent.
Le 13, tout était préparé de nouveau pour notre départ, quand je reçus une lettre d’un nommé Joseph Bittar, me conseillant de ne point sortir de la Résidence, parce que le pays se trouvait déjà en pleine révolution. L'élan avait été donné par un soldat fanatique arrivé de Taulat, qui allait par la bourgade de Cafr-Zaïat, publiant le télégramme suivant : “ Le gouverneur ordonne de massacrer tous les chrétiens.”
La première victime fut un jeune français: deux coups de massue l’étendirent à terre, raide mort! puis on lui coupa la tête et son corps mutilé resta gisant sur les rives du Nil. Saïd avait été témoin de ce crime affreux : il nous le racontait tout tremblant encore, quand arriva Gad, son frère, qui nous apprit qu’un Cophte venait d'être massacré également ! Il parlait .en-
core, quand nous entendîmes frapper à la porte, c'était le deuxième frère de Saïd, qui, anxieux et tout palpitant, venait nous supplier de nous cacher au plus vite, dans la cave. .
Mais qu'y a-t-il, lui demandai-je? Viennent-ils pour nous tuer: parle-moi clairement ?— Oui, me répondit:il, en sanglotant:
uue foule immense, partie de la gare, arrive en hurlant: #ort aux chrétiens: nous envoyâmes Gad pour voir la direction qu'ils prenaient. Il retourna sur le champ pour nous dire qu'ils se dirigeaient sur la maison Aleppine où se trouvaient nos Sœurs Franciscaines, ainsi qu'un de nos Religieux.
Il n'y avait plus à se faire illusion: nous allions être assiégés à notre tour. Nous descendîmes donc dans la cave, comme dans un dernier refuge. Saïd nous renferma dedans, ferma également le couvent et partit.
Pour nous, nous nous préparions à la mort. Mais les cris, les pleurs des femmes de nos Fellahs que la vue de notre infortune mettait au désespoir, augmentaient notre tristessse et nous rendait plus terrible encore l’approche du moment fatal,
Nous étions dans cet état, quand par Île soupiräil de notre cachette, il nous sembla distinguer des pas timides qui s’avançaient vers nous. À ce premicr bruit succédèrent des coups légers, mais répétés sur la porte de la cuisine. Je me retournai vers mon confrère pour lui demander ce que cela voulait dire, quand tout à coup nous nous entendîmes appeler par notre nom, par une voix langoureuse et à demi étouffée par l'émotion. — Padre Francesco, Padre Fabiano, uscite Presto, non temnete nulla : sortez vite, ne craignez rien. Il n’y avait plus de doute, j'avais . reconnu la voix de la sœur Maria Pia—
Comment vous ici, lui dis-je, vous êtes donc vivante ? Oui, oui, me dit-elle, voici Abdel-Kâni qui nous a sauvées et veut aussi vous sauver : ouvrez, n'ayez aucune'frayeur.
Nous sortimes aussitôt, je me précipitai vers la porte de la cuisine et allai me jeter dans les bras du chef des Bédouins, que je connaissais déjà, sans toutefois en avoir la haute opinion que j'en eue plus tard.
Lui m'embrassa, et comme j'étais encore tout tremblant, il m'exhorta à ne rien craindre, m’'assurant que personne ne nous tou-
cherait. [Il parcourut la résidence, puis il s'assit me tenant toujours les mains dans les siennes ; et pour m'encourager, il me dit: Wous croyez en Dieu ! (c'est un musulman qui parle à un Franciscain missionneire) — Oui, certainement. — Eh bien, je vous jure au nom d’A//ak (le Dieu véritable) qu'il ne vous sera fait aucun mal !
En ce mornent même, je m'aperçus qu'un des Bédouins, entrés à la suite de leur chef, brandissait le grand couteau qu'il avait pris en passant à la cuisine comme pour nous en frapper. Une telle attitude ne justifiait que trop nos terreurs : je dis au chef : — Si vous ne voulez pas nous tuer, pourquoi le couteau que cet homme tient en main? — Je n'avais pas fini de parler qu'il arracha l'arme homicide des mains de ce misérable et ordonna à ses gens de le jeter dehors, ce qu'ils exécutèrent à coups de poings. Puis, se retournant vers moi, il me demanda où nous voulions aller. — À Mansourah, lui répondis-je. — Il ne fit aucune objection.
Nous recueillimes notre petit bagage, le P. Hugolin et le P. Fabien prirent avec eux un peu de linge, nous consignâmes notre
ie: LDO
Résidence à nos Fellahs, et au milieu de deux rangées de Bédouins, nous nous rendîmes à la maison Aleppine, où nous trouvâmes, avec les six personnes qui la composaient, nos guatre Sœurs Frariciscaines de la mission de Cafr-Zaïat, et le Méalmour, avec sept soldats fidèles.
Ici on me demandera peut-être d'où nous vint cette protection si inattendue des :Bédouins. Il est vrai qu'autrefois j'avais connu leur chef Abd-el-Kâni : mais je ne me souviens pas de lui avoir rendu jamais de signalés services. Je le traitais avec affabilité quand je le rencontrais par le pays, et, quand parfois il se présentait au couvent, je le recevais cordialement et avec les petites prévenances dues à son titre de chef de Tribu.
Cet homme, au cœur droit, conservait le souvenir de ces petits égards et le bon Dieu fit germer dans ce cœur le sentiment de la reconnaissance. Abd-el-Käni, que la divine Providence nous donnait pour notre salut, dans cette terrible circonstance, accompagné seulement de dix hommes de sa Tribu, se rendait à son village, lorsque, passant sur la digue du Nil, il aperçut ces bandes de for-
cenés, avides du sang chrétien, A l'instant, avec ses dix hommes résolus, il se jeta contre eux et les mit en fuite. Au même moment arriva le Wäahmour, avec ses sept vétérans. Ils se trouvèrent réunis devant la maison Aleppine déjà envahie parles pillards et les assassins. Ils les chassèrent et appelèrent les habitants avec les gsatre Sœurs, les invitant à sortir sans crainte de leur cachette où elles n’attendaient que la mort ! c'est là que Abd-el-Kâni apprit tout d'abord notre détresse.
Mais je reprends mon récit : notre petite caravane, composée donc de treize personnes, six de la famille d'Alep, nos quatre Sœurs, nos deux Pères et moi, marchait sous la protection des Bédouins d'Abd-el et des soldats du MAahmour qui devaient l’escorter jusqu'à la Station, où il était convenu de prendre le train pour Mansourah, lorsque je m'aperçus qu'au lieu de nous conduire droit, ils appuyaient à gauche et nous faisaient prendre le chemin de la Zapfieh (prison militaire) : ceci réveilla tous mes soupcons. Nous sommes trahis, ils vont nous massacrer selon l’ordre donné par le fameux
Edit ; et me retournant brusquement vers le chef des Bédouins:-— Pourquoi, lui demandai-je, nous menez-vous à la Zaptieh, et non à la gare, comme vous nous l'avez promis ?
Pour toute réponse, il ordonna à l’escorte de changer de direction, mais oh ! mon Dieu!
quel spectacle! Nous nous rencontrâmes à la gare avec un train de cinquante wagons, -traînés par deux locomotives, pleins de fuyards et de blessés. Notre nouvelle situation était pleine de péril, et je supposai justement que la mesure qui m'avait tant inquiété, n'avait été prise que pour nous faire éviter cette funeste rencontre. Les soldats se serrèrent autour de nous et Abd-el avec le Méahmour, sans perdre un instant, s'avance vers le chef de gare et lui demanda la clef d'une pièce réservée aux Dames en voyage. La moindre hésitation nous. pouvait coûter la vie: ils nous poussèrent dedans et réussirent à en refermer l'entrée, laissant à la porte soldats et Bédouins pour la défendre.
Mais là que d'insultes, que de menaces, que d’imprécations vomies contre nous, par cette foule hideuse qui nous assiégeait au
dehors: on devine les angoisses de mo pauvre cœur, moi qui comprenais si bien leur langue ! — Vous les mettrons cn pièces aujourd'hur, ces chiens de chrétiens, criaient les uns, frémissant de rage ; — quand ils sortiront de là nous les égorgerons tous, hurlaient les autres. — Ces cris et ces menaces durèrent tout le reste de la journée, — journée ténébreuse, interminable agonie, accompagnée d'inexprimables terreurs et dont le souvenir ne sortira jamais de notre mémoire!
Dans tout cet intervalle le chef de Station, un Cophte schismatique, venait constamment nous trouver pour nous répéter qu'il était impossible de partir. Les trains
venant d'Alexandrie se succédaient à de
courts intervalles, ilest vrai, mais tous chargés d’une foule hostile au milieu de laquelle nous nous serions certainement trouvés en péril d'être massacrés. Nous restâmes donc ainsi, dans ces mortelles angoisses, jusqu'à six eures !
Enfin le chef de gare nous déclare l'impossibilité absolue où nous étions de partir. Le massacre des chrétiens de Tantah (ville sur la voie de Mansourah) est commencé,
nous dit-il; le départ serait votre ruine. Le Mâahmour, en présence de notre situation qui devenait toujours plus grave, voulait s'en laver les mains, lui, en nous persuadant au contraire de partir quand même : il se voyait impuissant à nous protéger davantage.
C'est alors qu'Abd-el-Kâni, ému de compassion, mit à notre disposition, sa personne, sa tribu, sa propre maison.
Emu moi-même et après avoir fait part à mes confrères, aux Sœurs et à la famille Aleppine d’une offre si cordiale, je lui répondis: “ Homme généreux, nous nous remettons entre vos mains : vous nous avez déjà délivrés de la mort: je suis sûr que vous ne nous abandonnerez pas ! ”
Aussitôt il ordonna de préparer les montures, et en moins d’un quart d'heure, ses Bédouins nous amenèrent quatorze petits ânes: lui-même nous aida à monter en selle, et protégés par nos braves Bédouins, leur chef en tête, nous perçâmes, par un vrai “airacle, cette foule hurlante, et sortis de ia gare de Cafr-Zaïat, nous nous acheminâmes paisiblement vers la Résidence d’Abd-el-Käâni, au village Arabe d’'Elkom,
e Cependant nos deux Pères, dans la pré- 4 À cipitation du départ, n'avaient point songé à É t consommer les Saintes Espèces. Nous ne 10 + pouvions, à aucun prix, laisser ainsi à l’aban- + ss don, le Très-Saint-Sacrement, exposé aux n , outrages des infidèles, Une de nos quatre D |
Franciscaines, sœur Hélène, s’offrit, par un ’ L
# acte héroïque, à aller le chercher. | ss Elle partit, escortée de deux Bédouins, Æ N | sous prétexte d'aller rejoindre du linge | le | oublié ; et, à l'insu de ses gardes, elle rap- a. 6. porta le Précieux Trésor que nous eûmes 41
la consolation d’emporter avec nous. Le Lecteur comprendra aisément pourquoi cet 4 | acte fut accompli par un femme: nous som- d mes en plein pays musulman. Peu de soup- 5 çons planèrent sur la démarche de sœur Hélène : un Père se rendant à la Résidence o pouvait tout compromettre. F.
. Vers les sept heures du soir, nous fimes notre entrée dans le village. Une foule de Bédouins vint à notre rencontre, pour nous 3 souhaiter la bienvenue.
Nous comprîmes de suite par leurs gestes, comme par leurs paroles, qu’ils nous ménageaient cordialement tous les droits de l’hos-
ve Sa me
pitalité, qui est tradionnelle chez tous les disciples de Mahomet; nous allions en jouir plus largement, comme les protégés, les hôtes, les amis de leur chef et maître, Abd-el-Käni.
Le Cheykh de la Tribu des Bédouins d'Elkom, possédait plusieurs résidences : il nous céda la plus belle, C'était une habitation spacieuse, bien aérée, élégante même. Un grand appartement fut réservé aux Sœurs avec les dames de la famille Aleppine: un autre semblable nous était destiné à nousmêmes. Entre les deux se trouvait un beau divan (salon arabe) orné de coussins et de tapis de Perse; au-dehors s'étendait une vaste cour, entourée de murailles. À droite se trou- vait le logement pour les serviteurs ; à gauche la cuisine avec deux autres chambres !
Il me reste maintenant à parler de l’étonjante cordialité dont les Bédouins usèrent à notre égard, durant les wewf jours que nous passâmes au milieu de leur Tribu dans le village d'ELKOM (1).
(1) Le reste, ou la suite du Récit du Père d’Orta, origiswirement écrit en langue italienne, se trouve traduit textuellement dans le beau Livre de Mme Sodar de Vaulx, intitulé : Les Splendeurs de la T'erre-Sainte : chap. 37 et 38, C'est cette traduction que noys offrons ici ay Lec-
Le