‹ L'Egypte et les Franciscains [microforme]Chapitre 20 sur 37 · IT · texte numérisé non relu

IT

avons soif! Un des trois soldats comprit également la dernière parole des sœurs.

Moyeah, Moyeah, et il dit aux deux autres :

attendez-moi un peu, et il disparut. On se demande où il court. Quelques instants après, il revient, armé de deux bardaques pleines d’eau fraîche !.... C’est ainsi que se vérifia pour nous toutes, au milieu de cette foule ivre de notre sang, la vérité de ce bel adage: #n bienfait n'est. jamais perdu !

Nous quittâmes la grande gare de Zagazig, sans autres incidents, et nous arrivâmes toutes saines et sauves À [smaïlia, sur le Canal de Suez, à l'abri désormais de tout péril.

Nous trouvâmes, à notre couvent d’Ismaïlia, nos Sœurs de Damiette que nous croyions toutes mortes ! Elles, de leur côté, conservaient de grandes craintes pour celles de Mansourah et de Cafr-Zaïat.

Le lendemain, à minuit, celles de Mansourah nous arrivèrent par un train express, appareillé pour elles et pour cinq'ou six employés du Zribunul Mixte restés les derniers à leur poste, Ce train était envoyé par Arabi-Pacha, encore sur la demande du Comte Gloria, ,

Nos Sœurs de Cafr-Zaïat arrivèrent plus tard : on connaît aussi maintenant leur histoire...

Ici finit la Relation de la sœur Colombe,

N. B.— Après l’apaisement des troubles civils et: politiques en Egypte, nos Religieuses Franciscaines reprirent la possession de leur Maison-Mère au Grand Caire. Le Capo Strada, ce musulman fidèle, leur remit intact ce dépôt qu'elles lui avaient confié à leur départ. Un grand nombre de nos Sœurs vinrent nous demander un asile à Jérusalem.

Elles furent logées à notre petit Couvent de la Flagellation, où j'ai transcrit ces lignes, en les traduisant de la langue italienne qui est la langue mère de la Sœur Colombe.

Page 1