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) ORNEMENT DE LA MOSQUÉE DE BARKOUK. arrachées, comme nous l'avons déjà DE BARKOUK.
dit, à d’antiques édifices. Le sanc-
tuaire produit un effet de splendeur spéciale avec son plafond découpé en compartiments, caissonné, peint et doré; mais cette impression, au lieu de résulter de la noblesse des lignes, n’est causée que par l’éclat de la matière et l'enduit coloré. Si l’œil se complaît en bien des endroits à regarder des détails charmants, il se sent bientôt repoussé par des formes dont la conception n’a rien d’artistique et dont l'exécution laisse à désirer. Shéikh Mouaîyad, grâce aux talents militaires de son fils, remporta des succès éclatants sur les champs de bataille de Syrie, et se fit un grand renom parmi ses contemporains, comme orateur, poète et musicien; la postérité, plus équitable et moins prévenue en sa faveur, déteste en lui le
bigot cruel, avide, insatiable. Des voyageurs musulmans enthousiasmés ont appelé sa mosquée « une collection de beautés architecturales » et se sont écriés, dans un accès de ravissement, que « la solidité des co- « lonnes montre bien en son fon- « dateur le prince des rois de son
« temps. Le sculpteur avoue qu’en « comparaison de cet édifice, le trône « de Belkis (c'est ainsi que les musulmans nomment la reine de Saba) est de peu de valeur, « et l’antique palais tant vanté des rois de Perse est à peine digne de mention. » — Pourtant, trois ans à peine après la mort de Mouañyad, on constata qu’un des trois minarets penchait d’une manière appréciable. On convoqua des architectes en consultation, et ils déclarèrent, après délibération, que les pierres qui se détachaient coûtant la vie à beaucoup d'hommes, il fallait
Écvpre, L.