‹ L'ÉgypteChapitre 160 sur 186 · D'ASPECT E · texte numérisé non relu

D'ASPECT E

RIQU en plus les sources les plus abondantes de l’aisance,

Sous les princes mamelouks, le commerce avait introduit des masses d'or en Égypte, et la prodigalité des parvenus s'était appliquée à restituer au peuple dépouillé les sommes qu'on lui avait extorquées : sous les Turcs, tout ce qu'on vola fat perdu pour l'Égypte et échut à l'étranger. Le besoin et la misère s’abattirent aux bords de ce Nil qui répandait la richesse,

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et cet état de choses ne s’améliora pas, lorsque la conduite des affaires passa des mains des employés des sultans de plus en plus débiles, à celles de vingt-quatre beys et de leurs mamelouks, qui commandèrent selon leur caprice dans les provinces, et n’accordèrent au pacha envoyé de Constantinople que le droit de recevoir d'eux le tribut annuel. Ces nouveaux maîtres prirent parmi eux un chef, le sheikh el-beled ou seigneur du pays, qu'ils mirent à leur tête, et comme, en tout temps, beaucoup de beys élevaient des prétentions à cette haute position, ce ne furent plus désormais que querelles sanglantes, dont les rues du Caire étaient le théâtre ordi-

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