‹ L'ÉgypteChapitre 91 sur 186 · OURAGAN · texte numérisé non relu

OURAGAN

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pur. » Rien de plus charmant que les volées de pigeons : on les employait déjà en Égypte comme messagers, et, aujourd'hui encore, ils sont nourris dans les cabanes des fellahs les plus misérables. Parmi les scènes de chasse, on en trouve beaucoup qui sont grossièrement bouffonnes. Elles n’empêchent pas l'artiste de songer à la mort. Plusieurs tableaux nous montrent le convoi funèbre d’un noble. Des pleureuses ouvrent la marche, les animaux destinés au sacrifice suivent, puis des prêtres qui brûlent des parfums et arrosent le sol avec des essences consacrées. À côté du sarcophage marche la veuve, et derrière, nous apercevons les enfants et les domestiques, auxquels succèdent des processions de serviteurs chargés d’offrandes. Nombre d'inscriptions sont dédiées au gardien de l'enfer, au conducteur des âmes dans l’autre monde, Anubis à tête de chacal; on n’oubliait pas non plus d’énumérer le nombre et la nature des objets présentés aux mânes du défunt, et des fêtes auxquelles il fallait déposer ces objets sur l’autel du mastaba.

La plupart des nombreuses tombes de cette grande nécropole, celles-là même que le zèle des savants avait dégagées, sont de nouveau

sous le sable. Beaucoup d’entre elles sont, dit-

on, remarquables, entre autres celle du fonc-

tionnaire Thounérêï, où Mariette a trouvé une longue liste de noms royaux, qui a rendu de grands services, lorsqu'il s'est agi de reconstituer l’histoire d'Égypte.

On ne saurait évaluer le nombre des monuments en pierre, en bois, en bronze, en matières diverses, qu'on a découverts ici dans les vingt dernières années. Cette partie du cimetière de Memphis a rendu au jour des:

bijoux de femmes en or, très finement tra-

raillés, et incrustés de jaspe rouge, de tur-

quoises, de lapis-lazuli et d’autres pierres

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