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C1. Creswell.
Portail de la Mosquée d’el Ghoûry (1503).
rencontre des envahisseurs, qui avaient alors (janvier 1517) atteint el ‘ Arîche et se rapprochaient du Caire.
Malgré la bravoure de leur chef, les Mamelouks furent défaits ; leur artillerie, fournie à Toumânbay par les Vénitiens à un prix fabuleux, était mal manœuvrée par des artilleurs novices et ne servit à rien contre les Turcs plus expérimentés. Toûmanbây et quelques fidèles se retirèrent en amont du Nil et Sélim fit son entrée au Caire. Il permit à ses soldats d’abominables excès de violence, de meurtre, de viols et de pillage, et Toumânbây, ayant réuni un certain nombre d’'Arabes nomades, reparut et tenta de secourir la malheureuse capitale. Après une série d'engagements, il fut définitivement vaincu dans une bataille près des Pyramides (mars 1517) et, ayant cherché refuge auprès de quelques Bédouins, il fut trahi par eux et livré au sultan ottoman.
Sélim le traita d'abord avec courtoisie, le faisant venir tous les jours pour avoir avec lui de longs entretiens sur l'administration du pays. Après une dizaine de jours, ayant appris de son captif tout ce qu'il voulait savoir, il le fit pendre à la porte Zoueila. Quelques historiens disent que Sélim aurait voulu épargner Toumânbay, dont le courage et la dignité l'avaient frappé, mais que le traître Khâirbek
avait conseillé son exécution, déclarant que, tant qu'il
serait en vie, ses partisans combattraient le régime ottoman.
Khäirbek lui-même fut récompensé de sa trahison en étant fait gouverneur ottoman du Caire, maintenant simple capitale d'une des provinces de l'empire de Turquie.
Sélim rentra à Constantinople emportant avec lui des quantités incroyables de butin, vaisselle d'or et d'argent, objets d'art, chameaux, mulets, chevaux, esclaves, matériaux précieux tels que des marbres et des boiseries enlevés à des monuments, et même des artisans et des ouvriers réduits en esclavage et destinés à travailler à l'embellissement de Stamboul.
Sélim emmena aussi avec lui le Khalife ‘abbasside qui avait embrassé la cause turque dès le premier jour. Jusqu'à tout dernièrement, il était considéré comme acquis que ce Khalite, une fois prisonnier des Ottomans, avait été accusé par eux, à tort ou à raison, de s'être approprié des biens, jeté en prison, et relâché après avoir signé un acte par lequel il se désistait de son titre en faveur du sultan. Ce récit, qui expliquait comment le Khalifat, détenu pendant sept cents ans par les descendants de l'oncle du Prophète, avait passé aux mains des sultans ottomans, qui viennent seulement à présent d'en être dépossédés,
est maintenant controuvé. D'après Sir Thomas Arnold,