Leciely et le phallus dePhtha
6. La terre céleste y issue de l'humidité ; 7 et 8. Le soleil et la lune.
Ces huit premiers dieux, ou huit dieux supérieurs, sont donc les cinq éléments cosmogoniques reconnus par les anciens, unis aux premiers produits de la création. Leur assemblage exprime ainsi le débrouillement du chaos, la formation de toute cette partie de l'univers qui est censée exercer son influence sur la terre. L'alliance intime de la théologie égyptienne avec la cosmogonie est une vérité bien généralement avouée aujourd'hui; et cette alliance se retrouve également chez les Chinois, chez les
(i) Gomme les ténèbres avaient précédé cosmogoftiquement la lumière, Athor, qui était Texpression de cette nuit primordiale, était en grande vénération chez tous les peuples; et nous la révérons encore en faisant commencer la période d'un jour par la nuit. Damascius parle des hymnes qu'on chantait en Egypte, en l'honneur de cette nuit première.
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Perses, chez les IndienS| comme chez les Égyptiens; ce qui indique bien une communauté d'idées , et par conséquent d'origine, et l'héritage d'un peuple primitif. Cette même alliance , nous l'avons montrée déjà dans les six personnages composant la première dynastie des dieux régnant sur rÉgypte, comparés aux six époques de la création, suivant le système des prêtres égyptiens exposé par Moïse (i). Ce nombre de huit dieux , qui n'était pas toujours constant, se trouve dans l'inscription luepar Evandre sur une stèle égyptienne, et que nous a conservée Théon le Sophiste. Ce sont l'Esprit et le Ciel, que M. Guîgniaut personnifie en Phtha et Tpé; le Soleil et la Lune, Phré et Pooh ; la Terre, la Nuit et le Jour, c'est-à-dire, Neith, Bouto tl Amoun-Kneph; enfin l'Amour, père de tous les êtres présents et à venir, ou Mendès'Schmoun (2).
Ce thème cosmogonique était tourné de différentes manières. Nous avons vu les dieux du premier ordre présentés d'abord au nombre de six , comme ayant tenu le sceptre de l'Egypte pendant six successions ; ensuite au nombre de huit, comme occupant la première place dans la hiérarchie divine : nous les trouvons au nombre de cinq, sous un aspect purement cosmogonique, dans Damascius, écrivain du sixième siècle, mais qui paraît digne de confiance à M. Creuzer, à raison des sources où il suppose qu'il a dû puiser.
Ces cinq dieux sont :
i • Les ténèbres inconnues ou irrévélées ;
(i) Ces mêmes six époques de la création se trouvent, avec les mêmes circonstances, dans la cosmogonie persane, sous le nom de Gahan-bar, c'est-à-dire , périodes de temps.
(a) Guîgniaut, Not, b, au m* Hv. des Belig. de rjntiq., de M. Creuzer. Nous ne sommes pas d'accord avec cette liste. Ces divinités étant toutes des produits cosmogoniques , l'auteur de la cosmogonie n'en saurait faire partie lui-même : l'ouvrier est indépendant de son ouvrage.
â. L*eau et le sable, ou la nature humide ;
3. Les premier, deuxième et troisième Kamephis^ ou gardiens de TÉgypte (i ). Ainsi voilà d* abord, pour première divinité, les ténèbres primitives, celles qui existaient avant la séparation de la lumière , le chaos, Athor; en second lieu, Teau et le sable, ou le sable et Teau, c* est-à-dire Veau mêlée à la terre , la nature humide , suivant les livres hermétiques; enfin, trois autres principes cosmogoniques , Phtha oyx le feu, Neith ou Téthcr, Bouto ou l'air (a).
Aux dieux du premier ordre succédèrent ceux du second, nés des premiers, c'est-à-dire émanés de leur essence, et qui s'élevèrent au nombre de douze. Ceux-ci , placés sous la présidence du soleil, qui, membre de la première catégorie, se trouvait en dehors du nombre de ceux de la seconde, étaient, suivant M. le professeur Gœrres :
X . Pi'Zeous, que ChampoUion lisait «Sbii, ou»Sooaou Geufu {Jov)y Jupiter;
a. Ertosi, Mars;