‹ L'Égypte pharaoniqueChapitre 29 sur 37 · ton · texte numérisé non relu

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177,147. X« lane;

Commencement de Vhwer (l).

Les Egyptiens comptaient sept planètes ou astres erratiques; et, comme toute l'antiquité et les modernes euxmêmes jusqu'au dix-huitième siècle, ils comprenaient dans ce nombre la lune. La réunion de ces sept astres servait à former, pour la division du temps , une suite de petits cycles de sept jours, dont chacun prit le nom de Tun de ces sept astres auquel il était dédié. Mais ces noms des jours ne suivaient pas l'ordre de la portion de ces mêmes astres dans le ciel: c'était d'abord le soleil, puis la lune, et

(i) Jcad. des Insc, t. XL, p. 178.

successivement Mars, Mercure, Jupiter, Vénus et Saturne. La raison qui fit adopter par les premiers peuples cet ordre singulier a été ignorée des anciens eux-mêmes, qui en ont été réduits àla chercher. L* explication que Vastrologie en donnait, c*est que chacun des sept astres exerçant une influence directe sur une des heures successives de la journée jusqu'à la 24", c'était l'astre qui se trouvait en rapport avec la sS', ou la première du jour suivant, qui devait donner son nom à ce second jour. Ainsi , le soleil dominant la première heure du premier jour, Vénus la deuxième, Mercure la troisième , la lune la quatrième, Saturne la cinquième, Jupiter la sixième et Mars la septième, et cette même suite d'influences recommençant delà même manière jusqu'à l'épuisement des 24 heures , la première du second jour se trouvait sous l'influence de la lune, d'où ce second jour prenait le nom de cet astre : la première heure après une nouvelle suite d'influences de la même manière donnait le nom de Mars au troisième jour, et de même pour tous les autres jours de la semaine ou du cycle hebdomadaire (i). Cependant cette raison, quoique exacte dans l'application , ne saurait être celle qui a réellement fait adopter l'ordre dans lequel ont été inscrits les jours de la semaine ; cette même division du temps se retrouve chez les Indiens, qui, au lieu de partager le jour en vingt-quatre heures, le divisaient en soixante najika, et qui cependant composaient aussi la semaine de sept jours, sous la même dénomination planétaire que les Egyptiens. Ce n'était donc pas le retour de l'influence delà planète après l'expiration des soixante najika qui donnait le nom aux jours, puisque, ensupposantque la première /ia/7^a du premier jour fût sous l'influence de Saturne, la soixante-unième, qui commençait le deuxième jour, tomberait sous l'influence de Vénus, au lieu d'être placée sous celle du soleil ; et chez eux le vendredi

(i) Dio CassÊus, inPomp, apud SphU,

4â< L EGYPTE PHÀKAONIQUB.

aurait dùsuccéderausamedi, au lieu de le précéder. Le uoai des jours de la semaine, identique chez tous les anciens peuples, et reconnaissant ainsi une origine commune pour tous , ne tient donc pas à cette prétendue influence astrologique : il faut y reconnaître encore une application de la théorie des nombres harmoniques. Dion Cassius, qui nous a transmis cette doctrine des influences , nous apprend encore , en faisant honneur de cette découverte aux Égyptiens, comment, par la méthode des proportions harmoniques, ces noms se présentent dans V ordre que nous leur connaissons. Cette méthode consiste à rapporter aux astres rharmonie des quartes, que les anciens ont considérée, dit cet historien , comme le fondement de toute la musique : or, suivant le célèbre Lalande, si Ton applique aux jours de la semaine la série des quartes en descendant, suivant le système des anciens , ce qui pour nous revient à la quinte en montant (i), on en déduira Tordre adopté par les Egyptiens pour le classement des sept jours d'après le rang des planètes , et cet ordre se trouvera ainsi :

nù

la

ré

sol

vt

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