‹ L'élagage des arbres;Chapitre 26 sur 41 · DES BOIS BLANCS · texte numérisé non relu

DES BOIS BLANCS

G'ÉPÉSPTERE NITE DES BOIS BLANCS.

On donne le nom de bois blancs par opposition à celui: de bois durs, tels que le chêne, l’orme, le frêne, aux essences dont la fibre est moins compacte, et qui présentent moins de densité et de résistance. ie.

Ts sont par là même plus aisés à travailler et sont recherchés pour une foule d’usages. La rapidité de leur croissance, triple ou quadruple de celle des premiers, les rend en maintes circonstances plus avantageux à cultiver. Les uns sont à feuilles caduques , comme les peupliers, les bouleaux, les tilleuls ; les autres, à feuilles persistantes, comprennent la plupart des résineux ou conifères.

. Les règles générales de l’élagage sont applicables à ces différentes espèces; nous dirons seulement quelques mots des peupliers et des conifères.

Des peupliers. — Les peupliers, grâce à leur prompte croissance et à l’excellente qualité de leur bois, forment un groupe du plus haut intérèt. Pour eux, l’utilité de l’élagage n’est pas contestée; leur conduite est exactement la même que celle des autres arbres ; ils croissent dans presque tous les terrains,

mais orft besoin d’un sol meuble et frais pour donner leurs plus grands produits. Aussi réussissent-ils admirablement dans les vallées et le long des fossés d'assainissement. La terre provenars du curage de ces fossés, pourvu qu’elle ne soit pas déposée en trop grande quantité à la fois, amène, par suite de leur remarquable faculté de bouturage, Pémission de jeunes racines qui forment de nouvelles couronnes, et les font profiter d’une abondante nourriture dans des conditions qui, pour d’autres, détermineraient parfois l’asphyxie.

Quelques-uns arrivent à des dimensions colossales ; le plus beau, sans contredit, est le peuplier blanc, connu vulgairement sous le nom de grisard, ypreau où blanc de Hollande ; il est en même temps le plus précieux par la qualité de son bois, ce qui lui a valu le surnom de chêne des bois blancs. :

La grande vigueur des peupliers fait qu’on peut sans inconvénient allonger leur tronc dans une proportion qui augmente de beaucoup la partie industrielle, c’est-à-dire de la moitié aux deux tiers de la hauteur totale. Le développement de leurs branches, joint au peu de résistance du bois, rend les raccourcissements particulièrement indispensables ; SrS peine de voir les vents et le givre en briser une partie, et occasionner des pertes énormes.

Page 1