‹ L'élagage des arbres;Chapitre 9 sur 41 · EXPOSÉ DE LA THÉORIE · texte numérisé non relu

EXPOSÉ DE LA THÉORIE

qu'à la naissance des premières branches, point qui

peut varier du tiers à la moitié de la hauteur totale. Sa tête est arrondie, symétrique et bien d’aplomb sur le tronc. Le bois, par suite d’une végétation régulière, est parfaitement sain, de droit fil, d’un bon grain et susceptible d'êtres employé aux usages Îles plus recherchés. De tels arbres atteignent nécessairement une très-haute valeur, et pour les former nous employons une taille qui n’est pas sans analogle avec celle que pratiquent les jardiniers pour former ce qu'on appelle communément une quenouille ; il y a-toutefois cette différence capitale, que le jardinier favorise le développement des branches basses qu'il a intérêt à conserver, tandis que le premier de nos besoins est de diminuer leur vigueur pour porter la végétation vers la cime et obtenir par leur suppression successive la longueur nécessaire au tronc de l'arbre. L’élagase se résume donc en deux opérations principales : suppression de certaines branches, raccourcissement de certaines autres branches.

La taille doit être subordonnée à l’âge du sujet, l'aménagement du massif dans lequel il se trouve, la nature du sol etc, |

Il va sans dire que dans les bois abandonnés à eux-mêmes , les chênes sont d'autant plus beaux que l'aménagement est à plus long terme. Dans les anciennes forêts, où lon va souvent à 30 ans et au delà,

les taillis remplissent jusqu’à un certain point l’office de l’élagueur, en empêchant le développement des branches basses et en déterminant l’allongement du tronc. Il n’en est généralement pas de même dans les bois des particuliers, où il existe une tendance croissante et malheëreusement forcée à avancer l’époque des coupes; en sorte qu'on voit fréquemment aujourd’hui des taillis abattus à 10 ans, ce qui n’est guère le moyen d’avoir de beaux chênes, car ceux-ci développent d'énormes branches basses qui les empêchent de grandir (fig. 2), en écrasant les taillis. L’élagage seul peut parer à ces inconvénients.

Classement des arbres de réserve er:

quatre âges prineipaux. — Les dénominations par lesquelles on désigne les arbres forestiers de réserve varient également suivant les pays. On “accorde cependant assez communément à donner le nom de baliveau au brin de taillis réservé pour la première fois et même après la deuxième coupe, d’où il résulte que nous avons des baliveaux depuis dix jusqu'à soixante ans; il est évident que ceux-ci, approchant du terme de leur croissance en hauteur, doivent avoir la tête plus développée que les premiers. On ne les confondra pas non plus avec les arbres de même âge, qui, ayant vu cinq ou six générations se succéder autour d'eux, pourraient à ce compte être pris pour des anciens.

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