L ÉTÉ BATTU
Dans l'intervalle, nous consu!tâmes nos amis politiques. Les avis étaient partagés. Tows s'accordaient à penser qu’il serait malheureux de laisser faire une élection par acclamation dans un comté réputé jusqu'ici si ministériel, mais où l'opinion donuait des signes manif:stes de réveil. Mais les uns disaient : N’entreprenez pas une paraille ‘âche ; laissez courir ce risque à un autre ; ne vous 6xposez pas ainsi à une défaite ; attendez pour vous présenter que nous vous ayons trouvé une occasion à souhait, un comté pro:
pice, ce qui ne peut tarder. Les autres disaient : Acceptez ; quoique toutes les circonstances extérieures soient contre vous, vous pourrez peut-être réussir, à force de travail et de dévouement de la part de nos amis :;/eï .
vous réussissez, ce sera un grand service que vous aurez rendu à notre cause ; si vous ne réussissez pas, vous aurez du moins fait bravement la lutte, empêché une élection en apparence
ainsi sondé l'opinion, de votre côté et| unanime, et rallié dans Je eomté aumoi du mien, nous voyons qu'il y a|tour de notre drapeau tous les gens mne chance de réussir, serait-elle ia|indénendants ; si vous tombes sur le |brèche, le comté du moins nous sera
plus incertaine, je risque la partie.
pe Lu
e oe
ouvert pour la prochaiue élection. |avait été jusqu’à mettre l'inconsistance Œ Po: Aux uns et aux autres nous avons |politique au nombre des péchés mor- U vio répondu ; «Puisqu’ onljhger là lutte Utile tels etià sécnierient parlait" dés candi- h con au parti et que la seule objec‘ion qu'on |dats qu'il y avait des gens qui étaient { con ait à ce que je me présente vient 4e la | plutôt des girouettes que des hommes ; où ; C crainte de m'exposer persor di ni il avait condamné l’Evénement dans tou aux désagréments d'une lutte inégale, | iequel il y a deux ans à peine il nous aux au mécompte d'une déiaite, je n'hésite demandait de publier une douzaine de . dés pasyet j'entre en lige, si; les, nonyelles| correspondances : ,il, y défondait en % une qua je vais reccvoir du comté me soul qhalité de prêtre ses êdtes po mime Len: Ch favorables. trepreneur du chemin du Lac St } ordr Cer nouvelles étaient des. plus en- Jean. ù loca courageantes: sauf à Sillery, l'opinion! Nous assistions à ce sermon et ce | mes était partout bien cisposée à l'égard que nous en rt pportons est d’'unecom- ‘© #* #alic de notre candidatuïe. La journée de |plète exactitude. M. Tremblay est un , deQ dimanche nous, fut extrémement . fa- homme d’un incontestable talent, qui | C'éte vorable, sauf à Sillery. On peut dire| Parle avec une énergie extraordinaire 4 n'ayi que le,comté, fut emporté d'assaut et} même temps qu avec une met: aise yons que si l'élection avait, pu, avoir lieu foi profonde, et dont la parole serait | nos a ce jour-là, la majorité entrainée se irrésistible si son caractère était au provi serait. prononcée pour nous. À Beau- niveau de son éloquence, SI S6S parols: a 80 siens ne sayälent qu'il ne recule de: fait. p
\ port, par exemple, où le parti conservateur ayait touJonrs régné en maître,
vant aucune injustice pour satisfaire | fices M. Fabre obtint un succès complet, si !
sà passion et contenter sa rancune. fable Beauport, château-fort du parti mi-! | Caron
n j S M Bague Cine outre, venu nn porté, stitiarant | Les , ant avec des brillants
IA RP, PAIE #7 pas tie FppA %e avantages obtenus dans la'plupart äeg” * consid . Die cuis M TGS autres paroisses, les meneurs ministé- mesur DONPEP. BEN 4 À Libre PT | els prirert l'alarme, la Candidathre Deblo
dant patience, s'écria, avant d'alier ra- de M. Fabre, que! l'oi traitait avec plus çonter au presbytère cette déroute) is la veille, devint séricuse aux leur p inattendue, que lon verrait bien le| six de ses adversaires, et l'on sentit En r jour du vote que ce n'étaient pas les ||; ;écussité de ne rien épargner pour | les cur : assemblées qui faisaient l'élection. De\}, coinbattre. rette, Vavis de tous, M. Fabre avait alors| La Nomination acheva de méttre 1 de cett pour lui les trois-quarts de l'assistance! ju comble ‘aux inquiétudes/ministér A! messe au:moins, K#11 rielles. Nous n'avions ftit à peu près presby “Ajoutons que cet éclatant a: antage| aucun frais pour cette journée, tandis’ $f zeau, q étäitrémporté auséitôtaprès un'sermon | que le parti ‘tiversé en ‘avait fait d'é, Ù neur d
à ll foisartificieux et viclént, dansilé- normes. A Beauport, pat ‘éxetiple, sence quel lééttré, M! TremPlay, ‘avait d6:| nous n'avions pas une Yoituré, quand | : proclan
ñoncé la candidathre de M Fabre ‘ét'au contraire, "avec 14” permission de | ® chiépis éxônéré MM? Caron (ét: Garneau ‘de 1. lé Curé, le comité de M°?Okron en | pas int toute accusation de corruption : où il|mettait un grand nombre à la disposi- /
ince
di-
ient ; où Lans jous e de t en ie:
St.
t ce comst un t, qui inairé ,vaise serait it au >aroise le de:
ijsiatre fi Li ti miortant| illants) art âe inistédatnre avec se aux sentit :
‘pour
mettre inisté:
‘u près tandis’ ait d'é erple, quand sion de |
ron en | l isposi- |
tion des <2cteurs, 75, nous amare t-on.
Pour tout dire en uu