RES
vions )a8 ce jour: -À pour la, ville 86 aù comté vingt, voitures Jouées, la nôtre
comprise,
C’est alors que l’on résolut de mettre toutes vuiles. dehors, d'avoir recours
aux grands moyens, de faire un appel désespéré à la banque et d'adresser|, une fervente prière à l'Eglise. Le
Chronicle. et le: Canadien: reçuront ordre d'affirmer que le gouvernement locai d'Ontario avait envoyé des suinmes folles à M. Fabre et que le parti national allait tenter d'acheter le comté de Québec qui ne l'avait jamais été.
C'était là une pure invention : nous n’ayions pas reçu alors et nous n'avons Pas reçu, depuis, un seul sou de nos amis d'Ontario. Nos amis de cette provinco seuls, a avec cette. générosité si souvent mise à contributi:n, ont fait pour notre candidature des. sacrifices pécuniaires, Au moyen. de cette fable on réussit à prélever pour M.
Caron de s'ouyelles contributions sur les marchandy de bois, contracteurs et autres. Elles «tteignirent un chiffre considérable et mirent M; Caron en mesure de. réaliser la pensée de M.
Deblois : que les convictions ne sont:
| plus rien quand les votes: trouvent | leur prix;
} En même temps, on réunisse'it tous les curés. du comté à l'Ancienne Lorette, à l'occasion dela fête an curé 4 de cette paroisse. [ly. avait grande
1 messe à l’église et grand dîner au 4 presbytère. M. le Grand-Vicaire Ca-
zeau, qui malheureusement pour l’hon-
: neur du diocèse, l’administre en l’ab-
& sence du prélat éminent et sage qui a
proclamé en montant sur le trône ar-
+ chiépiscopal que le clergé ne: devai!
pas intervenir dans les luttes politi-
Pa
ques, Pre 0 à ue ré union ce l'avait sans
nous n a doute préparée. De nos pieux. enne-
mis il is i nv manquait guère que "M,
l'abbé Racine,du faubourg St. Jean,qui s'était employé fort activement avarit et depuis à préjuger ses confrères contre nous. Les deux candidats, MM.
Garneau et Caron, devaient être in vi- |tés à diner aussitôt après les discours [prononcés à la porte de l'église. Ce plan fut dérangé par notre apparition au,presbytère au moment. où le Grand-Vicaire et M. le curé, la serviette sous le bras et le sourire dé la grâce sur les lèvres, venaient au-dé.
vant de leurs deux protégés pour.les inviter à prendre place à table... On n’osa pas les inviter en nous laissant de côté; on murmura quelques éxcüsés ; et tandis que les deux convives désappointés se retiraiént ivec nous, M. Île c'ré ordonnait à sa ménagère d'ôter leurs couverts. C'était une scène à peindre.
C'est dans cetie réunion qu'on dé!
cida de lancer contre nous une circti laïre incuïe dans laquelle on nous
accusait de cerrompre les électeurs.
En réponse aux protestations de quelques-uns de lenrs paroissiens, plu:
sieurs curés sé sont excusés de l'avoir
signée en disant qu'ils s'étaient rendus au témoignage de M: Tremblay qui leur avait affirmé qu'il était en mesüré de ‘proüvèr cé qu'il demandait aux autres d'affirmer. La voici": thé
om N'ssr Que JUSTIOE.
En protestant contre ls criminelle pratique
do la ovrtuption éloétorale, en’ vue des élec: tious actuvilés du Comité de Québec, nous nos atteudions ue candidats et: électeurs se ren: draient. à notre appel; mais n0s légitimes espérances sont, en pañtie, déçues; chté, le parti conservateur minis senté par
si, MR
AC. Caron et M. Ba e de
notre voix et s'abstient d'exercer 1x corruptiôn
de l’autre, le parti netional, représenté par M. |anglaise, à peu d'excéeptions près, a
Fabre, ne se fait pas scrupule d’e uployer l’er. gentet la boisson pour corrompre es Lou:
fours, suns tenr comple de notre prc‘estation. :
Nous blämons de nouveau une pareille con duite.
apnlanäi-et baisé avec respect la main qui frappait en notre personne l’indépendance d'esprit. Cette circulaire aurait dû tuer la candidature de M.
Comme nous avons publié cette -protestation | Caron dans l'esprit d’une population
dans les journaux, ce n'est que justice d'en faire connaître le résultat par la même voix.
Ancienne Lo ette, le 20 mars 1873, à une ane réunion des Curés et Vicaires du comté et de plusieurs autres membres du clergé.
qui se prétend animée de sentiments libéraux ; car le candidat qui l'avait sollicitée était évidemment indigne des suffrages de citoyens libres ; mais
Joseph Laberge, curé de l'Ansienne:lorette ; |au contraire elle l’a fait refleurir, et il Fiançois Boucher, curé de St. Ambroise ; A.|est probable qu'elle ramènera dans le
Beaudry, curé de Charlesbourg ; G. Trembl:y, curé de Beauport ; G. Sasseville, ciré de Ste Foye ; P, O. Drolet, curé de St. Felix du Cap- Rouge ; À Chs. Henri Pâquet, vicaire de l'Ancienne-Lorette ; Guillaume Giroux, vicaire à St. Ambroise ; Théophile Montminy, vicaire à Beauport.
; Les MM. suivants étaient absente :
:F, X. Méthot, ourc du Lao Beauport; B.
Laurent Chabot, ouré de St. Gabriel de Vaica tier et de St. Eimond de Stoneham; P. Vin.
cent, lesservant de St. Colomb de Sillery.
Ilest juste de reconnaître cepen-
giron de notre religion des gens qui jusqu'ici s’en tenaient éloignés êt
qu’elle produira des conversions écla-
tantes.
La campagne de dimanche dernier fut aussi eatisfaisante que celle du dimanche précédent. Evidemment, la circulaire des curés ne faisait pas l'effet qu’on en attendait. D'après les calculs ministériels, elle devait donner
au bas mot, 300 voix à M. Caron, rest. |
dant que cette circulaire ne produisit |à-dire lui assurer la majorité. Mais le pas sur l'esprit des électeurs, l'effet| bon sens populaire résistait et triom-
qu'on en attendait, La ruse était trop|phaît de la mauvaise foi. Dans toutes |
grossière et le men‘»uze trop palpable. |les paroisses, il n'y avait parmi les Tout le monde daus le comté en a été honnêtes gens qu'un sentiment et
j à , / révolté, et les paroissiens, sans distinc.|qu'une voix: La bonne foi des ctrés
tion de parti,ont senti que cejour-là ils|a été surprise ; J’adresse de M. Tremavaient à rougir de leurs curés. Mair|blay et l'autorité de M. Cazecu leur si cette circulaire a scundalisé les ca-|ont arraché/ün consentement que leur tholiques, en revanche elle a éd.iis les | conscience leur reproche déjà. .
protestants. Seul de tous les journaux, | ‘Cela était vrai : la plupart des curés
croyons-nous, le Chronicle l'a citée,|se repentaient d’un acte qui avait son. | commentée, louée. Cela n’a pas paru|levé la désapprobation générale. Ils | n’osaient le poursuivre juéqu'à ses der- ! On ditsouvent que la population 1ières Conséquences. À une exception (à : anglaise, est fière autant que libérale, | près, ils ne’ faisaient’ pas lecture nine # qu’elle déteste l'injustice et hait l’in-|soufflaient mot en chaire delacirculaire
trop dégoûter ses lecteurs.
tolérance; qu'au contraire: la nôtre! M. Tremblay lui-même se taisait et se
est esclave des préjugés. Ce n’est|bornait à gémir sur le déclin dé la foi 1
pas ce qu'on a vu en cette circons-| dans sa paroisse :: Vous avez vu la tance : la conscience de notre popu-|vérité, mes frères;et vous ne l'avez pas
jation a été révoltée ; la population |reconnue. La foi's’en iva : on n’écoute
près, a la main e l’inrculaire de M.
sulation timents l'avait indigne 8 ; mais rir,etil :
dans le rens qui més et !
ns écla-
dernier le du dient, la { sait pas près les t donner on, est- Mais le et triom- | ns toutes à!
rmi les nent et »s CUrés | . Tremeu leur que leur es curés ait sou. | rale. Ils ; à ses der-
re nine } rculaire sait ôt se : ‘À de la foi à g'vu la avez pas ; n'écounte ©
neau, s'abstenait d'exercer la corruption
. par M. Fabre, n+ se faisait pas scrupule
rception (à :
plus la voix des pasteurs.
La vérité, c'était la circulaire affirmant que le parti conservateur minislériel, représenté par MM. Câron et Gax.
et que le parti national, représenté
d'employer l'argent et la boisson pour corrompre les électeurs. Lr, représentant de | la foi qui déclinait, c'était M. Caron qui voyait lu: échapper la paroisse de Beauport. M. Trembiay comptait pour des âmes daranées toutes les voix perdues pour le candidat conservateur ministériel, et il s’apercevait que bientôt.
NT MENT FUTUR SES ARE à 4 2 ‘la ruse £ait trop grossière : il vous a
parm plus habile de maintenir la cor-
waption parmi les choses dont un
électeur chrétien doit avoir horreur, mais d’accuser M. Fabre soul de tomber. dans un péché que jusqu'ici nous avions enseigné à nos ouailles à considérer comme une faute vénielle, et parfois conme un acte de vertu lorsque l'argent venait de l'Etat et était destiné à faire triompher le bien.
Mais si M. Caron ne trouvait pas du côté de l'Eglise tout le seconrs qu'il en attendait, en revanche la Barque le comblait de ses faveurs. Dans
il n’aurait plus dans toute sa paroisse |]a journée de lundi et de mardi, on
que M. Deblois à envoyer au ciel. :
. Le inardi, jour de fête, MM. Cazeau, Tremblay et Racine firent de nouvelles instances auprès des au:res curés, leurs innocents complices, et parvinrent à en décider quelques-uns à nous dénoncer comme nn fauteur de’ désordre et de corruption. Plusieurs résistèrent et refusèrent de se compromettre davantage. On prétend même que l’un de ceux qui avaient refasé de signer, dit nettement aux auteurs des deux circulaires :
Vous aviez lancé la première circulaire parce que vous pensiez que M. Thibaudeau allait se présenter. Le sort vous a joué un tour pendable ; au lieu de M. Thibaudeau, c'est M.
Fabre qui ést apparu en face de vous.
. On n’a jamais vu gens mieux attrapés.
Dans votre dépit, vous avez songé un instant à désavouer la circulaire et à déclarer qu'on vous avait mal compris si on avait inféré de votre langage que la corruption était une chose toujours défendue et qu'il n'était pas permis, dans certains cas, pour éviter un plus
faisait courir à la Basse-ville de nou- | velles listes de souscriptior ; on arrachait de grosses sommes à tous cezx qui ont avec ie gouvernement des affaires véreuses ou autres; le commerce anglais se saignait aux quatre membres. {i
Les chefs ministériel, depuis M.
Langevin jusqu'à M. MeGreevey, en mission à Québec depuis huit jours, .
sentaient bien toute l'importance de la Intte et l'imminence du danger ; ils sentaient que, battus dans le comté de Québec après l'avoir été à -Montmaguy, Bellechasse, Kamouraska, l'Islet, Rimouski, Portneuf et Charlevoix | aux élections générales ; après l'avoir été tout récemment dans Québec-Est, ils étaient perdus et bafoués, s'ils étaient vaincus cette fois encore. fils résolurent donc de ne rièn épargner pour triompher ; on fit appel à toutes | les influences à la fois ; on força tout le monde à marcher dans les rangs, depuis, M. Hall qu'on a traîné de la Nomination au poll, comme nn esclave !
et une victime, jusqu'à l'employé. |
grand mal, d'y avoir recours. Aprèsiqu'on monaçait de destitution, s’il réflexion, vous vous êtes aperçus que|hésita’t à faire le métier d'embau-
AE
cheur, Lorsque dans la suite de ces articles, nous ferons l'énumération
dés influences qui ont été mises en
jeu contre nou et nous montrerons contre quelle masse compacte, quelle coalit:on de prêtres égarés et de spéculateurs ‘éhontés, d’officiels et d'offciéux, de imaîtres et d'esclaves, nous avions à lutter, ceux-là mêmes qui sout lé mieux au courant de la façon dont les choses se passent ici, en seront étonnés. R vi
La raajorité obtenue contre nous,
les ; nous étions, pour ainsi dire, désarmés ; et nous n'avions plus qu'à nous e remettre au courage de nos, compaghons Aapnen |haPifufn, ons 1ntes inezales, et qu'à la popularité de notre cause, . bu es Les seuls quiauraient pu nous aider à la veille de .la bataille,nos alliés d'Ontario, étaient indifférents,. Persuadés qu'ils sont que l'opposition, ne pept manquer de réussir à Lttawa,. ils n'attachaient aucune importance à l'élegtion du comté de. Québec, quils ju-
qui 4 été prise en bloc à Sillery, au geaient une élection ordinaire et ne Cäp Rouge et à Ste, Foye, où l'on te-|devant avoir d'autre signification que
nait encore en réserte 200 morts et celle d'un incident dans, une Jutte
absehts, ne prouve pas ce que de tel-|dont l'issue est si rapprochéo et. si lés maäjorités prouvent d'habitude. clairement marquée.
Elle né prouve pas que nous étionsun| Or, il était bien évident pour. tout candidat battu d'avance. Les efforts | homme au fait des. élections, —au fait énormés faits contre nous démontrent |surtont des élections dans Je: comté au‘contraire qu'aux yéux de nos ad-|de Québec. où il. est, de, notoriété versaires notre candidature était fort| publique que M. Chauvean. a dépensé
redoutable. De fait, à la fin de la semäine dernière, ils ont cru que ce qui lédr était arrivé dans Québec-Est, aliait leut'arriver dans le comté de Québec. Ils ont vu apparaître devant eux le spectre d'une noüvelle défaite et le fantôme de la mort. C’est alors qu'ils ont fait un effort désespéré, vidé leur caisse et décidé qu'aucune somme d'argent ne devait être épargnée pour échapper à une catastrophe. C’est alors vraiment que notre sort s’ést décidé, et c'est sur les comptoirs de la Basse-Viile qu’on a chiffré la majorité
| qui devait nous écraser.
Tandis qué ceci se passait dans le
|: camp ennémi, voici dans quelle situa- |
tion nous nous trouvions :'ans le nôtre.
$10,000 contre M. Evanturel.et autant contre M. Hean, qui. de leur..eôté ne faisaient aucun ,sacrifice,,—. que nous ne. pouvions, avoir: chance de réussir que.si nous avions À notre disposition autant de, ressources que notre adversaire; que si nous pouyions opposer louis à louis, ou tout au moins piastre à louis. Sillery est un gouffre et M Caron y a jeté millier de piastres après millier de piastres.
Nous avions pour nous la popula:
rité; M. Caron avait: de. son côté:
toutes les influences ; la partie était bien liée, mais pour que le duel fût égal, il, fallait avoir de-part.et d'autre, les mêmes armes, , . : : die yat i Le mardi après-midi, nos amis: qui:
|'Nos ressources étaient épuisées : il devaient agir pour nous dans les diffé:
fl
1e (ie \
| ne nous réstait presque plus e muni: rentes paroisses et que. nous. n'aviom: :\ tions pour la bataïlle. ‘Nos adversaires | pu, comme il aurait, été. utile; yen. D vonaint de recevoir des armes nouye . voyer plutôt, afin de ménager: le; peu:
LA
e, désarnous en comps- «luttes
de notre
us aider a d'Onrsuaés ne pent
ils n'At-
à l'éleg- |
u’ils ju- ‘6 et ne ou que > Jutte oeb.si
r. tout au fait comté toriété :pensé autant r, cÔté — que hance notre s. que \yions ut au st un
ln, Rae
de ressouroés qui nous restait, parti-|Sillery, c'est-à-dire pas plus qu'à Charréht pour leur destination pleins d'es-|lésbourg. pôir ét de couragé, mais à peu près! Le éecret de cette manœuvre est dépourvis’ di reste. Peñidañt due nos facile à percer :'si Béauport et Char: adversaires jélaient” $8,000 dans le lesbourg pous avaient donné lés majocomité cé joat-là mêine, nous ÿ Tépan- rités que nous avions la véille, mais dions trois à quatre cents piastres.”’ |qui nous furent enlevées dans la nuit “On voit due hotis disons tout ét que |à Prix d'argent, on aurait donné l'ornous ‘Foulons que lé public sache dre d'intimider la police, de s'emparér cxactement à quoi s'en tenir. C'est où des polls à Sillery, d'en chasser nos veparlant avec cette franchise ét cétte présenitants ve de faire voter toute la sincérité que l'on parvierdra peut- liste. Si tel n'avait pas été le. dessein être! à lsouléver Yopinion et X'amerier | Pier arrêté des méneurs ministériels, une réaction qui Chuhgéra le systèmé M:Çaron n'auruit pas refusé de se déplorable qui prévaut dans tant de joindre à fous” pour faire Lh comtés, ét dans celui de Québéé plus toute Ja police ‘disponiblé à Sillery, que dans tout autre. endroit dangereux en toute élection,
Nonobstant {out dela, 148 de M. til ne l'aurait pas demandé pour Val: Caron n'étaient pas encore rassurés ; cartier et Char! shouri, où elle n'avait
ils se sentaient battus dans le reste du | qe OR Un pee TE Rs. comté ct ne comptaicni vraiment que agir REA CS HIPRCIONS ÉRAICRERE sur Silléry. Ils prenaient bts me- |! légalité suffisait, illégalement’ si dirdé pour emporter’ là élection cela était nécessaire. Et de fait, sans coûte que coûte. Comme il était évi- ue On SAUTER EPS PAP As dént que ai la majorité, ‘qu'on ‘avait même en y opel encore plus d'urpréjugée contre nous .en évoquant lé gent. Si les électeurs des’ aûtres ‘pasotvenit songlañt dé l'ététéition des roisses n'avaient pas craint que, quoi: Ayiwards, rehcontratt qheldaë” régie, | duils pussent faire ‘ent notre faveur, tance, il y aurait ob ÉDAPISe “deté notre candidature ne vint échouer sur cette localité, M. Fabre demandait à cet obstacle s s'ils bee nai ae êté l'autorité d'y stationner 18 "élice. M |S°5 l'impression qué Von brignérait Sharples, maire de la localité, et M. là autant de trauvaises voix quil "em Richard Alleyn, lui dat Ebr faudrait pour noyer: les Bôiriieé, iéaus coicours dans ce but avec üné par- raient ait un bién plus grand effort} faite obligeañce ; mais M. Caron refusait le sièn. 1] faisait plus : il se hâtait, pour créer une diversion et mettre là x police dans l'impossibilité d'agir en ira sous: le joug: FRE ES cas de besoit, dé demander . que dés Nous allons: anatilendut éwtior d'ins
sn Ne fussent ent ogés à Val |quelques détéilé sur les diverses pas
ttier ét à Cha dtlesbourg, où il ny roissés ét prétiser davantage les utéae avait pas. loir bre dé danger 46 cohflit ; sétions + énérales — LUTLS sg
dB te qu 18 ‘Uapl. Héighaïh en | portées. PU NON était | réduit à Havoir qe do DURS ‘Uné remarque déni: Lib one més pour protéger" les trois de | pendant ni ‘que ‘dans Cette lutte
me ee
W'aura pas réussi à l'en détacher il.g6
Silléry est le boulet que le'c:mt6:de | Québectrairies à soû pied,ét tant qui |
| nous avons eu une majorité de 19/|chait des voix à l'extérieur et les lui
nous avions contre nous toutes les in-|tenir la “majorité, sur l'impartialité
fluences sociales, sans en excepter une | fort vantée de M, Hall, qui, disait-on,
seule. Les amis de M. Caron avaient |ne faisait jamais rien pour engager,
fait appel à toutes, n'en avaient gardé | ses employés à voter comme Jui. Mais
en réserve aucune, tant on jugeaïit la lutte redoutable, Comme le dit naivement le Cunadien : On a vu des personnes qui ne s'élaient jamais occupfes d'élection, prendre une part active dans celle-ci, Nous n'avions pour nous que le peuple, les électeurs qui n’ont aucune faveur à demander au gouvornement ou aux banques, qui n'ayant pas d'intérêt particulier à sauvegarder, ne se croient tenus à aucune bassesse. Toutes ces influences se vengeaient de ce que durant toute notre vie nous avons refusé de les courtiser; et le penple 1econnaissait en nous un des siens, une nature de démocrate qui, à travers toutes les circonstances, est restée fidèle à ses instincts.
Commençons maintenant notre revue par Beauport.
Dans cette paroisse, nous avions la majorité en dépit même du curé. En veut-on une preuve évidente ? Malgré
. toute la corruption employée, nous
avons obtenu au poll de l’église, dans la circonscription où s'exerce avec plus de puissance l'influence du presbytère, 66 voix contre 88; c’est-à-dire que M. Tremblay—car c'est ainsi que
cette fois le péril dont était menacé le
candidat ministériel était jugé si grand, qu’on a forcé M. Hall à sortir desa ré.
serye et à abdiquer sa dignité. Il lui a fallu d'abord aller à la Nomination, et comme en le voyant là faisant suite à M. Caron, nous exprimions notre étonnement de voir un homme de son importance se déplacer pour si peu, quelqu'un nous a dit : Vous le croyez donc dâns une position d’indépendance. Hélas !ilest moins indépendant que le plus humble de ses ouvriers, et s’il commande à des esclaves, il est esclave lui-même. C’est M. McGreevey qui lui a ordonné de venir ici et il est venu. ,
M. McGreevey lui a aussi ordonné de se tenir au poll du Sault, où se trouvent ses immenses établissements et où il emploie presque tout le monde; et il s'y est tenu, ce qu'il n'avait jamais fait auparavant. Jusqu'à son arrivée vers dix heures, les voix s'égalisaient et nous en recevions autant que M. Caron. Mais sa présence, comme on le conçoit, a tout changé, et nous n'avons obtenu en tout dans ce poll que 29.voix. Après trois heures, c'est-à-dire après le dé-
se faisait la lutte—n’a eu sur nous part de notre représentant, on y a fait dans son château-fort qu'une majorité | voter nn peu tout le monde. Ajoutons de 20 voix ! Dans le poll des concessions, | que pendant que M. Hall se tenait au un peu plus éloigné du presbytère, poli, son fils, M. Benson Hall, cher-
| voix, soit 78 contre 54, et nous aurions |amenait. Pour comble d’incon ‘enance,
.!:4{bée durant la nuit.
ti
dE
tel ee
|| ]obtenu là presque l’ananimité si une|on tenait un restaurant pour M. : pluie de billets de banque n’y étaittom-| Caron dans la même maison que le poll, de sorte que les électeurs
: Restuit le poll du Sault, le poll de recevaient à la fois un sourire du :: M. Hall. Nous comptions, pour y ob-'maître et un gâteau du pro’*z6. On .
ne ti
SE CGR
admettra qué dans ces conditions|{es’ant, an communard : ce derniér
tialité,
t-on, lg libert: du vote 6tait illusoire, et|quälificatif so retrouve duns le Cour: gager, | quil est aussi étonnant que nous|rier du Canada d'hier.
, Mais avons obtenu 29 voix à l'encontre] A la Jeune Lorette, on a vu avéc acé le de M. Hall au Sault, que 65 voix|admigation unspeotacle qui se pré: grand, à l'encontre du curé au poll de l'église, sente rarement. Tous les électeurs sa ré-. N'oublions pas enfin de dire qu'on|du Lac St. Charles, ont résisté, moins Il Jui avait envoyé à Beauport une bande |trois, à toutes les tentatives de corrup: | ation, d’assommeurs de la ville pour sérvir|ton et sont venus aû nombre de qua: teuite au besoin. rante donner leurs voix pour le candinotre “Nous ne dissimulerons pas que la|dat indépendant. Des deux polis dé de son aroisse de Charlesbourg nous a dé:| la Jeune Lorette, uni nous a donné {a i pen, 4{ Sappointé eh dounant à notre adver-| majorité ; l’autre en aurait fait autant, croyez N Saire une majurilé de quelques Voix. |si la corruption n'avait pas ‘été si endan- Il y a dans cette paroisse un STOUPE | vrande et la yression éxercée sur les udané nombreux et très-fermé de citoyens | électeurs bifurte. iers, et indépendants; de nationaux convain-| jifuence de MM. J. W. Reid & , il est ae Malheureusement, Île ne A0DE pas Cie, fournisseurs de papier, n’a pas été cGree. |} Ce qu'on appelle asus re qes une des moins considérables parmi jai ét | gens d'éleclion. Au contraire, le prin- ll K 4 6 t x ; à cipal méneur ministériel est adroit PR ANR E ss ré Pr: ra 4 tes d À etrusé. T1 faut dire aussi qu'il avait | dans cêtte localité où sont situés leurs rdonné 3 moulins,
des ressources énormes. Par exemple, dans la nuit de mardi, il nous’ a enle- 4 vé, dans un des raugs, quatorze de ! nos partisans à la file, en y mettant le gros prix bien entendu. La majorité contre nous dans cette paroisse a été & formée par les voteurs de la ville qui } sont au nombre de 26 et qui, en presqu’en totalité, ont yoté contre nous.
Nos adversaires n'avaient épargné jaucun effort pour. emporter l’Ancienne-Lorette, et cependant ils n’y
: De son côté, l'abbé Racine, qui s’est employé si ardemment contre nots dans cette élection, faisait menaärer af
de ses frères qui habite la Jeune Ec: ,
rette de ne plus remettre les pieds chez lui s'il votait pour nous: do
M. Caron était représenté dans cetté paroisse par M. Montpetit, chef des tradacteurs français à :à Chambre!
On. ns y faisait passer pour'un suis se; iù ‘is nous savons qué M. Mont:
afait Æont obtenu que 7 voix de majorité, | pétit n’était pour rien dans ce bruit. outons : Le mardi, Je bon curé, faible et trom-| Nous espérons également qu'en disait aitu © pé par. M. l'abbé Racine, a fait un |aux électetirs que nôus avions chatigè cher Msermon très-violent contre nous. M. | d'opinion, il n'ajoutait pas que ‘nüûs os Jui MVohl,crieur à la cour, et bavard en | avions suivi son érémple et que, core ance, ous lieux, avait pris sous ses. soins | Me li, après avoir “'éberché à nous r M \Bette paroisse; ainsi, que M. Mailloux, [faire le délateur de "M! Chauveë, à que (Bpicier, M. Hough, calechier du gou-|1ous étions devenu ok #me démir jette Mernement, et autres, : née et son secrétaire secret: Vs ë me. e du Le major allait répétant, pariont Stoneham ‘présenté ”dn spectacle s. On Aue nous étions un étranger, mh -pro-|inattendu : ie ministre protestant et
ms 10
tn ee
le curé, M. Chabot, ont passé ensemble | quarantaine d° personnes de l'autre
la jouri‘e eu poll, exhortant, chacan |côté de la rivière quin’avaient pas droit le
de leur côté, leurs ouaïlles à voter pour |de voter à cette élection. M
le candidat dont l'élection doit faire| Le lecteur a dû êtra ä6jà frappé d’une ta
cesser lc nalantendu qui a trop,long- chose, c'est qe toutes les origines an- le
temps régné entre le catholicisme et |tres que la nôtre nous montralent par- lai
L le protestantisme, Cette journée con-|tout une extré1é hostilité. U’est ainsi hc .* sacrée à l'apesiolat finie, ils sont allés|que l'on tenait compte d’un libéra- di dîner ensemble et achever d’oublier|lisme. d’un esprit de justice qui ne av
s'est jamais démenti. Mais c’est à Sil-
à table leurs divergences. de doctrine, À me
, Le diner du reste était excellent : M. |lery: au Cap Rouge età Ste. Foyeque M N Geo Hall, qui avaitinvité les deux cette hostilité éclalait avec plus de vio- & da ; lence, et c'est là que s’est décidéenotre à fle:
asteure, 2 ait eu soin de voir. à ce + !
P à défaite. Nous avions en face de nous
q°e les vins fgsesnt dosgnalité SUPÉ:| tons ceux qui ont reponssé ja candi- hs
PA ME, et M. Drum, qe le seconduit dature de :M, Cauchon l'année’ der- 14
dans sa pieuse tâche, n’avait pas man-| ., x : 3 qui
; [nière, (Qn nous combattait comme si #
quer d’entourer la tab}: de. fauteuils node ME Lo ide dde it M moëlleux. PAS SANRRES EE Ce E hor
pr “a M plus violent des ennemis. Rien n'é- KW à,
Au Lac P auport, c'étaitle Dr, Mars-|{,i. épargné contre nous, et, à :. |
den qui évangelisait les nations, avec l'exemple des maitres, les employés 10
: l'aide de M. Holt, membre de la com-|merchaient en rangs serrés au poll . À mission du Palais de Justice. donnes leurs voix à M. Caron, dernier | 1MP
04 À Valcartier, où juscu’ici l’opposi-|fils d’Albion, enfant adoptif de la À
tion n’a jamais réuni deux voix, où | Verte Erin. # Qué nous en avons ohtenu 49 et où, d'a-| C’est avec raison, qu'à la clôture, # enr près des donnén<. süves, nous devions| M. Sharples qui représentait M. à sées avoir au, moins 25 voix de majorité, Caron au poil situé dans son propre & ter on a. fait des efforts inouis M.|chantier, a pu dire, selon le rapport À que Giblin, M. Charlton, M. Ccnvey et du Chronicle, qu'au commencement de # éton
une foule d’autres s'y étaient por-|ls lutte il £vait ann ‘ncé à ses amis tés (un pen plus on faisait venir|cvmment il voterait ec qu'il était heu-
M. McNamees) et y répandaicat mar-/rèux «le voir avec que le unanimité à di soir l'argent à flot. L'officier. [ils avaient avivi son exemple. Ce simple ÎR. gran rapporteur, M: Chs. Wolfe, était e; [discours n'aurait pas été déplacé dans #: Sons même temps le représentant de M. la bouche de bien d'autres. Ainsi. au # tienr Caron : il appelait lui-même les vo.|Uap Rouge, MM. Forsyth et Towen 8} lien . teurs, et de peur que la persuasion ne faisaient les pius grands efforts contre ff ment fut pas toujours assez. puissante pour |"0US et nous enlevaient par la crainte| LS vaincre les scrapules qu'éprouvaient la plupart de nos partisans. Comment) L can qu certain nombre de nos partisans à voulez-vous, disaient à 108. représenf A nous abandonner, ily oignait l'inti- tants ces molñeureux électeurs, que 4 midation :. il. portait très-visiblement Ensloieatt oo ée ES Abus: Ml 4 ES 4 i + ÿ PAL $ ie Hi ra I dans pistolnes À lecture. Fabre, mais nous ne pouvons voter} sous
Le 2
-h Au Cap Rouge, on a fuit voter nn lonrlui. $
e l'autre pas droit
)pé d’une gines auaient par- J'est. ainsi n Jibéra- >e qui ne ’est à Sil- Foye que us de vioidée notre e de nous ja candinnée der-
comme si ! |
reux et le
Rienné- | ù
us, et, à
a clôture, À entait M. &
on propre
le rapport À
cement de à ses amis était heu-
unanimité | 4 , .Ce simple grand pouvoir, est plus que tout autre | principes, d'antre prestige que celui splucé dans »
. Ainsi. au E as
et Towen Æ lien étroit et qui le servent aveugle-|rallié dans un cumté jusqu'ici inacceskorts contre Æ ment. Que dans un pareil comté il se|sible. C3 groupe ainsi foriné, rien ne r la crainte} . Comméut# s, représèenà c'eurs, que qui nous:
s pour M vons vote
M triotes. ® employés # 8 au poll on, dernier !!
F ter un coup-d’œil sur l’énumération
: voix sur 2,200. Le comté de Quiec, l'opposition contre le gouvernement : situé près d’ane :.ille où le gonverne-|car nous n'avions pour les séduire
L sous le joug de cent infiuences qui|de notre parti. C’est donc un groupe tiennent toutes à l'Etat par queique nombreux et ferme que nous avons
| soit trouvé 700 voix par appuyer le le pourra entamer et il deviendra bien- } candidat indépendant, nous osons dire | têt la majorité. Dans tout comté gou-
sous la bannière r.inistérielle, C'est à|ceux qri ne sont pas vendus corps et A l'aide d'une loyale et ferme explica-läme au gouvernement. Dats aucnx
mu ES On sera peut-être curieux de scvoir|tion des vues du parti national, qu'ale rôle qu'a joué dans toute cette affaire | Vec l’aide de nos amis, nous sommes M. J. G. Ross, pour lequel nous avons|Parvenu ? réduire à 700 la maÿotant risqué l'été dernier. 11s’est croisé |rité de 1,200 obtenue à deux reprises les bras, il a serré la clé de sa caisse et | différentes par le candidat du gouverlaissé écraser sous ses yeux, par des|nement dans cé comté. hommes : qui il n'avait qu'un mot à| Et notez hien que cette lis les dire pour les arrêter, le-candidat qui|efforts on été bien plus grands que avait servi s4 cause avec an dévoue-|pour M. Chauveau ; que le gouvernement absolu. Ii n'a rien faii, rien dif,| ment fédéral a agi comme si son exisrien donné ; il a refusé d’intrrvenir|tence tenait au gain de cette éisction : dans une lutte où il aurait feiiu sacri-|et que, :hose à peu près sans précéfier quelque chose, refusé d'acquitter dent, on a fait voter 2,200 électeurs une dette de reconnaissance et d'hen- |sur 2,800, c'est-à-dire à peu près tous neur,st regardé froidemént périr celui |les électeurs présents. Enlevez en effet qui s'était exposé pour lui ‘au j:lus | de ce chiffre de 2,860 tous les travailgrand des périls que puisse braver un | leurs sbsents de Sillery ; les personnes homme public et un iournaliste, celni | respectables et timorées que l'interven: de perdre la sympathie de ses compa-|tion du clergé a empêchées de voter pour nous et qui ont préféré s’abste- Nous touchons au terme de cette |nir plutôt que de se mettre en opposi: impartiale étude sur les causes qui ont |tion à la défense de leur curé ; enfin amené noire défaite dans le comté delles morts : et vous arriverez au chiffre Québecset il ne nous reste qu’à donner|de 600, vous arriverez à former la àifen résumé le tableau des forces coali. |férence entre le nombre des votants et sées contre nous. Si l'on veut bien je- | celui des électenre. Sur ies 700 électeurs il n’y en a pas que nous en allons en faire, on sera |un seul qui ait pu être mû par un autre étonné que nous ayons pu cbtenir 700|motif que celui-ci: donner raison à
mert a exercé de tout temps un sil d'autre influence que celle de nos
que cela est prodigieux. Il est évident |vernemental, le difficile c'est de se 4 n'y a pas un de ces votes qui ait|créer un parti indépendant; mais une
t6 obtenu par l'intérêt, car l'intérêt |fois ce parti créé, il va toujours grosconseillait aux électeurs de se ranger |sissant et il finit par attirer à lai ious
Le Ve
milieu, on ne résiste longtemps à l’at-; mis, persuadés qu'il n’y aurait pas de traction d’un groupe. d’honnêtes gens lutte comme nous-même nous le penéclairés, et toujours. on se range, à la sions alors, s'éiaient eugagés, à soute.
longue, à leur opinion.
Nous avions contre nous dans cette élection remuant ciel et terre :
. Les curés, la plupart cabalant en personne ;
Le haut coramerce anglais qui dispose d'au moins un tiers des votes du comté ;
nir M. Caron. 56 ha Ajoutez encore qu'il aurait fallu, pour empêcher nos adversaires de, concentrer toutes leurs ressources sur.
nous, faire opposition à M. Garnean comme à M. Caron, Mais cela aurait trop entamé nos faibles ressources, ét nous ne le pouvions, M. F. X..Lan-
Tous les grands industriels et|gevin ayant fait défant l’avant-veille banquiers de la ville, comme MM.|de la Nomination locale.
Chinic, Renaud, McGreevy, Beaudet, etc. ;
Qu'on n'oublie pas enfin qu'une seule localité comme Sillery a coûté à M.
Le gouvernement fédéral et tous| Caron pour le seul jour de la votation ses exuployés, contracteurs, serviteurs plus qu'à, nous la campagne entière
et courtisans ; Le gouvernement local, qui mettait
dans le comté.
Ces faits groupés ensemble, ce ta:
en campagne tous ses fonctionnaires ;| bleau achevé, nous avons goit de qui-allait jusqu’à leur permettre. de se | dire, que si l'élection de Québec-Est,
mêler, directement, ouyertement, à la| remportée en dépit des plus puissantes lutte, et. qui, chose qui ne s'était|influénces, a été une victoire, l'élection jamais faite, allait jusqu’à les autoriser| du comté de Québec, perdue malgré à représenter au poll le candidat pa-|les plus généreux efforts, n’est pas une troné par le cabinet d'Ottawa ; défaite : ce n’est qu'un incident mal-
.Les contractenr; de l'Intercolonial| heureux dont nous prendrons notre
my
et la Compagnie du Pacifique ;
Le compagnie des chemins à bar.
rières doni M. Chinic est le prési.
dent ;
Tous les contracteurs etouvriers que le gouvernement local a farurisés et favorise encore pour les travaux con:
sidérables qu'il a fait faire dans le comté e‘ qui. s'y poursuivent ; L'agence du gouvernement pour
révanche avec éclat.
Supposez-nous uñ instant au pou:
voir et voyez d'ici fondre la majorité conservatrice, Nous restons avec nos 700 adhérents, mais que deviennent les 1400 partisans de M. Caron ? Les voyezvous s'éloigner du drapeau dépouillé des armes de l'Etat, lâcher pied, se disperser, passer par bandes de notre côté? Le haut commerce nous.livre
l'administration de la seigneurie con-| Sillery, le Cap-Rouge et une partie de
fisquée aux jésuites et à laquelle paient rentes les deux Lorettes et une partie de Charlesbourg. ;
Ajoutez que. nous sommes entré trois semaines en retard dans l'arène,
Beauport, en même temps que des positions importantes dans presque | toutes les paroisses; none gagnons ainsi | d’un seul coup plus d’un tiers des voit À
obtenues parnotre adversaire. Lesem-. 1&
et que.dès le lendemain, du refus de|ployés fédéraux et locaux briguent 8 M; Thibaudeau, bon nombre de nos|l'honneur de nous servir, aspirent au |S
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briguent pirent au
4 et pour la montre, l'inspirateur subal-
nues
bonheur de nous être ntile ; les contrac-| ont passé tant de causes de la Cour
teurs et «utres sollicitent la permission | de Circuit, de plaidoyers indigestes
de yerser. dans, notre fonds. électoral d leurs modestes contributions.
| M. Vohl nousoffre son épée invinci- # ble et sa voix infatigable ; M. Philippe Huot une fleur de sa boutonnière et june mèche de ses cheveux argentés ; # M. Montpetit sa plume et tous les se- ® crets qu'il a surpris à travers le trou
1 de la serrure ou les enveloppes de * lettros adioitement entrouvertes et discrètement refermées; M. Ernest
} Gagnon ses. paternes bénédictions ;
| M. L. H. Huot, le journal dont il est l’éditeur-propriétaire sur. l’enscigne
/ terne, le rédacteur poussif et le gros R régent pour rire,
M. Angers nons passe, ses compli-
! ments aux dames, qui, après avoir | été mal reçus à Bellechasse, ont été
* mal accueillis à Charlesbourg, et qui,
© il faut l’espérer, sont pour toujours
finés. M. Eugène Chinic abaisse de-
© vant nous les barrières de la commis-
: sion, ont il est l'illustre président, et,
voulant montrer qu’à son: âge il saute
encore, il les franchit toutes les unes
| après les autres, en poussant un vivat 2 en notre honnevwr. et vient rouler à
| nos pieds un peu essoufllé, mais aræ rondi et gracieux. M. Colston, lais- 2 sant glisser du seul œil par lequel il
voit clair, le lorgnon qu'en partant
: pour la Rivière-du-Loup lui a laissé ® son maître et son ami, M. le juge Ca- ® sault, dont il essaie en vain d'’attein- # dre la distinction parfaite et les, ex- ® quises manières, nous couronne d’un A! laurier vert et d’un emblème cabalis- | tique.
Lesem- © peut donner, la pipe culottée, qui fait NN sa gloire, le carnet usé. dans lequel |nonneurs, aux
M. Bossé nous livre. tont ce. qu il
et de procès obscurs, et un morccan du bois vert avec lequel M. L. B. Ca:
ron a caressé ses épaules à Charles:
bourg. Les frères Larue (Jules et Panet), s'avançant sur le devant du husting transformé en tréteaux, accomplissent les tours d'adresse et de force dans lesquels br'llent, les dons heureux qu’ils ont reçus de la nature et qui ont rendus célèbres les frères Ravel, leurs spirituels modèles. Enfin, M. Blanchet promet A la vivilanne de l’ennemi.
Il n’y a pas jusqu'à M. Caron quine vole au-devant de nous et ne nous prie d'accepter ses vœux. 1l est le premier à voter pour nous et le dernier à négliger de. se rendre désagréable au ministère nouveau, Sa souple et gracieuse nature n’est pas de celle dont on puisse jamais tirer un adversaire du gouvernement, que ce gouvernement ait à sa tête M. McDonald ou M.
Blake. Elle saura toujours s’incliver au vent, s'abandonner au courant, se laisser bercer par les flots et gagner le rivage en évitant les brisants, en : profitant des moindres souffles de la brise et des plus légers remous. Sous tous les soleils.il en recherchera les rayons.
Aimable,empressé, insinuant, il arrivera en 8e glissant à travers les grou:
pes, en serrant la main à celui:
ci, en embrassant celui-là, en s’inclinant sur l'épaule d’un autre, en mettant sa vie au service de tout veant, en disant à tout le monde qu'il brûle de s'immoler en détail pour checun, il arrivera, disons-nous, que les régimes changent ou reviennent, où n'arrivent jamais, Jes caractères entiers et. les esprits supérieürs : aux EAUX emplois, aux
a se Gt 0 LD Em et ET 0
hauts positions, à tout, en un mot,|le désert et la circulaire s'en irait ‘au 4
saufaux grands rôles et aux postes qui exigent, non de la souplesse mais du dévouement, non de la grâce, mais du talent.
En attendant le jour de la revanche, et puisque M.'Caron est élu en dépit de l'opinion publique : si vous avez un service à demander, une faveur à obtenir, une visite à faire, de fines intrigues à nouer, des influences à gagner, des importants à cajoler, M. le Grand Vicaire Cazeau ou autre prélat de ,cour à captiver, voire même des ancêtres à retrouver et un blason à redorer : adressez-vous à lui : il est homme d’uniforme obligeance, il est homme à demander et à obtenir pour les autres,—en vue de son propre intérêt bien enterdu et dans la mesure de ce que cette masse d'actes aimables peut profiter à son propre avancement,—ce qu'il demanderait et obtiendrait pour lui-même. Mais si vous atterdiez de lui autre chose que co qu’il peut donner ; si vous lui demandiez, non des calculs, mais des vues ; non des démarches, mais des actes ; non des services, mais des sacrifices ; non des prévenances, mais des prévisions : une initiative hardie au lieu d'un concours empressé ; erfin, pour mettre les points sur les i, une idée «u lieu d’une acvolade, vous seriez désappointés et vous n’auriez pas réme la consolation de vous dire que vous avez été trompés et éblouis par les apparences.
Pour nous résumer sur ce noint :
si no8 amis étaient au pouvoir nous n’aurions plus personne contre nous dans le comté de Québec: ce n’est pas la majorité seulement que nous y obtiendrions, c’est l'unanimité. La voix de M. Tremblay se perdrait dans
vent. Sillery nous acclamerait, et le gouvernement local, cbéissant tou: M} jours à la voix d'Ottawa, viendrait se # coucher à nos pieds et lécher avec tendresse les moindres traces laissées
autour de nous par l'empreinte fédé- le
rale.
Nous ne devons pas terminer cette À série d'articles sans offrir à nos amis à qui nous ont soutenu dans eette lutte, \
entreprise umquement dans l'intérêt I Jai
ds l& cause qui nous est chère à tous, celle du réveil de l'opinion pablique et du retour à nos véritables traditions nationales, l'expression de notre re-
connaissance personnelle et le témoi- {#
gnage de la gratitude du Parti National tout entier. Comme toujours et
plus encore que d'habitude; si.c'est
possible,-—car ils sentaient que nous n'étions en cette circonstance que {a
personnification de leurs idées et le *
représentant des plus légitimes aspi- | rations d'une génération quia hâte !
de montrer sa valeur sur un théâtre digne d’elle,—-ils ont travaillé avee vigueur, combatia avec courage et accompli des prodiges d'énergie et de volonté. À nous tous, nous n'avions pas assez d'argent pour payer uné demi-douzaine de cabaleurs et nos épargnes entassées ne seraient pas montées à la cheville du pied de M. Hall ou de M. Chinic. En revanche, nous avions assez de talents pour sufFreà toutes les tâches.
Nous n'avons pas besoin de les nommer; on les a vus durant la campagne de l'été dernier à Montmagny, à Bellechasse, à l’Islet,à la Beauce et dans bien d’autres comtés. Le peuple, le vrai peuple les connatt, les admire et a hâte de les appeler à prendre part à la direction des affaires publiques,
en irait ‘au nerait, et le issant tou:
viendrait se écher avec ces laissées reinte fédé-
miner cette | à nos amis À cette lutte, ns l'intérêt hère à tous, 1 pablique s traditions | notre ret le témoi-
oujours et le si-c'est K que nous À cé que {a dées et le imes aspijui a hâte n théâtre
Durage et nergie et sn’avions ayer une 's et nos pas mon- > M. Hall he, nous
sue à
&t, Nous nous sommes retrouvés le|la corrupiion profonde du régime soir de la défaite aussi courageux, |actuel, de rallier l'opiniou à notre aussi unis, aussi confiants qu'aupara-| parti, et nous préparerait de sûres et Evant dans Ja force croissante et le pro-|éclatantes victoires. {chain arénement du Parti National.
? À mesure que les uns après les autres nos amis arrivaicnt des différontes| , Me paroisses, chacun apportant un étai qui. grossissait notre défaite, nous re- | doublious tous ensemble de fermeté.|.... sndetgh bien bourré, quatre chevaux frirguants On arrivait abattu, mais bientôt on se | Pom" laissait regagner par l'enthousiasme :
À les nuages de la défaite se lissipaient | ,uj vient d'acheter le comté de Québec, et ce # aux yeux de tons pour laisser poindre | n’est pas sans doute son savoir, son expérience ) déjà le jour de la revanche. Enfin,|niss modestie bien counue,qui ajoutaient quel- 11 lorsqne tout ie monde a été de retour,
{tar t général, rayonnant de conarti Nate. M à l'aspect général, ray e con
h fl
l | tout il est homme à aimer la société
HEUTOR FABRE, ————
Tri-i-i-1-0mphe de M. Caron. UN P'TIT TOUR DE COARITLS,
enaient dans Québec le candidat payant.
Quatre chevaux..... diable 111 Pourtant il est bien léger, le jeune homme
que chose ay poids da sa charmante . personne. Et je me demendais pourquoi il fallait, hier, uatre chevaux pour trainer si, peu de gloire.
fiance et d'espoir, on aurait cru que| J'oubiiais, malheureux que je suis, qne là,
# nous venions de remporter une vic-|sous mes yeux, et eur les coussins et les peaux
toire et que ce n’était pas nous qui|‘d'ours du char triomphal, se prélassaient, aux avions été battu, mais M; Caron. côtés et en face du triomphateur, deux très
lourds p:rsonnag «, le savant et distingué Ilest probable que M.Caror, entouré maire de Québec, et l'HoNoRaBLE 1?) Thomas dans son comité de gens avides el | McGreevy, le plus illustre faiseur de onmptes intéressés, était moins content de lui-| publics qui existe dans la Province de Québec,
mêmeet des autres. Comme après l'homme qui a réalisé à Ott1wa le problème.de 4 deux briques et quatre planches font mille pias- LL ‘
res.
des gens de talent et. des hommes! K'importe, les uvs traînant ou evvisageant d'esprit, il est probable qu'il aurait vo-|les autres, comme l'on dit, ile avaient, ma foi, jontiers en <e moment-là échangé la! bonne mine, depuis le panache ondulant. des société qui Jui faisait payer, expier sa coursiers jusqu’au quintuyle col du manteau du
victoire pour celle qui honorait notre valet de pied: C'était de la vraie aristocratie défaite | canayenne, en pleine floraison.
re Le Quant à lui, le héros, l’éln, il avait %es acoès Si l'abattement avait si peu de prise | de courbature, son échine flexible improvieait sur le vaincu et ses amis, c’est que |des soubresauts vainqueurs, l'Apre bise de tous ils avaient pu mesurer l’énormité | l'équinoxe soulevait les mèches parfumé:s de des: efforts faits pour nous écraser, |‘* chevelure que ne couvrait plus le retit l'importance des avantages obisnus ue de fine loutre, toujours soulevé rt agité ps À .. , ; [au bout du brar gauche, le plus près du cœur ; l'étendue .du terrain conquis; C'est|jes lèvres entr'ouveries env'yaient. des baisers que tous ils étaient convaincus qu’on | aux poteaux de gs, aux pigoone des mai-ons, ne tombe ainsi que pour se relever|et jusqu'aux morestes çharroyeurs de neige, biéntôt; et que l'élection du comté de Mr ie PE Fi air, e
Quéhec, or ortée par un d: re à de HE ds en À Act 135 voitures nés: moyens odieux, -achèverait d'ouvrir | sarent sous mes jeux ; sur cela il y avait au tous les yeux sur la perversité incu-| moins 115 voitures de lousge, dans, lesquelles rable des meneurs ministériels, sur|le personvage le plus important. était le char.
re d'attraction des officiers publics, des contracteurs, des jobbers, des petits crevés ministériele, tout ce monde méprisable et ra'npant desuçeurs, de:rongeurs, d'écumeurs professionvels, prêts à tout lécher quand le maître se découvre.
D'électeurs, pas deux cents.
« D'électéurs canadiens français, pas ciiquante.
L'intelligence du comté’ rayonnait sur les traits avunculaires de M. Ed. Devlois; l'inlé: pendance:d’opibion, l'éclat des convictions et la pureté dés principes avaient pour princicipäux représentants MM. léon P. Vobl, Gagnon et Mailloux, saupoudrés de quelques Lsmoines officiels et de plusieurs messagers. Mais un entre tous brillait dans le cortége par
» … süu sèlé et l'épanouissement de sa. joie, c'était l'agent des biens des Jésuites, M. Philippe Hüot. Chnoun 2e demandait comment cette tête précieuse et si bien peignée, sur laquélle an demi-siècle a passé déjà sans y tracer la plus |: pêtite rigile de soucis, pouvait s’exposer avec : faut d’éntrain aux hasards de la vie politique ? Comment cette existence si paisible ét qui ne s'était jusqu'à ce jour aventurée que sur les ondes des bonheurs faciles, s'était trouvée si subitement transportée au milieu de la tourtente électorcie. L'imprudent, ‘ne craîguiait-il donc pus, par un travail d’esprit, de hâter le … moment où quelque mince filet argenté brillera dans l'ébène de sa chevelure et dans le jais de seh favoris buisson ?
Ce'que c’est que de nous ! et comme l'ambi.
tion nous mène à bien des excès]
Le procession en descendant à la Basse Ville, salua naturellement M.'1e Grand-Vicsire; il a œeul'honneur du seul kourrah qui ait été bail.6 en route, Comme il devait être heureux, en ce moment:là, M. le Grand: Vicaire ! Son Adolphe qu'il avait baptisé, qu’il avait sevré, qu'il avait paternisé et qu'il venait de circulairiser, son Adolphe partait pour Ottavra comme jadis 16 jeune e* beau Dunois partait pour la Syrie!
Son émotion se fondit en une suprême béné.
dÿtion.'
: Le cortége passa, ayant pour queues des patriotes désintéressés, MM. Mathieu, Breton, Pivs le bouclé et Sisaon Cimon.
‘J'ai en vain cherché dans oette Éngesr lés nababs du commerce anglais. Il n'y avait pas deux. Ils avaient bien risqué Pen
Le
1 jé à réal VER De Dr ERA À ri TRE L IAE ; 1
metier bien: payé pour: la démonstretion. Lek le file du gouverneur, devant le 84, - Colénba | *: wingt.sutres voitures entrainsieni dans ls Boy, comme ils l'ont bcptisé, mais ils sémblont À
avoir eu honte de faire copagnie.aux mess | que leur argent a achetés, Leur, dévo | n'est pas saris limites ; et puis 6es ayant sacrifié aux néééésités de ls bn quelque scrupule vis-à:vis des éventualités: * | lendemain. 7
Rendues sur le milieu du fleuve, lea voitun s'arrêtèrent comme per un mot d'ordre p jouir d’un spectacle bien remarquable.
les yeux tournés’ vers l'Eglise dé LS dont la silhouette massive re détachait aur Le flanc des blanches Laurentides, purent voir et sdmirer la forme massive de.M. le Curé Trers. !5 Liay, à cheval sur Ia croix de non clocher, le | iélercope À l'œil, prebânt une dose homéôps- | thique du triomphe de son cher protégé. Au DE très: petit nombre de ceux qui seltreuyaient LE là qui, avaient fréquenté lé, colléges cette ! vue rappelait le souvenir cisssique du Colose | de Rhodes. E
Le plus curieux me resté à dire : où était | parti pour Ottawa, mais!on' ne partit pas, on se reudit au Grend- lionc;on: brûla: des | quarts de gondroni on prit quelque chose ; | Tofeld et on g'en revinten ville gros J comme ci-devant. Le Curé Tremblay dég gola de son clocher, la bénédiction fut ôû.
gainée et tout se termina par la promesse que tit M, Caron à ses gens de. les faire . bien boire et manger dans le mois de juin prochain, ot par un discours de. M. Garneau, brillant de toutes les perles de l’éloquence parlemen et dont voici un échantillon ; parlant des n tionaux : ‘‘ Y peuvent ‘s'serrer, : à | c't'heute, y-montreront pu leurs faces dans l’oomté:} Cette improvisation ciceronnienne fit dire $ un des assistants : .‘‘ Criati ! il est pas:si, bête qu'on disait ! "’
Et puis tout le monde disparut, étdeux mi.
nütes après vous les ai-ies trouvés'tius, ou. blieux-de la circulaire; chez F'enshey; Dufour, Pfeiffer, Dell, Gilohen e* Dunlery.., | ri
Ainsi se termina le grrrrand triomphe. du jeune ambitieux qui se croit de taille à tu per le siêge dés Neilson et des Chauveaa
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écûs pour laire une servile courbetts devsat|
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