‹ L'ElectrargolChapitre 17 sur 30 · TER · texte numérisé non relu

TER

ERP ES

que l’électrargol ne précipite pas le sérum de cheval obtenu par £centrifugation du sang défibriné même au bout de 24 heures.

Mme Jeanne Bourguignon a repris ces expériences et les résultats obtenus confirment pleinement ceux du docteur ÏscOvesco. |

Dans une de ces expériences cette dernière a mis de 1 à 24 gouttes dans des tubes contenant 2 cc. de sérum de cheval obtenu par centrifugation de sang défibriné.

Après un séjour de ces tubes pendant 2 heures à l’étuve à 37 degrés, on ne constate aucun précipité avec l’électrargol.

Cependant, on obtient un précipité très peu abondant si on laisse ces tubes 48 heures à la température du laboratoire.

Dans une autre expérience: à 2 centimètres cubes de sérum de cheval, on ajoute 2 centimètres cubes d’électrargol; avec cette forte dose, il ne se produit pas de précipité.

Il n'y a donc pas de précipitabilité de l’électrargol par le ‘sérum.

b)j Pouvoir hémolytique de l’argent colloïdal électrique. — Ascoli et Novello ont fait sur cette question des recherches publiées à la Société de Biologie le 2 mai 1908: la conclusion de leur travail, c’est que l’électrargol possède des propriétés hémolytiques prononcées.

L'argent colloïdal électrique pur aussi bien que stabilisé ou stabilisé et isotonisé est hémolytique vis-à-vis des suspensions de globules rouges humains, de lapin, de cobaye, chien, porc, bœuf, pigeon, grenouille.

L'hémolyse s’accomplit également si on remp'ace le milieu isotonique Nacl par une solution de saccharose à 7 1/2 p. 100, mais elle exige des quantités plus grandes d’électrargol.

Le chauffage à 100 degrés n’atténue que faiblement le pouvoir hémolytique de l’électrargol.

L'acide cyanhydrique empêche l’hémolyse par l’électrargol seulement en concentration relativement forte, 1/12.000 normale environ.

LT 49e

Dans les recherches entreprises un Mme Jeanne Bourguignon, au contraire, l’électrargol s’est montré dépourvu de tout pouvoir hémolytique.

24 tubes, contenant 2 centimètres cubes chacun de purée

de globules de chien, sont additionnés de 1 à 24 gouttes d’élec-

trargol au bout de trois quarts d'heure d’étuve à 37 degrés, il n’y a pas de trace d’hémolyse.

Ces mêmes tubes laissés à la température du laboratoire pendant soixante-douze heures ne présentent pas trace d’hémolyse,

On voit que ces résultats sont en complet désaccord avec ceux de MM. Ascoli et Novello.

Ribadeau-Dumas et R. Debré à la séance de la Société de Biologie du 18 juillet 1908 viennent de communiquer le résultat de leurs travaux, sur l’action hémolytique de l’argent colloïdal électrique.

Ii semble résulter de leur étude que l’électrargol possède réellement une action hémolytique.

C. — Action de l’électrargolsur le sang et les organes hématopoïétiques

Robin et P. E. Weill ont étudié l’action de l'argent colloïdal électrique chez des malades. D’après ces auteurs il se produit quelques heures après l'injection une leucocytose marquée, suivie, au bout de 24 heures, soit d’un retour au chiffre

normal, soit d’une légère leucocytose. Il n’est pas rare à:

ce moment de voir se produire de l’éosinophilie. Les globules rouges au contraire varient peu et la variation serait plutôt dans le sens d’une légère diminution de leur nombre.

Achard et P. E. Weill ont ensuite fait l'étude de laction de Télectrargol sur le sang et les organes hématopoïétiques chez l'animal sain.

Leurs recherches ont porté sur 4 lapins de 2 kilogs 100. Ces auteurs leur ont injecté dans les veines 10 centimètres

cubes d'électrargol et ont sacrifié ces animaux au troisième, cinquième, septième, dixième jour. Voici le tableau qui résume leurs examens hématologiques :

Lapin de 2 kilogs 100. Injection intra-veineuse de 10 centimètres cubes délectrargol.

Av.linject. 41h.ap. % jour 5e jour 7° jour 10° jour Globules rouges. 4.950.000 4.450.000 3.680.000 3.690.000 3.668.000 Globules blanes. 5.200 3.000 10.200 8.800 14.400 10 800 Polynucléaires.. 48,5 51 76 73,6 54 38 Mononucléaires 48 43 25 2,185 45 40,5 Macrophages… 3 5 9 5 1 19,5 Eosinophiles…. QE 0 0 0 2

Achard et P. Emile Weill ont donc constaté une leucolyse assez marquée. |

D'après ce tableau nous constatons que, une heure après l'injection, le nombre des globules blancs est deux fois moindre.

Mais au bout de 48 heures une assez forte leucocytose s’est prolongée avec des oscillations jusqu’au dixième jour, moment où on a sacrifié l’animal que les auteurs ont laissé vivre le plus longtemps.

L'injection d’électrargoi provoque immédiatement une leucopénie, puis, pendant cinq jours une ieucocytose polynucléaire avec éosinophilie.

Les globules rouges ont subi progressivement une diminution, phénomène que Achard et P. E. Weill n’ont pas rencontré chez l’homme sous l'influence de doses moindres.

L'évolution de cette leucocytose expérimentale est en somme semblable à celle des infections.

A J’autopsie des animaux Achard et P. E. Weill n'ont pas trouvé de lésions macroscopiques des organes, mais à l’examen microscopique, ils ont constaté dans la moelle osseuse, la rate et le thymus des réactions fonctionnelles sans lésions

TE

véritables qui vont en diminuant du premier au dixième jour et qui permettent à l'organisme de recouvrer son intégrité.

Dans la moelle osseuse on constate une prolifération cellulaire qui est due uniquement à l’origine aux myélocytes neutrophiles et plus tard à ces myélocytes neutrophiles, aux globules rouges nucléés et aux mégacaryocytes; cette myélocytose est aidée accessoirement par les autres organes.

La rate détruit les hématies vieillies et est le siège d’une macrophagie intense dans la pulpe et les sinus à la fin de. l'expérience.

Le thymus subit des modifications analogues à celles de la rate.

La conclusion de ces travaux est donc qu'il y a leucocytose très marquée après injection d’électrargol.

Ribadeau-Dumas et R. Debré viennent d'étudier de nouveau l’action de lélectrargol sur le sang et les organes hématopoïétiques. ;

Leur étude a porté sur les variations qualitatives de la formule hématologique sous l'influence de l'injection d’électrargol.

Form. av./l’inj. 1h.après. Le lendemain Le surlendemain

Re. 0e RS LC .

QUANTITÉ INJECTÉE Polyn. Mono. Polyn. Mono. Polyn. Mono. Polyn. Mono. Electrargol 5cc 40). 5 A4 056 68 32 50 50 Electrargol 10cc 40 60 — D 65295 59% "45

Ce tableau nous montre qu'il y a généralement polynu-

cléose, puis mononucléose, celle-ci s’accompagnant d'éosino-:

philie, constatation déjà faite par Achard et Weill comme nous venons de le voir.

Cette polynucléose traduit une réaction active de la moelle osseuse, représentée surtout par une myélocytose neutrophile.

L'électrargol a donc la propriété de faire passer les éléments myéloides dans la circulation.

A ANR

2°. — Action sur les échanges nutritifs.

D’après les recherches de M. le professeur Robin (Les Ferments métalliques), les injections d'électrargol provoquent une augmentation importante de l’urée et de l'acide urique.

M. Robin donne dans son livre les analyses des sécrétions d’un malade atteint de tuberculose à marche rapide.

À la suite de chaque injection, il y a eu une légère augmentation de l'urine, de l'azote total, de l’urée et de l’acide urique. |

A la suite d’une injection l’urine est montée de 640 à 733 centimètres cubes, l'azote total de 7 gr. 279 à 8 gr. 626, l’urée de 12 gr. 902 à 15 gr. 79%, l'acide urique de 0 gr. 238 à 0 gr. 308.

Chez une autre malade atteinte de fièvre typhoïde à la suite du traitement, l'azote total est passé de 8 gr. 280 à DSL O1) Mure des1576r4 à 15-2r.. 84 etil’acide urique de (HT ER NE LE ES 7

Ascoli et Izar ont fait sur ce sujet des travaux du plus grand intérêt: ils disent que l'argent colloïdal électrique à petits grains stabilisé et isotonique a une action très netie sur les échanges nutritifs.

Un de leurs malades, âgé de 52 ans, journalier, artérioscléreux a été soumis au régime suivant: 2 œufs, 50 gr. de beurre, 1 litre de lait, 60 gr. de sucre, 600 cc. de bouillo 550% er "detpai, 120/cc, de vin, 800 cc. d’eau:

Ils ont soumis ce malade au traitement par l'injection intra-veineuse et sous-cutanée de petites quantités d'argent colloïdal électrique stabilisé et isotonique.

Ils ont déterminé par les méthodes de Pfluger, Schondorff, Pflander, Ascoli, l’azote: 10 de l'acide des diamines et des purines basiques azotées; 20 de la plus grande partie de l’urée et des acides monoaminés; 30 de l’urée; 40 des acides monoa-

minés.

Ils ont déterminé en outre lPazote total par la méthode de Kjeldahl.

L’acide phosphorique a été dosé au moyen de lacétate d’urane.

Ces auteurs ont calculé Purée par la méthode de Hopkins- Worner.

Ils ont observé une augmentation de l'acide urique avec l’électrargol, même lorsqu'il n'y a pas d'augmentation de l'azote. total.

L’injection d’électrargol n'influence en rien les échanges phosphorés.

L’électrargol chauffé à 120 degrés devient inactif.

Il résulte donc de ces recherches que l’électrargol a une action marquée sur les échanges nutritifs.

3° — Action produite par l'électrargol sur la

température du corps.

Victor Henri et (rompel ont étudié les modifications de la courbe thermique à la suite d’injections d’électrargol.

Ils ont fait à un premier lapin une injection intra-veineuse de 20 ce. d’électrargol, à un second une injection de 29 ec. de Nacl à 8 p. 1000. Le tableau suivant donne le résultat de leurs recherches.

Page 1