TEMPÉRATURE
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av.l'inject. {h.ap. 2h.ap. 3h.172ap. 5h.12 ap.
Injection de 20cc d’é-
léctAra ol ere 3901 4008 4193 4102 4001 Injection de 20c de N'AC IE SR IR SE 3904 3905 3908 3902 3807
Ce tableau montre qu'on note une élévation de température 2 heures après l'injection intra-veineuse de 20 cc. d’électrargo! chez un lapin.
Une même dose de solution de chlorure de sodium à 8 p. 1000 ne provoque rien de semblable.
La température redescend après avoir atteint son maximum au bout de deux heures.
Ascoli et Izar ont également étudié les modifications thermiques à la suite d’injections d'argent colloïdal électrique stabilisé et isotonique chez l’homme normal.
Dans une expérience faite sur lui-même M. Ascoli a constaté une élévation légère de température d’un demi-degré le soir.
Ascoli conclut de ses expériences que la réaction fébrile ne se produit pas d’une manière constante après linjection d’électrargol.
La réaction locale est insignifiante.
Trois fois, il a noté un sentiment de fatigue et de dépression.
Cliniquement Iscovesco a constaté une élévation de température de 005 à 1o dans les 2 heures suivant l'injection d’électrargol.
Nous avons fait chez nos malades les mêmes constatations: en général chez l'adulte une injection sous-cutanée de 5 à 10 cc. donne une réaction fébrile qui ne dépasse pas 00 : une injection sous-cutanée de 10 à 20 cc. donne une ré éaction fébrile qui ne dépasse pas un degré.
Les injections intra-rachidiennes donnent des élévations de température beaucoup plus élevées; chez un de nos malades à la suite d’une injection intra-rachidienne de 8 cc. d’électrargol, la réaction fébrile a atteint plus de 20.
Mme Jeanne et M. Georges Bourguignon à la séance du 20 juin 1908 de la Société de Biologie ont donné le résultat de leurs recherches expérimentales au sujet de l’action de l’électrargol sur la température chez lanimal sain. Ils ont fait des injections sous-cutanées et ont expérimenté uniquement sur des cobayes.
Les injections ont été faites à la dose de 2 centimètres cubes sous la peau de la face externe de la cuisse après avoir débarrassé la région de ses poils.
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Dans une première expérience, 2 cobayes sont injectés à l’électrargol; le premier cobaye réagit à l’injection par une chute de température de 1° en deux heures; le deuxième cobaye fait d’abord une ascension de température de 101 au bout d’une heure, puis une chute de 10 5 dans l'heure suivante; ces deux cobayes ont continué à vivre.
Dans une deuxième expérience deux cobayes reçoivent de l’électrargol.
Premier cobaye: Après quelques oscillations insignifiantes la température s'élève pour atteindre un maximum deux heures et demie après l'injection; elle s’est élevée de 7/10, puis elle redescend à 1 degré à la 19% heure, elle est alors inférieure de 3/10 à la température du début.
Vingt-quatre heures après l'injection, la température est revenue à ce qu’elle était avant l'injection.
Deuxième cobaye: L'’ascension thermique est de 5/10 et la descente a été de 10 4.
Dans une troisième expérience, 3 cobayes ont été injectés avec 2 centimètres cubes d’électrargol.
Le premier cobaye a eu une réaction thermique très nette de 103 six heures et demie après l'injection.
Le deuxième cobaye a reçu deux injections: la première injection est suivie d’une élévation de température de plus de 1 degré en trois heures.
Quarante-huit heures après cette première injection, l’animal en reçoit une seconde de 2 centimètres cubes; il réagit par une chute de température de 1 degré qui se fait brusquement en une heure et se maintient jusqu'à la fin de la deuxième heure après l'injection.
Le troisième cobaye reçoit une injection de 2 centimètres cubes qui est suivie d’une ascension de 1 degré en trois heures
« En résumé, dit Mme Jeanne Bourguignon, sept cobayes ont reçu une ou deux fois de l’électrargol; sur ces sept animaux un est mort après la deuxième injection, Il avait réagi par une élévation de température à la première injec-
tion et fit au contraire de l’hypothermie à la suite de la deuxième injection.
Sur les 6 autres, 5 ont réagi par une élévation de température en général, de la deuxième à la troisième heure après l'injection. Un a fait une chute de température de 1 degré en deux heures, il a cependant survécu.
L'examen du cobaye mort. et des trois animaux sacrifiés a montré qu'il ne se formait jamais de précipité au niveau de: l'injection; on constate seulement une coloration jaunûtre des tissus. » |
Ces expériences sur l’électrargol confirment les résultats obtenus par Victor Henri et Gompel, Ascoli et Izar, cliniquement par Iscovesco et par nous.
4°. — Toxicité de l’électrargol.
Victor Henri et Gompel ont étudié sur des cobayes les effets produits après l'injection d’électrargol par cinq voies différentes, intra-veineuse, sous-cutanée, intra-péritonéale, intra-pleurale et intra-buccale.
Il résulte de leurs recherches qu’on peut injecter journellement à des cobayes 1 à 2 centimètres cubes d'argent colloïdal électrique pendant deux mois en injections sous-cutanées sans provoquer aucun trouble chez ces animaux.
L'injection intra-péritonéale de 5 centimètres cubes d’électrargol pendant 8 jours successifs est absolument inoffensive pour les cobayves.
Chez le lapin, l'injection intra-veineuse de 8 à 10 centimèmètres cubes pendant dix jours a été absolument inoffensive.
Toutefois si l’on injecte au lapin de fortes doses {50 centimètres cubes par jour chez un lapin de 2 kilogrammes environ), l'animal maigrit au bout d’un certain temps.
Victor Henri et Gompel donnent les poids de 4 lapins de 2.000 grammes qui recevaient par jour 50 centimètres cu-
bes d’électrargol pendant 10 jours. Re |
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Du 12 au 26 Octobre — — MOST à MODE D'INJECTION 12 13 15 16 17 18 19 20 22 23 24 26
Intra-péritonéale 2.500 2.445 2.290 2.430 inj. 2.215 2.140 2.100 1.940 1.905 1.825 1.820 Intra-buccale. 2,385 2.400 2.320 2.435 ini. 2.465 2.510 2.470 2.460 2.535 2.525 2,503 Sous-eutanée, 2.075 2.045 1.940 2.055 inj, 1.760 1.715 mort. Intra-veineuse. et à partir du 4e jour) — 2.740 — 2.700 inj. 2.760 2565 2.460 2.490 2.500 2.420 2,302
Intra-pleurale.
Ce tableau montre donc que les 4 lapins ont reçu au bout de dix jours. 500 centimètres cubes d’électrargol et que lamaigrissement a varié suivant la dose et suivant la forme de l'injection.
Foa et Aggazzotti ont trouvé mortelle pour le chien la dose de 1 centimètre cube pour 100 grammes du poids de l'animal. On peut donc en inférer qu'il faut injecter environ 7.à 800 centimètres cubes d’électrargol par jour à un homme de 70 kilogrammes pour produire des accidents. Cette dose n’a jamais été atteinte chez l’homme, puisqu'on emploie de 5 à 950 centimètres cubes d’électrargol par jour; cette dernière dose est largement suffisante pour produire des effets notables.
Foa et Aggazzotti ont montré que, en répétant les injections de doses non mortelles, on arrive au bout de quelques jours à faire supporter à l’animal des doses deux fois plus fortes que la dose mortelle; cliniquement nous n'avons jamais remarqué cette accoutumance.
Mme Jeanne Bourguignon a communiqué le résultat de ses recherches sur 6 cobayes pesant 400 à 600 grammes ayant reçu sous la peau soit une, soit deux injections de deux centimètres cubes d’électrargol, aucun n'est mort. Un septième cobaye, très petit, pesant 200 grammes, est mort à la suite de la deuxième injection.
J. Gaillard qui a soigné des fièvres typhoïdes chez des enfants par des injections intra-veineuses d’électrargol, dit:
« L'emploi, d'emblée dé doses élevées de 15 à 20 centimètres cubes risque de produire des phénomènes réactionnels très alarmants. La température centrale peut atteindre 4205 avec collapsus très marqué, pouls imperceptible, refroidissement périphérique, puis chute de la température à 360. Aussi fautil être très prudent et ne commencer qu'avec une dose de o centimètres cubes que l’on augmentera progressivement s'il en est besoin en tâtant la susceptibilité du malade. »
Cliniquement nous n'avons jamais constaté d’effet toxique par les injections sous-cutanées d’électrargol.
Au contraire, une injection intra-rachidienne de 8 ec. d’électrargol chez un de nos malades a amené une aggravation de l’état général suivie de mort. Aussi ne doit-on jamais dépasser la dose de 5 cc. en une seule fois.
Malgré ces deux dernières remarques nous pouvons conclure que l’électrargol n’est pas toxique aux doses employées habituellement.
5° — Recherche de l’argent dans 1: sang et les tissus après l'injection d’électrargol
Pour faire cette étude, Victor Henri'et Gompel ont employé une méthode spéciale très sensible, la méthode spectrographique.
« Le tissu dans lequel on recherche l’argent, disent MM. Victor Henri et Gompel est desséché à 110 degrés; on le broie de suite et on place sur le charbon inférieur d’un arc une petite quantité de ce produit. La quantité de l'organe desséché que l’on emploie est égale environ à 1 milligramme. On fait ensuite éclater l’arc pendant trois ou quatre secondes ; les rayons éclairent la fente d’un spectrographe et on obtient ainsi un cliché du spectre ultra-violet de la lumière. émise par l'arc. Si le tissu étudié contient de l'argent on retrouve dans ce spectre les raies caractéristiques de l'argent. »
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Cette méthode est très sensible: en effet ces auteurs ont fait les mélanges titrés de sang additionné de doses croissantes d'argent; les teneurs en argent rapportées aux poids secs du sang sont les suivantes: 1 p. 4.000, 1 p. 16.000, 1 p. 80.000 et 1 p. 4.000.000.
Dans les échantillons du sang argenté, MM. Victor Henri et Gompel ont retrouvé très nettement les deux raies d'argent pour les trois premiers sangs, pour le quatrième contenant 1 p. 4.000.000 les raies ne sont pas visibles. Par conséquent la méthode employée permet de déceler l'argent jusqu'à la teneur de 1/100.000 d’argent dans le poids sec du produit étudié.
Première expérience. — Après avoir injecté dans la veine saphène d’un chien de 16 kilogrammes, 40 centimètres cubes d’électrargol, on prélève 5 centimètres cubes de sang dans l'artère fémorale deux minutes, une heure, trois heures et vingt heures après l'injection; on retrouve très nettement les raies d'argent. Ù
Deuxième expérience. — Un lapin est sacrifié quatre jours après avoir reçu per os 90 centimètres cubes d'électrargol. L'examen spectrographique montre la présence nette d'argent dans les parois intestinales, le foie, la rate, le cœur, le rein et en très petite quantité dans le cerveau.
De même, quelle que soit la voie d'absorption, l'argent se retrouve dans la bile, le suc pancréatique et l’urire. Mais jamais on n’en trouve trace dans le liquide céphalo-rachidien.
Une observation de méningite cérébro-spinale que nous publions plus loin corrokore cette dernière constatation expérimentale; aussi est-il indiqué de faire directement une injection intra-rachidienne dans le cas de méningite cérébrospinale.
L'électrargol après avoir séjourné un certain temps dans l'organisme est éliminé. On note son passage dans la bile, le suc pancréatique et l'urine.
Mayer et Stodel ont montré histologiquement qu’on retrouve dans les reins des chiens sacrifiés une demi-heure après une
injection de 150 centimètres cubes d'argent colloïdal des granulations opaques dans les cellules des tubes contournés et des branches ascendantes des anses de Heule.
Hl. — L'ACTION DE L'ÉLECTRARGOL EST-ELLE DUE A L'ARGENT COLLOIDAL OU À L'ARGENT DISSOUS ?
On s’est en effet, demandé si l’action qui est produite par l'électrargol est due aux granules du colloïde ou bien si la faible quantité d'argent dissous ne produit pas celte action.
Pour répondre à cette question, Mile Cernovodeanu et Victor Henri ont filtré l'électrargol sur un sac de collodion; Ie filtrage obtenu est absolument clair; ce liquide n’exerce aucune action sur les microbes étudiés par eux.
Ces auteurs ont ensemencé différents microbes sur gélose additionnée d'argent colloïdal électrique et ont montré qu'une quantité extrêmement faible d'argent empêche le développement des microbes; par exemple le charbon ne poussera pas sur un milieu contenant 1/50.009 d'argent. Ceci n'est vrai que pour l'argent colloïdal à petits grains (électrargol).
Il n'en est pas de même pour une solution d'argent colloïdal à gros grains. Un tube de culture auquel on aura ajouté de cette dernière solution ne présentera guère, après ensemencement de différence avec un tube témoin.
Charrin, Victor Henri, et Monnier-Vinard dont nous avons rapporté plus haut les expériences sur le bacille pyocyanique arrivent au même résultat et insistent sur limportance de la grosseur des grains.
« Ces expériences, disent-ils, nous permettent de dire que ies résultats très encourageants que nous avons obtenus sont dus au colloïde à petits grains (électrargol); le produit à gros grains, à beaucoup près ne semble pas aussi efficace ».
C. Foa et Aggazzotti ont fait récemment une étude complète de l’action bactéricide et antitoxique de l’argent colloïdal. Les
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résultats de ces auteurs confirment pleinement ceux des expérimentateurs de la première heure.
En effet, ils établissent nettement l'influence de la grosseur des grains de l'argent colloïdal électrique sur le pouvoir bactéricide et montrent que l'argent colloidal vert olive (à gros grains) ne détruit aucun micro-organisme en 24 heures dans la proportion de 0.005 0/0, tandis que l'argent colloïdal brun rouge (à petits grains) tue en 12 heures les microorganismes dans la proportion de 0.007 0/0.
Donc d’après ces auteurs lélectrargol agit par l'argent colloïdal et non par l'argent dissous.
D'un autre côté, Netter dans une conférence faite à la Société de lInternat en juin 1908, a fait une étude comparée de l’'électrargol et du collargol.
Il attribue à l'argent des propriétés antiseptiques; l’électrargol ne titrant qu'un quart de milligramme par centimètre cube, tandis que les solutions de collargol en usage renfermant 1, 2, 3 centigrammes pour le même volume, Netter préfère employer le collargol car il considère que l’argent colloïdal agit surtout par l'argent dissous et non par l’argent colloïdal.
« Si l’on veut, dit-il, une action bactéricide, il faudra s’attacher à employer des doses fortes et dans ce cas le collargol, qui se dissout à la dose de 5 pour 100 et même plus, sera certainement plus précieux que l’électrargol dont la concentation moyenne est de 0.025 p. 100 ». Pour cet auteur l’électrargol ne doit être employé que si l’on doit mettre en jeu avant tout les actions physiques catalytiques.
À l'appui de cette thèse il est juste de reconnaître que l’argent métallique et ses dérivés cristalloïdes possèdent des propriétés antibactériennes.
N’emploie-t-on pas couramment des instillations de nitrate
d'argent pour prévenir l’ophtalmie des nouveau-nés? Nous avons remarqué les heureux effets préventifs de celle dernière médication à la maternité de l'hôpital gé-
néral de Las. Sur 62 nouveau-nés, trois ont été atteints