SA TRER
d'ophlalmie purulente; ces trois nouveau-nés venaient du bureau d'abandon et n'avaient pas dû recevoir d’instillations
de nitrate d'argent.
Les premières applications de l'argent colloïidal ont été faites en 1894 par le chirurgien allemand Crédé. Mais, ce dernier, avant de connaître l'argent colloïdal avait employé pour les pansements les feuilles d'argent métallique introduites dans la chirurgie par Holsted (de Baltimore). Il avait ensuite utilisé l’acétate et le citrate d'argent actol et itral.
Avant Halsted les pièces d'argent étaient appliquées empiriquement en Macédoine, pour le pansement des plaies et des morsures. en Italie dans le traitement des érysipèles de la face.
En Amérique, en 1849, Marion Sims avait obtenu des succès inconnus avant lui dans le traitement des fistules vésicovaginales en substituant les fils d'argent aux fils de soie.
Crédé en employant le collargol a cru utiliser les propriétés bactéricides propres à largent. Il rapporte en effet, que ces propriétés avaient été établies expérimentalement par Behring, par Miller, par Schill. |
Avec Beyer, dans un travail fait en commun, il avait cherché à vérifier l'exactitude de ces expériences.
Un des premiers disciples de Pasteur, Raulin, avait vu le développement d’une mucidinée, l’aspergillus niger, entravé Jar une solution de nitrate d'argent à 1/1.600.000, tandis que
. pour obtenir le même effet la dose de sublimé nécessaire est
de 1/512.000. IL avait signalé l'impossibilité d'obtenir des cultures Cans les vases d'argent.
Behring a de son côté montré que dans le sérum sanguin, les bactéries pathogènes sont détruites par des doses de sels d'argent cinq fois plus faibles que celles de sublimé.
MM. Bossan et H. Marcelet ont entrepris une série de recherches pour savoir si les colloïdes agissent seulement par leur état colloïdal, c’est-à-dire d'extrême division el comme
on l’a dil par catalyse, ou si, contrairement à ce que l’on croit,
la nature du métal n’est pas indifférente.
LDPAREILE
Ces travaux ne sont pas encore terminés: « Cependant, nous a dit M. Bossan, jusqu'à présent les expériences en cours semblent démontrer que la nature du métal influe sur le processus phagocytaire. »
« Cliniquement, dit Iscovesco, les métaux colloïdaux électriques à petits grains donnent les meilleurs résultats dans toutes les maladies infectieuses. »
Cette opinion est corroborée par nos recherches cliniques personnelles; aussi nous est-il permis de conclure que si l'argent colloïdal électrique stabilisé et isotonique agit par l'argent dissous. il paraît agir également et surtout par l’ar-
gent colloïdal.