L. — Septicémies
Septicémie à localisation cardiaque. — Rosenthal et Brissaud ont publié à la Société de l’Internat (Bulletin du mois d'octobre 1507), une observation de septicémie à tétragènes, avec localisation cardiaque, traitée par le collargol en frictions el l’électrargol en injections sous-cutanées. La guérison esl survenue en huit jours après deux frictions de col-
largol. suivies de cinq injections d’'électrargol.
OBSERVATION XII (personnelle)
Septicémie aiguë.
Marie D..., âgée de 50 ans, ménagère, entrée à l'hôpital Saint-Jacques le 15 Décembre 1907, salle Ste-Elisabeth, lit no 8,
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Cette malade étant montée sur une chaise a perdu l'équilibre et en tombant s’est fait une luxation en avant et en dehors de l’astragale, compliquée de plaie.
Elle rentre à l'hôpital Saint-Jacques le 15 décembre 1907, deux jours après l'accident.
L'astragale étant à moitié énucléé, nous pratiquons immédiatement l'astragalectomie, suivie de quelques points de suture.
Nous drainons et appliquons un pansement antiseptique.
Le 16 et le 17 pas de fièvre.
Le 18 décembre. — Grand frisson, fièvre 395. Céphalalgie, vomissements.
19 décembre. — La température est tombée le matin à 379, le soir
elle remonte à 40°. Irrigation continue d’eau oxygénée étendue sur la plaie et injection sous-cutanée de 15 ce. d’électrargol.
20 décembre. — La température est à 3705 le matin, le soir elle ne monte plus qu'à 39. Nouvelle injection de 15 cc. d’électrargol.
21 décembre. — Température, matin 37°, soir 37 9. Nouvelle injection de 15 ce. d’électrargol.
22 décembre. — Température, 37° le matin et 37°5 le soir. Nous cessons les injections d’électrargol.
Le 26, la température remonte à 3% et nous pratiquons une nouvelle série d'injections d'électrargol qui abaiïissent progressivement et définitivement la température.
Conclusion. — L’électrargol paraît avoir enrayé la septicémie et influencé la température.
M. — Infections puerpérales
Chirié et David ont appliqué la médication par l'électrarsol aux états puerpéraux. Ils ont remarqué l'influence indiscutable des injections d’électrargol, sur la marche de la température et l'infection.
OBSERVATION XII (personnelle)
Infection puerpérale.
Madeleine S..., 19 ans, entrée à Hhôpital Saint-Jacques, salle de Ja Maternité, le 3 juin 1908.
Etant enceinte de neuf mois, elle a eu les premières douleurs le 1er juin. Un médecin est appelé le lendemain et malgré des applications
de forceps réitérées ne peut arriver à extraire le fœtus.
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Cette malade après un voyage de 60 kilomètres rentre dans la matinée du 3 juin 1908.
Elle à un bassin oblique ovalaire dont elle présente tous les symptô-
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Les grandes lèvres sont très œdématiées ; de la vulve s'écoule un liquide séro-sanguinolent dans lequel on peut remarquer de petits morceaux de matière cérébrale, le toucher vaginal permet de constater que la tête est près de la vulve, au-dessous de la symphyse pubienne. On peut pénétrer dans le crâne par un orifice très petit.
Nous pratiquons immédiatement la basiotripsie qui est un peu laborieuse.
Après extraction du fœtus il s'écoule un liquide verdâtre et des lam-
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beaux sphacélés de même couleur sont éliminés par une injection vaginale d’eau oxygénée étendue.
La malade a dans la journée de nombreux frissons, le ventre est très douloureux.
La température est à 38°9, le pouls est à 120.
4 juin. — La température s’abaisse le matin à 37°2, le soir elle est à 38%. Le pouls est à 104.
9 juin. — Diarrhée, pouls petit, filiforme à 140. La température s'élève à 395. Injection intra-utérine et injection hypodermique de 15 ce. d'électrargol.
6 juin. — Température 39°. Injection de 10 cc. d’électrargol.
7 juin. — Température 38°2. Injection de 10 cc. d’électrargol. 8 juin. - Température 38°. Injection de 10 ce. d’électrargol.
9 juin. — Température 37°. Injection de 40 cc. d’électrargol.
Le 14 juin, la température s'élève à 37°8.
Le 15, elle est à 38°4 et le 16 elle remonte à 3904. Injection de 20 ce. d'électrargol.
Le lendemain la température est descendue à 37°2. Injection de 10 cc. d’électrargol. “
Le 18, la température s'étant élevée à 400, nous injectons 30 cc. d’électrargol qui abaissent la température, le lendemain, définitivement.
Conclusion. — L’électrargol a abaissé très nettement la température, qui est remontée après cessation du traitement.
OBSERVATION XIV (personnelle)
Infection puerpérale. — Guérison.
Marie M..., entrée à l'hôpital Saint-Jacques, le 15 mai 1908, salle de la Maternité. RCE
Le 30 mai, elle accouche normalement et le 2 elle est prise de frissons, douleurs au niveau de l'utérus. La température s'élève dans la soirée à 40°2. Le pouls est à 140. Nous injectons 15 cc. d’électrargol.
Le lendemain 3, la température s’est abaissée à 3806. Nouvelle injeetion de 10 centimètres cubes d'électrargol. Injections intra-utérines.
Le 4, la température se maintient à 39°. Nouvelle injection de 10
centimètres cubes d’électrargol.
Le 5, la température est à 3804 le matin, à 39 le soir. Injection de
10 centimètres cubes d’électrargol.
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6 juin, la tem] érature s'est abaissée à 37°4. Le pouls est à 100.
Le 7 juin, la température s'abaisse encore et nous pratiquons une nouvelle injection de 10 centimètres cubes d’électrargol qui abaisse la température jusqu'au 12 juin. — A cette date la température étant remontée à 39° nous praliquons le 13 et le 14, deux injections de 10 centimètres cubes d’électrargol et nous obtenons une chute définitive de la température à 37°.
Conclusion. — Dans cette seconde observation la température s’est élevée après cessation du traitement par les injections sous-cutanées d’électrargol.
N. — Périmétrite et péritonite OBSERVATION XV (personnelle)
Péritonite subaiguë. — Guérison.
Irène D..., entrée à l'hôpital St-Jacques, salle Ste-Elisabeth, lit n° 6.
Cette malade a eu un avortement à 4 mois, traitéet suivi d’un cure-
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tage, une pleuro-pneumonie deux jours après l'opération, guérie par des injections d'électrargol (observation DE
Dix jours après sa sortie de l'hôpital la malade est prise de douleurs abdominales partant de la fosse illaque droite et s’irradiant
dans tout l’hypocondre droit,
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Ces phénomènes douloureux ne disparaissant paset la malade ayant des nausées, des vomissements assez fréquents, une température à 39°, rentre à l'hôpital St-Jacques de nouveau le 23 septembre 1908.
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Le pouls est petit, filiforme à 120, les traits sont tirés, la langue est sèche ; vomissements dans la soirée.
Au toucher vaginal, douleur exquise dans le ceul-de-sac latéral droit,
La palpation est extrêmement douloureuse dans toute la région de l’hypocondre droit, on constate une défense musculaire énorme.
On sent un gros empâtement au-dessous des fausses côtes et la pression au niveau de la région rénale en arrière est très douloureuse.
Nous appliquons de la glace sur l'abdomen.
23 septembre. — Le pouls est à 120 le matin et à 138 le soir. La palpation au niveau de la fosse iliaque est moins douloureuse.
Le 24, — Le pouls est à 118, la température à 38°. Vomissements verdâtres, facies terreux, langue sèche, pouls très petit.
Le 25. — La température est à 39°, le pouls à 120.
Le 26. — Le pouls est à 120, la température à 386. Les phénomènes sont surtout accusés à la partie supérieure de l’hypocondre droit et de la région rénale. On constate un gros empâtement de toute cette région. ù
Le 27. - La température monte à 39°2, le pouls est à 130. Vomissements, état général mauvais. Une intervention chirurgicale nous paraît nécessaire.
Le 28. — Nous souvenant d’une observation publiée par le Dr Iscovesco et, le pouls et la température de notre malade restant très élevés, nous injectons 30 centimètres cubes d'électrargol.
Le soir la température s'élève à 396, ce qui ne nous surprend nullement, étant donné la dose élevée d’électrargol injectée.
Le 29 septembre. — Dès notre entrée dans la salle la malade nous crie : « Je suis guérie ». En effet la nuit a été bonne, la température est tombée à 36°6, le pouls est à 100.
La palpation est à peine douloureuse, et la malade éprouve une sorte d’euphorie.
La température s'élève le soir à 38. Nouvelle injection de 15 centimètres cubes d’électrargol.
30 septembre. — Tous les accidents ont cédé, la température est normale, le pouls à 96.
À partir de ce moment notre malade est entrée en convalescence .
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Conclusion. — Pas d'intervention chirurgicale. A la suite de l'injection d’électrargol, vérilable crise suivie d’une disparition complète de tous les symptômes alarmants.
Comme nous venons de le dire, au dernier Congrès de médecine de Paris, le docteur Iscovesco a communiqué l'observalion d'une périmétrite à allure extrêmement grave, el qui a été suivie de guérison à la suite d’une simple injection intra-musculaire de 10 ec. d’éiectro-argent isotonique et stabilisé.
O. — Pleurésie purulente
Triboulet a publié une observation de pleurésie purulente à staphylocoque d’une capacité de deux litres guérie en moins de 20 jours, après opéralion d’empyème simple, sans résection costale, et injection de plus de 200 cc. de solution d’élec- Uargol, par doses fractionnées de 20 à 30 ce.
OBSERVATION XVI (personnelle)
Pleurésie purulente. — Guérison très rapide.
Marie-Reine C..., âgée de douze ans, entrée le 18 juin 1908, à l’hôpital Saint-Jacques, salle Sainte-Marie, lit n° 6.
Cette petite malade a été atteinte, il y a quelques jours, d’une broncho-pneumonie.
Son facies est pâle, le pouls est très rapide 130, la température à
Une ponction exploratrice nous permet de constater au niveau de l'angle de l’omoplate et à droite la présence de pus dans la plèvre.
Le lendemain 3 juin, nous pratiquons la thoracenthèse et nous
retirons par aspiration 200 gr. de pus.
Nous injectons aussitôt in loco 50 cc. d’électrargol que nous laissons dans la plèvre. -
20 juin. — La température est descendue à 38°, le pouls est moins rapide.
15 jours après notre petite malade n'avait plus la fièvre, une ponction exploratrice ne ramena plus de pus.
Cette malade est sortie, un mois après son entrée à l'hôpital, entièrement guérie. ï
Nous l’avons revue depuis : elle est en parfaite santé. P. — Abcès du sein
Les premiers, Chirié et David ont fait connaitre un re-. marquable traitement des abcès du sein sans incision, par ponction aspiratrice et injection locale d'argent colloïdal électrique. (
Le résultat esthétique est absolument parfait.
Q. — Urologie
Le docteur Hamonic a obtenu des résultats des plus remarquables en injectant directement l'argent colloïdal au centre même des masses morbides dans les affections du testicule, de l’épididyme et de la prostate.
R. — Oltologie et ophtalmologie
Dans la mastoïdite suppurée, le docteur Massier a fait, après simple incision rétro-oculaire et évacuation du pus une injection quotidienne de 1 à 2 ce. d’électrargol dans la cavité où il a laissé le liquide. À la quatrième ou cinquième injection, le pus avait disparu et la guérison définitive eut lieu en quelques jours. ;
Des résultats excellents ont également été obtenus dans diverses ophtalmies. |