‹ L'Électricité à l'Exposition de 1900 (volume 2)Chapitre 153 sur 222 · MACHINES MAGNÉTO-ÉLECTRIQUES · texte numérisé non relu

MACHINES MAGNÉTO-ÉLECTRIQUES

du ressort ab et de la flasque F par les lames d’ébonite e, e, , e2 ; borne 2, avec le ressort nk ; borne 3, avec l’axe X.

La roue dentée, folle sur l’axe X, engrène le pignon qui termine l’axe Y de l’induit. Cette roue est entraînée par une tôle de vis montée sur l’axe X et qui s’engage dans une entaille oblique pratiquée dans le moyeu delà roue dentée. Lorsque cette roue dentée est miseen mouvement, l’axe X est décalé de gauche à droite, dans le sens de la flèche f ; il abandonne le ressort a qui, par son élasticité, vient s’appuyer sur la pièce d. Il en résulte que, au repos, les cou rants, venant de l’extérieur et pénétrant par la borne 3, passent par Xa et ressortent par la borne 2 ; la borne 1 est isolée et la bobine B est en court-circuit entre les bornes 3 et 2.

Lorsque l’appel magnétique est en marche, les courants induits, développés dans l’induit, passent directement, d’un côté par la borne 3, de l’autre par les bornes 1 et 2 réunies, car le ressort ab ne touche plus l’axe X, mais a pris contact avec la pièce d.

Dans l’appel magnétique à courants redressés, une pièce fixe A [fxg. 16) porte les balais métalliques D, D,, reliés respectivement aux deux bornes de l’appareil et isolés de la pièce A. Cetle dernière est traversée en son milieu par l’axe de l'induit terminé par une calotte en éboniLe E ; sur cette calotte sont fixées deux lames métalliques a et isolées l’une de l’autre et auxquelles aboutissent respectivement les deux extrémités de l’induit B.

L’appel magnétique Ducousso, exposé par la Société des établissements Postel-Vinay, comporte, comme les précédents, trois aimants en fer en cheval servant d'inducleur avec un induit genre Siemens ; mais l’axe de la manivelle {fi g. 17) n’a plus d'action sur le commutateur et la roue dentée a pour unique objet d’entraîner le pignon P de l’arbre Y Y, de l’induit. Cet arbre est en trois pièces : un axe central yy, , en

fer, un manchon d’ébonite ee,, une enveloppe en fer Y Y,. L’enroulement de la bobine B est attaché d’un côté à yy,, de l’autre à YY,. Sur l’axe YY,, en dehors de la flasque F, est calé un équipage à force centrifuge A. Sur la pièce fixe A est articulée une masselolte de plomb M, rivée sur le ressort a ; la jonction avec la pièce A se fait au moyen de goupilles i servant de pivots à la masse M et à l’aide du ressort r qui maintient le ressort a appliqué sur la pointe de l’axe yy,. En regard de ce système, un ressort recourbé b est isolé du massif par le bloc d’ébonite g et communique avec la borne 1. Un autre ressort d est également isolé du massif par le bloc d’ébonite f et communique avec la borne 3; ce ressort est en relation constante avec l’axe yy,. La borne 2 est reliée à l’axe YY,. Dans cette position, on voit que la borne 1 est isolée, mais que les bornes 2 et 3 sont réunies directement par les axes yy, , YY, et que l’induit B est en courtcircuit entre ces deux bornes ; c’est la position de repos telle que celle rencontrée dans les appareils précédents.

Lorsque la manivelle fait tourner le pignon P et l’axe de l’induit, la pièce A tourne également. La force centrifuge, agissant sur la partie mobile M de cette pièce, oblige le ressort a à abandonner l’axe yy, et à se porter dans la direction du ressort b qu’il rencontre. A ce moment, les bornes 1 et 2 sont réunies et les courants engendrés dans l’induit B,, par sa rotation en regard des pôles des aimants, passent par yy, et d vers la borne 3 et par YY,, A, i, r, M, a, b vers les bornes 1 et 2.

De nombreux modèles d’appels magnétiques pour téléphonie étaient exposés par la Société Siemens et Ilalske, de Berlin; Deckert et Homolka, de Vienne (Autriche) ; la Western Electric Company, de Chicago; la Société par actions du bureau électrique de Christiania; Erikson, de Saint-Pétersbourg, etc., etc.

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Fig. 17. — Commutateur de l’appel magnétique Ducousso.

Fig. 16. — Collecteur de l’appel magnétique à courants redressés de la Société industrielle des Téléphones.

Machines magnéto-électriques pour l’inflammation des mines. — Un certain nombre de magnétos appartenant à cette catégorie étaient exposées par M. Ducretet, entre autres une machine magnéto-électrique de Gramme et un exploseur rotatif, du poids de 4 kg, pouvant faire exploser trois amorces montées en tension. Cet exploseur rotatif est constitué par un inducteur composé de six aimants en fer à cheval et par un induit en navette mis en mouvement, à l’aide d’une manivelle, par l’intermédiaire d’une roue dentée et d’un pignon.

La Société Siemens et Ilalske, de Berlin, avait également exposé une magnéto pour explosion des amorces de mines dont l’inducteur est formé, suivant le modèle, de deux ou de trois aimants. Ces magnétos sont munies d’un commutateur qui permet de ne mettre la canalisation des amorces dans le circuit que lorsque l’induit a atteint la vitesse voulue, car, si le courant augmentait peu à peu d’intensité, les amorces les plus sensibles partiraient les premières et, le circuit étant alors interrompu, les autres amorces ne fonctionneraient pas.

MACHINES DYNAMO-ÉLECTRIQUES A COURANT CONTINU

Indépendamment des groupes électrogènes à courant continu qui ont fonctionné à l’Exposition pour fournir l’énergie électrique aux divers services, groupes qui ont été décrits en détail dans la deuxième partie de cet ouvrage, les divers constructeurs avaient exposé un grand nombre de machines qui vont être décrites sommairement, une étude complète exigeant des développements qui dépasseraient le cadre de cette revue.

Nous renvoyons les lecteurs qui désireraient des détails complets sur ces machines à l’ouvrage qui a 'été publié récemment par M. Guilbert 1 .

Maison Breguet. — Les dynamos de faible puissance construites par cette Société et destinées à fonctionner soit comme génératrices, soit comme réceptrices, sont bipolaires, du type cuirassé et avec enveloppe hermétique ou munie d’ouvertures de ventilation suivant les applications.

La figure 18 montre les détails de construction d’une dynamo de 0,9 kw, et la figure 19, ceux d’une dynamo de 11 kw, appartenant à la même série désignée par la lettre H.

Les inducteurs bipolaires ont une carcasse en acier coulé avec pièces polaires, de même métal, venues de fonte et situées dans un plan vertical.

L’induit est lisse avec noyau feuilleté et bobinage en tambour. Les balais sont en charbon et à calage invariable, quel que soit le débit.

Les paliers, supportés par un croisillon ou par une traverse, sont solidement assujettis à la

1. Les Générateurs d'électricité à l'Exposition universelle de 1900, par C.-F. Guilbekt. Un volume de *68 pages avec 20 tableaux et 616 figures et plans.

culasse. La fermeture étanche de ces machines est obtenue par l’emploi de calottes venues de fonte avec les paliers et boulonnées sur la culasse.

Le tableau ci-après fait connaître les constantes principales des diverses mackines de celte série H.

NOMBRE

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