‹ L'Électricité à l'Exposition de 1900 (volume 2)Chapitre 183 sur 222 · GRAND ÉLÉMENT · texte numérisé non relu

GRAND ÉLÉMENT

veiuii:

BOIS DOUBLÉ DE l’I.GMH

hauteur en mm longueur — largeur —

ton

hauteur en mm .

largeur — .

épaisseur — .

4 -f-- et 3 — 262 (+) 273 ;-) 212 (4- et - j 13 (4) et 8 (-) 21,6 environ

19 4 et 20 — 262 (+) 273 (— 212 (4- et — )

13 (+) 8 (-; 102,6 environ

TRANSFORMATE U H S DIFFERES 01 ACCL'M l LATEL RS

Capacité aux différents régimes

10 heures

amp -h.

ampères

1 273 amp. -h.

ampères.

Eléments de la Compagnie française des accumulateurs électriques « Union » (groupes a, b , c). — Les plaques positives de ces éléments ( fig. 32) sont en plomb doux laminé récroui ; on

Fig. 32.

part d’un lingot de 108 mm d’épaisseur, qu’on amène par des passes successives et de sens alterné à une épaisseur variant de 4 à 8 mm. Les plaques, coupées à la dimension convenable, sont placées sur une machine, où un outil de forme spéciale [fig. 33) soulève de leur surface une série de lamelles parallèles qui restent fixées aux plaques par leurs bases ; la largeur de ces lamelles, c’est-à-dire la profondeur des sillons creusés, est réglée par la position de l’outil et leur écartement, par le déplacement du chariot qui porte la plaque.

Les deux faces de la plaque sont taillées de la même façon d’une série de sillons dirigés dans le sens de la hauteur; le nombre de ces sillons par centimètre varie de 8 à 30, suivant l’application à laquelle la plaque est destinée; l’épaisseur de l’âme est également variable.

La formation des plaques est faite par le procédé Planté et aucun artifice n’est employé pour obtenir une formation rapide.

Les plaques négatives [fig. 34) sont constituées par un support empâté formé d'une série de barrettes, inclinées tantôt dans un sens, tantôt dans le sens opposé, maintenues dans un cadre et disposées entre un certain nombre de montants verticaux qui ont en même temps pour but de répartir le courant à la matière active.

Fig. 34.

Les plaques négatives et positives sont pourvues de deux queues coudées d’équerre à leur extrémité, comme on peut voir sur les figures. La queue destinée à recevoir la connexion porte un talon à sa partie supérieure; sur ce talon est soudée la barre de connexion.

Le montage se fait dans des bacs de verre pour les éléments dont la capacité n'est pas supérieure à 510 ampères-heure au régime de décharge en trois heures. Les plaques reposent sur les bords du vase par l’extrémité de leurs queues.

L’isolement des plaques est assuré par des tubes de verre. Pour maintenir ces tubes dans une position verticale, ceux placés au milieu de l’élément sont engagés dans une rainure creusée dans la barrette verticale médiane des plaques négatives; les tubes latéraux sont soutenus à leur

TRANSFORMATEURS DIFFERES OU ACCUMULATEURS

partie supérieure par des griffes placées sur les queues des plaques positives; ces derniers tubes reposent sur des supports en plomb antimonié, tandis que les tubes du milieu sont serrés, à leur extrémité supérieure, entre deux baguettes en verre que réunit un cavalier en plomb.

L’ensemble des plaques ainsi isolées est fortement serré par un ressort en plomb antimonié qui s’appuie d’un côté sur la paroi du bac et de l’autre sur la plaque négative extrême par l’intermédiaire d’un tube de verre.

Ces dispositifs sont représentés par les figures 35 à 37.

Les plaques négatives extrêmes ont une épaisseur moitié moindre que les autres.

Dans les éléments de grande capacité, le bac est en bois doublé de plomb et les plaques reposent par l'épaulement de leurs queues sur deux dalles de verre très épaisses placées dans le

Fig. 3.7.

Fig. 36.

Fig. 37.

bac et légèrement inclinées à leur partie supérieure vers le milieu du bac. Ces dalles ont une hauteur supérieure à la hauteur intérieure du bac et elles reposent dans la rainure extrême d’un support en plomb ; une autre rainure de celte même pièce sert de guide aux tubes de verre extrêmes qui séparent les plaques (Voir fig. 34 à 36).

Les barres de connexion en plomb ont une section en forme de trapèze plein pour les petits éléments; pour les grands modèles, le trapèze est évidé à sa partie inférieure.

Les batteries tampons sont montées avec les mêmes plaques et de la même façon que les batteries des deux autres groupes; le nombre et la largeur des ailettes peuvent seuls varier.

Le tableau suivant indique la variation de la capacité avec la rapidité de décharge.

Décharge en 1 heure : 6,7 ampères-heure par décimètre carré de plaque positive.

Eléments de la « Societa Italiana di elettuicita cia Cruto ». — Cette maison, qui est concessionnaire des brevets Majert pour l’Italie, exposait des éléments de ce type dont les plaques positives sont identiques à celles construites par la Compagnie Française des accumulateurs « Union », que nous avons décrites plus haut. Les plaques négatives sont du type « Pescelto », que nous avons également décrites dans les éléments de la deuxième catégorie.

Eléments de la « thk Chloride Electrical storace Syndicate ». — Les plaques positives de ces éléments se composent d'une grille, venue de fonte, en plomb antimonié. Le coulage est fait

sous pression, à l’air comprimé, et les moules sont disposés de façon à ménager une série de trous ronds destinés à recevoir des noyaux de plomb. Ces noyaux sont faits avec des bandes de plomb doux de 6 mm de largeur environ, qui sont gaufrées et coupées de longueur par une machine spéciale; après quoi ces bandes sont roulées sur elles-mêmes. Les pièces ainsi obtenues sont placées à la main dans les trous du cadre. Quand les plaques sont complètement remplies, elles sont passées à la presse hydraulique pour assurer les contacts électriques des noyaux avec le cadre-suppoi't. La formation des plaques ainsi préparées est faite par les procédés ordinaires de formation autogène, en employant des plaques négatives neutres.

Les plaques négatives sont du type Faure. Elles sont formées par l’assemblage, à l’aide d'un support coulé, d'une série de pastilles en chlorure double de plomb et de zinc. Pour fabriquer ces pastilles, on part de la lilharge «que l’on dissout dans l'acide acétique; puis on précipite par l’acide chlorhydrique. Le chlorure de plomb ainsi obtenu est alors fondu avec une petite quantité de zinc ; puis le mélange est coulé dans des moules de forme hexagonale. Les pastilles sont ensuite disposées dans la partie inférieure d'un moule dont la partie supérieure est fixée au piston d'une presse hydraulique. Quand le moule est rempli, on le ferme et on introduit sous pression du plomb antimonié fondu qui remplit les interstices laissés entre les pastilles. Une fois que les plaques ont été démontées, elles sont placées dans les bacs de réduction qui contiennent des feuilles de zinc. Le chlorure de plomb des pastilles est réduit et les pastilles sont transformées en plomb spongieux pur. Après lavage, les plaques sont passées au bain d hydrogène pour enlever toute trace de chlore.

Les connexions des plaques entre elles sont obtenues en engageant les angles supérieurs des plaques terminées (positives ou négatives) dans un moule de forme spéciale, dans lequel on coule du plomb.

La figure 38 représente un élément monté dans un bac de verre qui laisse voir une plaque négative.

Groupes a, b et c : Les éléments de ces trois groupes sont montés avec les plaques que nous venons de décrire.

Les plaques sont supportées, dans les bacs, par des dalles de verre, sur lesquelles elles s’appuient par des épaulements venus de fonte en dessous des queues de connexion.

Voici quelques données sur les éléments de cette fabrication :

\ positives . 21 X 23, 5 x 0,8

I négatives . 21,6 X 25. 5 x 0,5

{ poids de la matière active . 2 125 gr.

I — du cadre . 2 098 —

j poids de la matière active . I 012 —

( — du cadre . 1 394 —

Dimensions des plaques en cm

Plaques positives .

Plaques négatives .

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