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III. — ACCUMULATEURS AU PLOMB A POSITIVES PLANTÉ ET NÉGATIVES FAURE

Cette catégorie d’éléments était représentée à l’Exposition par plusieurs types importants. C’est dans celte catégorie que se classent la plupart des éléments à plaques en plomb doux à formation autogène; comme nous l’avons dit déjà à propos des éléments de la première catégo-

TRANSFORMATEURS DIFFÉRÉS OU ACCUMULATEURS

rie, les fabricants d’accumulateurs n’utilisent, en général, ce genre de plaques que pour les positives où leurs qualités particulières, telles que : la conservation de la capacité et, par suite, la durée, les régimes élevés qu’elles permettent d’atteindre en charge et en décharge, la grande robustesse, sont surtout utilisées; tandis que les plaques négatives, dont le travail est beaucoup moins pénible, peuvent sans grands inconvénients être construites comme celles de la deuxième catégorie et sont d'une fabrication moins pénible.

I11 Accumulateurs stationnaires. — Eléments de la Société Tador. — Les plaques positives de tous ces éléments sont obtenues par moulage du plomb doux dans un moule de forme spéciale. Les plaques ainsi moulées portent un grand nombre d’ailettes transversales destinées à accroître leur surface active; ces ailettes, qui existent sur les deux faces de la plaque, sont réunies entre elles par une àme centrale conductrice. De place en place, la plaque porte des nervures longitudinales qui augmentent sa résistance mécanique et contribuent à assurer une bonne répartition du courant. Un cadre, venu de fonte avec la plaque, sert à prévenir la déformation de cette plaque en même temps qu’elle fournit un passage de faible résistance au courant pour atteindre les dérivations principales formées parles nervures ; les plaques portent une queue de connexion très robuste et elles sont reliées entre elles par soudure autogène de ces queues à une barre de connexion.

Les plaques négatives sont formées d’un support en plomb antimonié présentant l’aspect d’un grillage à ouvertures rectangulaires; ce grillage est venu de fonte; il est très léger et les ouvertures sont remplies d’un mélange de minium et de litharge ; une fois empâtées, les plaques sont traitées par les procédés ordinaires.

Groupe a. — Les batteries destinées à l’éclairage sont formées d’éléments montés dans des bacs en verre pour les capacités n’excédant pas 47>0 ampères-heure et dans des bacs en bois, doublés de plomb à l'intérieur, pour les capacités supérieures. Les plaques de ces éléments sont isolées entre elles à l’aide de tubes de verre; elles sont supportées par des dalles de verre sur lesquelles elles reposent par des épaulements placés à chacune de leurs extrémités supérieures; ces dalles, disposées contre les parois verticales des bacs, permettent aux plaques de se dilater librement dans le sens transversal, tandis que la dilatation dans le sens longitudinal peut s'effectuer sans entraves, puisque les plaques sont suspendues aune certaine distance du fond des bacs.

Groupe b. — Les éléments des batteries de secours sont montés avec les mêmes plaques que les précédents et le montage des plaques est fait d'une façon identique.

Groupe c. — Dans les batteries tampons, on cherche à réduire la résistance intérieure des éléments au minimum; aussi les plaques sont-elles légèrement plus rapprochées que dans les éléments des deux groupes précédents.

Dans les éléments de grande capacité appartenant à ces différents groupes, le serrage des plaques est obtenu à l’aide de ressorts en plomb antimonié placés latéralement.

Eléments de la maison Alfred Dinin. — Cette maison exposait un nouveau type de plaque à formation autogène que nous ne faisons que signaler ici, parce que ces modèles, étant de création toute récente, ne sont pas encore complètement étudiés.

Éléments delà maison Heinz etC‘6. — Ces éléments, dont quelques échantillons de plaques figuraient à l’Exposition, sont encore à l’étude.

Eléments « oméga » de la maison Geoffroy et Delore (groupes a , b et c). — Les éléments appartenant à ces différents groupes sont identiques ; ils sont étudiés pour supporter des régimes élevés de charge et de décharge.

La plaque positive est du type à formation autogène Planté. Elle est en plomb doux fondu et constituée par une àme en zigzag, de 3 mm d'épaisseur environ, qui supporte un grand nombre de petites lamelles distantes de 0,5 mm environ.

Ces lamelles, disposées verticalement et perpendiculairement au plan de la plaque, ont une épaisseur de 0,3 mm, une largeur qui varie entre 2 et 8 mm et une longueur de 20 mm ; elles ont la forme d’un trapèze rectangle double qui suit les sinuosités de Lame. Chaque série horizon-

taie de lamelles est séparée de la série suivante par un intervalle de 1 mm qui permet leur libre dilatation.

Grâce à la forme spéciale de l ame, les deux faces de la plaque ne sont pas symétriques : les lamelles d’une face sont décalées de la moitié de leur hauteur par rapport à celles de l’autre face.

La plaque normale a une hauteur de 270 mm, une largeur de 210 mm et une épaisseur de 13 mm. Elle est divisée en six parties égales par deux nervures horizontales et deux nervures verticales ayant environ 2 mm d’épaisseur chacune. Son poids est de 5,300 kg. Sa surface apparente est 11,34 dm2 et sa surface active environ dix fois supérieure.

La plaque négative est constituée par un grillage en plomb doux, d une forme très spéciale, qui présente une série d’alvéoles, les unes à ouvertures carrées de 10 mm de côté, les autres rectangulaires de 10 mm de largeur sur 3 mm de hauteur. Ces alvéoles sont empâtées de matière active qu’on réduit en plomb spongieux par le courant.

Cette plaque a 270 mm de hauteur, 210 mm de largeur et 8 mm d’épaisseur ; elle pèse environ 3 kg.

Quelle que soit leur capacité, tous les éléments sont montés avec ces deux types de plaques, dont le nombre seul varie.

Les plaques sont isolées entre elles à l'aide de tubes de verre (/%/. 31), et elles sont suspendues par les queues qu’elles portent sur chaque extrémité.

Dans les éléments de faible capacité, celte suspension se fait sur les bords du bac en verre ; dans les éléments montés dans des bacs de bois doublé de plomb, les plaques sont supportées par des dalles en verre placées sur les côtés intérieurs des bacs.

Pour les éléments de grande capacité, les plaques sont montées par série de deux en dérivation dans le même bac.

Voici quelques données de construction sur ces éléments.

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