C. Nécessité d’un contact moléculaire
D'après ces conditions, on voit qu’il est de toute nécessité de pouvoir régler : 1° La vitesse de l’eau dans les cuves de stérilisation ;
Fio. 148. — Coupe d’un appareil à cinq plateaux de MM. Marmier et Abraham pour la production de l’ozone.
2° La vitesse de l’air ozoné ;
3° Le degré de concentration de l’ozone.
Les principes sur lesquels est basé l’appareil de MM. Marmier et Abraham sont les suivants :
Circulation de l’air entre deux plateaux métalliques présentant une assez grande différence de potentiel et production d’une décharge électrique sous forme d’effluves ;
Emploi de lames de verre comme diélectrique destiné à empêcher la mise en court-circuit des plateaux, par suite de la formation d'un arc électrique;
Régularisation du potentiel au moyen d’un déllagrateur formé de deux boules métalliques
placées en dérivation sur les plateaux; lorsque la tension est trop élevée, l'arc jaillit entre les boules; de la sorte il n’y a jamais rupture des glaces ;
Emploi d’électrodes à refroidissement interne, de façon à permettre de marcher avec une forte densité de courant.
La figure 148 montre le schéma d’un appareil à cinq plateaux.
Fig. 152. — Vue de l’usine de stérilisation des eaux par l'ozone à Emmerin.
quement; elle se rend ensuite dans une série d'éleclrodes, par une canalisation parfaitement isolée. Après sa sortie, elle se rend dans un nouveau vase Va également isolé et s’écoule sous forme de pluie dans un vase V,t.
L’eau devant servir à la réfrigération de l’autre série d’électrodes est traitée de la même façon.
L’isolement des liquides est parfait pour des différences de potentiel de 30 à 40 000 volts, lorsque la hauteur de pluie atteint 40 à 50 cm.
En principe, une installation pour la stérilisation des eaux est établie de la façon suivante [fig. 149) :
Le liquide est aspiré en a par une pompe centrifuge b\ il est remonté au sommet c de la oolonne c?, dont la disposition intérieure a pour but de diviser l’eau en minces filets sur lesquels s’exerce l’action de l’ozone ; un puisard g recueille l’eau qui, reprise par une pompe élévatoire f, est refoulée au réservoir de distribution j .
L'air ozoné est amené à la partie inférieure de la chambre de stérilisation, qu’il traverse de bas en haut, pour sortir en f.
Les plateaux Et sont reliés à l’une des bornes du transformateur, les plateaux E.a à l'autre. Les glaces G, correspondent aux plateaux Et, les glaces G2aux plateaux E2. Les plaques Ga sont percées au centre pour permettre l’arrivée de l’air fourni par une nourrice T, lequel traverse les plateaux E2.
Le point intéressant est le dispositif permettant de refroidir les deux séries d’électrodes avec l’eau prise à la même canalisation. Ce dispositif consiste à faire arriver l’eau dans un vase Y,, d’où elle s’écoule parle fond perforé, sous forme de pluie fine, dans le vase V2 isolé électri-
La circulation de l’ozone est assurée par un ventilateur m aspirant l’air atmosphérique pour le faire passer d’abord dans un dessiccateur l, dans un ozoneur A, enfin dans la colonne d.
Le dessiccateur n’est autre chose qu’un cylindre contenant de l’acide sulfurique concentré, qui absorbe la vapeur d’eau contenue dans l’air.
L’ozoneur que nous avons décrit précédemment a ses électrodes en fonte. Le courant électrique nécessaire à la production des effluves est fourni par un transformateur t , dont le circuit primaire (1) reçoit le courant d’un alternateur u actionné par la machine à vapeur v.
Le circuit secondaire (2) fournit à l’ozoneur des courants à une tension voisine de 40000 volts.
En n, on place en dérivation sur le circuit à haute tension le déflagrateur. L’étincelle produite est soufflée continuellement au moyen d’un jet d’air comprimé ou de vapeur.
L’installation de MM. Marmier et Abraham comprenait simplementla fabrication de l’ozone. En outre, un grand nombre de dessins et photographies reproduisaient des détails soit de l’usine d’Emmerin, soit de l’usine du Boléo (Mexique).
C’est à Emmerin, dans l’usine élévatoire des eaux de la ville de Lille, que MM. Abraham et Marmier ont établi une installation capable de stériliser 3 000 m3 d’eau par vingt-quatre heures. Nous donnons (fig. 150, 151 et 152) un plan, une coupe et une vue de cette usine.
Enfin, dans l’Exposition rétrospective des produits chimiques, se trouvaient divers appareils de M. Otto.
TABLE DES MATIERES
Généralités
Pages.
Installation de la classe 24 . 4
Installation de l’annexe . 4
Installations de laboratoires . 6
École de Physique et de Chimie de Paris . 6
Faculté des Sciences de Nancy . 8
Places de travail et tableaux de distribution . 9
Installations d’usines . 14
Appareils . 15
Matériel d’éleetrochimie . 11
Bacs d’électrolyse . 11
Diaphragmes . 18
Electrodes . 19
Classification . 19
Électrodes en platine . 19
Électrodes en charbon . 22
Électrochimie
A. — Electrolyse des solutions en vue de préparer des métalloïdes
Hydrogène et oxygène . 26
Fluor . 27
Appareils de M. Moissan . 27
Appareils de MM. C. Poulenc et M. Meslans . 30
Chlore . 33
Brome . 33
Carbone . 33
B. — Electrolyse des chlorures alcalins
Considérations générales . 34
Marche de l’électrolyse sans diaphragme . 35
Action des alcalis, de l’élévation de température et de la densité de courant . 33
Hypothèse sur la formation des hypochlorites et chlorates . 36
Emploi des électrodes bipolaires . 37
Hypochlorites . 38
Historique . 38
TABLE DES MATIÈRES
Pages.
Appareil Kellner . 40
Appareil Corbin . 42
Chlorates . 43
Historique . 43
Appareils . 44
Utilisation de l’énergie dans la labricalion des chlorates . 43
Dégagement d'hydrogène . 43
Production des chlorates . 46
Produits exposés . 47
Alcalis et chlore . 47
Principes de l’électrolyse des chlorures alcalins avec diaphragme . 47
Principes de l'électrolyse des chlorures alcalins sans diaphragmes, avec une cathode de mercure . 49
Appareil Solvay . 51
Appareil lthodin . 54
Appareil Ilargreaves-Bird . 55
Appareil Outhenin-Chalandre. . . 58
C. — Electrolyse des solutions en vue de pképaher des acides, bases, sels, etc.
Acide persulfurique et persulfates . . . . . 64
Chromâtes et bichromates . \ . 65
Perchlorates . 65
Permanganates de potassium . 66
Eerricyanure de potassium . 60
Fabrication des produits précipités . 66
Electrolyse des produits organiques . 67
É1 ectrométallurgie
A. — Electrolyse par yoie humide
Cuivre . 69
Affinage du cuivre . 71
Produits exposés . 76
Galvanostégie . 77
Galvanoplastie proprement dite . . 88
Cuivrage . 89
Or et argent . 90
Extraction de l'or . 90
L'Exposition du Transvaal . 96
Affinage de l’argent . 96
Affinage de l’or . 07
Extraction de l’argent et de l'or des résidus'. . 98
Produits exposés . 99
Argenture . 99
Dorure . 101
Nickel . 102
Extraction du nickel . 102
Affinagè du nickel . 103
Nickelage . 103
Zinc . 106
Recherches sur l’électrolyse des sels de zinc . 106
Extraction du zinc . 107
Électrozineage . 107
Platine . 114
Palladium . 114
TABLE DES MATIÈRES
Pages.
Etain . 115
Cadmium . 113
Chrome . 113
Vanadium . 116
Traitement dos minorais complexes . 1 1 G
Divers . 116
Électrogravure . 116
B. — Électiioi.yse pau fusion ignée
Généralités . 11!)
Avantages et inconvénients . 119
Température de l’électrolyse . 120
Sodium . 120
Alliages à base de sodium . 121
Lithium . 122
Magnésium . 123
Glucinium . 124
Aluminium . 125
Théorie de la fabrication . 126
Préparation des matières premières . 126
Électrolyseurs . 127
Marche de l’opération . 127
Produits exposés . 128
Aluminothermie . 129
L’ozone
Appareils de laboratoire . 132
Appareils industriels . 132
L’Glectricité
à l’Cxpositioo
Publiée avec le concours et sous la direction technique de MM.
E. HOSPITALIER
Rédacteur en chef de l'Industrie électrique
AVEC LA COLLABORATION