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L’OZONE

Appareils de laboratoire. — M. Berthelot faisait figurer dans l’Exposition centennale des Produits chimiques des tubes à effluves. Son appareil employé pour la production de l’ozone est classique. Il se compose, comme chacun sait, de deux tubes concentriques entre lesquels on fait circuler l’oxygène. L’ensemble plonge dans de l’acide sulfurique, le tube central est rempli du même liquide. Dans chaque compartiment à acide, plonge une lame de platine ; les électrodes sont reliées avec les deux pôles du secondaire d’une bobine de Rhumkorff.

Fig. 145, 146 et 147. — Appareils à ozone de M. Châtelain.

M. Châtelain exposait, dans la vitrine de la Société centrale de Produits chimiques (classe 87), deux modèles d’appareil à ozone de laboratoire. Ce sont des modifications de l’appareil de M. Berthelot, dans lequel on remplace l’acide sulfurique par de la limaille métallique (modèle 1898) (/ îg . 145 et 146) ou par des espaces dans lesquels on a fait le vide (modèle 1899) (fig. 147). Ce dernier se compose donc de trois pièces concentriques en verre ; on fait le vide dans le compartiment interne et le compartiment externe et les gaz circulent dans le compartiment moyen.

La Société industrielle de l’Ozone exposait dans l'annexe de la classe 24 un appareil basé sur les recherches de MM. Marinier et Abraham et destiné spécialement à la production de l’ozone en vue de la stérilisation des eaux.

Appareils industriels. — Les premiers essais de ces auteurs remontent à l’année 1895 ; ils leur permirent d’établir que les conditions de la stérilisation de l’eau par l’ozone sont les suivantes :

A. Concentration minimum de l’air ozoné ; cette concentration devra nécessairement dépendre de la nature des eaux en traitement sans cependant descendre au-dessous de 4 à 5 milligrammes par litre d’air ;

B. Nécessité de maintenir le contact entre l’eau et l'air ozoné pendant un temps plus ou moins long ;

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