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MACHINE ÉLECTRO-MÉDICALE

Depuis qu'on a commencé à étudier Télectricité, on a cherché à s'en servir pour laguérison de certaines mala-. dies. Bien avant la découverte de la pile, -on faisait déjà des frictions et des piqûres électrique?, grâces auxquelles certaines gens se croyaient guéris. Aussi, à une certaine époque, a-t-on voulu voir dans Télectricité une sorte de panacée universelle. Pour toulcs les maladies^

toutes les affeclions, de quelque nature qu'elles fussent, on se faisait électriser ; aujourd'hui encore, à chaque instant, apparaissent des inventions de ce genre. Ici ce sont des chaînes galvaniques; là, des bagues électriques ; plus loin, des buses magnétiques, des ceintures, des brosses, des cravates, des sachets, doués des-plus merveilleuses propriétés. Ce sont là des prétentions exagérées. Mais de ce que Télectricité ne peut devenir un remède universel, il ne faut pas conclure qu'elle ne soit pas propre à soulager et même à guérir certains maux. C'est surtout pour exciter le système nerveux qu'on emploie utilement les commotions produites par les agents électriques. Dans les paralysies, par exemple, où certains membres sont devenus inertes, une forte secousse peut quelquefois réveiller les nerfs et leur rendre leur activité première. J'ai été témoin d'un fait très-curieux. Une petite fille venait de naître à la ëuile d'un laborieux accouchement, et les organes de la respiration ne fonctionnaient pas; le père, médecin trèsdistingué, pensa que cette inertie pouvait provenir d'une asphyxie récente, il s'empressa d'électriser l'enfant, et la respiration recommença immédiatement. Depuis ce temps, la petite fille a grandi et n'a plus ressenti aucune difficulté dans la respiration. Le père avait donné deux fois la vie à sa fille. — Il ne faut pas croire cependant que, pour toute paralysie, ce moyen soit efficace. L'affaiblissement du système nerveux est déterminé par une foule de causes, et l'électricité peut en combattre seulement quelques-unes.

Lorsqu'on veut appliquer les courants électriques, il faut agir prudemment, examiner le tempérament du

malade, et juger si le mal résultant de ce remède énergique ne sera pas plus redoutable que le mal actuel. On doit choisir ensuite le «genre de courants qu'on emploiera, car tous les courants n*ont pas exactement les mêmes propriétés, et, surtout, on doit graduer Faction et en augmenter peu à peu Ténergie. Généralement, on fait usage des courants induits, à cause de leur facile réglementation.

On emploie pourtant quelquefois les courants de la pile, quand, outre la secousse musculaire, on veut produire certains effets chimiques sur le sang ou sur les organes. La pile, usitée alors, est celle de Pulvermacher. C'est une chaîne formée d'une série de petits morceaux de bois, sur lesquels s'enroulent, côte à côte et sans se toucher, deux fils, Tun en cuivre, l'autre en zinc. On plonge pendant un temps très-court cette chaîne dans de l'eau acidulée par le vinaigre, et on la

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