‹ L'électricitéChapitre 40 sur 80 · I I I 1 1 II II II · texte numérisé non relu

I I I 1 1 II II II

retire. Le bois s'est imbibé, et

l'action chimique de l'acide sur '''^- ^'.rpSîritl.er""'""

le zinc détermine un courant

(l'électricité. On prend dans chaque main une extrémité

de la chaîne et on reçoit des secousses ; celte pile a été

très-employée pendant un certain temps.

Le plus souvent on ne recherche pas ces effets chimiques, car le résultat du traitement est toujours trèsproblématique, et on ne demande à Télectricilé que la production des secousses. On emploie à cet effet divers appareils. La machine de Clarke elle-même

. 20â L'ÉLECTRICITÉ

serait très-avantageuse, si on pouvait facilement la régler lorsqu'elle est en marche. Aussi a-t-elle étt modifiée plusieurs fois. M. Page en donna une transformation (lès les premiers temps; puis un savant physiologiste, le docteur Duchenne, inventa plusieurs autres appareils, donnant des courants induits ou directs. Mais en raison de la complication de ces aj>parei]s on hésitait ■ beaucoup à s'en servir.

Aujourd'hui on se scrtgénéralement d 'une petite bobine d'induction , construite par M. Rhumkorff, et qui est un diminutif de sa pie.!io.-ci.LoeJoP„i.e™=chcr. S""'^^ macMnc. Ce sont deux bobines accouplées; une petite pile à sulfate de mercure; composée de deur ou quatre éléments, lance le courant dans le fil inducteur, et on recueille le courant induit avec deux armatures. Pour graduer l'appareil et faire en sorte que les secousses d'abord très-faible.« puissent devenir très-énergiques, on a recouvert les bobines de deux cylindres en laiton, formant un double manchon mobile. Ces manchons métalliques sont également sillonnes de courants induits, que développe le

ATPLICATIONS DIVERSES. S03

courant inducteur, et qui neutralisent ceux que l'on recueille. De sorte que plus grande sera la partie de la bobine recouverte par le manchon, et plus Taibles seront les secousses. Si les bobines sont entièrement recouvertes, les secousses seront nulles; si le cylindre

est entièrement enlevé, les secousses seront aussi énergiques que possible. Une tige graduée permet de retirer plus ou moins le manchon.

Cet appareil est enferme dans une petite boîte, très-facile à porter, et que le médecin peut avoir avec sa trousse, en faisant ses visites. Quand il veut s'en servir, il ouvre la boîte et monte la pile avec le sel de mercure, placé dans un des compartiments; il attache au.ï boutons les pièces qu'il emploiera, excitateurs, sondes, brosses, etc., il ferme sa boite et l'appareil fonclionne tout seul; il n'a plus qu'à en régulariser les effets, et il peut arriver que le malade guérisse au bout de quelques éleclrîsa lions successives.

Page 1