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DE3 CHARBONS

Le régulateur rend constante la longueur de Tare voltaïque, et la lumière devrait toujours avoir la même intensité; mais, en réalité, celle dernière condition rst loin d'être remplie, et il faut en accuser, non point l'appareil, mais les charbons dont on est obligé de se servir. Les conducteurs de l'électricité pourraient être formés de deux crayons en charbon léger et très-pur ; mais alors la combustion serait trop vive; les charbons disparaîtraient aussitôt; pour les remplacer, il faudrait perdre beaucoup de temps, et la dépense en serait considérablement augmentée. Il est donc nécessaire de choisir un charbon très-dur, très-dense, et en même temps très-combustible. On prend celui des cornues à gaz.

Lorsqu'on distille la houille, pour en retirer le gaz d'éclairage, il reste dans les cornues, d'abord du coke.

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puis un autre charbon parliculier, qui est appelé charbon des cornues à gaz. Ce dernier so i'orme en couche; épaisses, noires, métalliques, très-diiros et très-difl :'i tailler; il tapisse le sommet.de la cornue, \çtiqui ont été le moins échaufîéee pendant la dii C'est celle matière que l'on a choisie pour plications de l'électricité. Comme tous les cfat est bun conducteur de l'électricité; de plue, poreux, qualité qui le fait employer dan:

Ttunscn pour remplacer le cuivre; en fin il est très et très- combustible, ce qui le fait rechercher poi lumière électrique.

On taille de longs crayons pointuiî qui servirai conducteurs; on les adapte au régulateur, aux où viennent aboutir les pôles ; puis 1g régulaV l'ait se rapprocher, et c'est entre les pointes des ei que jaillit l'arc voltaïque. Comme l'éclat di dû à la fois au transport des molécnles et à la ci tiondes charbons, tout ce qui contrariera une causes affaiblira la lumière électrique et en dii l'intensité.

Or le charbon des cornues à gaz est loin d' il renferme de petits grains de sable répandus,, masse charbonneuse et en nombre très-coi Aussi quand un de ces grains de sable se renconi pointe cuflainméc du charbon, il ne peut pas bràt ne devient môme pas incandescent ; mais il -'■-"rhn'iÉ" grande quantité de chaleur pour se liquclier et couler de la pointe supérieure à la pointe inférieure, ainsi qu'on le voit dans la figure ; la lumière électrique pen- ' dnnt tout ce temps est affaiblie. Telle est la cause des i

Fig. SS. — Chartcm de U

PRODUCTION DE LA Ll'MIÈRE. 345

lillaiions désagréables de la lumière électrique. On lirait une étoile qui scintille ; la lumière augmente et timinue brusquement sans qu*on puisse remédier à ces Mcillations.

Ce n'est pas encore là le seul inconvénient provenant deVemploi des charbons impurs: les pointes s*émoussent, et bientôt les crayons sont plats : l'arc lumineux ne jaillit plus alors qu'entre deux surfaces. Quand viendra se présenter un grain de sable en un des points de cette surface, s'il est trop gros pour fondre tout de suite, Parc quittera ces points obstrués et jaillira entre les points voisins. Ainsi Tare voltaïque tourne autour des extrémités des charbons, il s'élance tantôt entre deux points, tantôt entre deux autres. Cet efTet ajoute encore à la titillation de la lumière électrique, et rend celle-ci complètement impropre à éclairer les travaux où il est besoin d'une vue assurée et délicate.

Telle qu'elle est produite aujourd'hui, cette lumière ne peut être employée qu'à des usages très-restreints, oiilcs oscillations ne sont plus un inconvénient : Téclairage des phares, les effets de théâtre. Pour qu'elle devienne propre à tous les usages, il faut d'abord purifier les charbons et les débarrasser des matières terreuses qui les souillent.

Plusieurs essais ont été fails, quelques-uns ont été couronnés de succès. Un chimiste, M. Jaoquelain, avait fabriqué des charbons qui s'usaient fort peu, et qui cependant, à cause de leur pureté, donnaient une intensité de lumière presque double de celle des charbons ordinaires. Mais il paraît que les procédés de fabrication étaient difficiles et coûteux; M. Jacqueloiii

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n'avait obtenu ces produits si rapprochés de la perA tion qu'en très-faible quantité. On avait également < sayc le graphite, c'est-à-dire ce charbon naturel qui i presque aussi pur que le diamant, et dont on troii des mines abohdaptes dans divers pays. Des exp riences furent faites à l'Opéra ; mais on ne leur doni aucune suite, peut-être parce que le graphite brâ très-difficilement et s'use très-vite.

Quand on songe que la qualité de la lumière ciel trique dépend surtout du charbon employé, il y a lii de s'étonner que les tentatives pour perfectionner l'éft actuel des choses ne soient ni plus nombreuses ni pli heureuses. On remarque, relativement à cette question une inertie qu'on n'avait point observée à l'occasid des autres difficultés.

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