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MACHINE MAGNÉTO-ÉLECTRIQUE

Généralement on se sert, pour obtenir la lumièr électrique, d'une pile de Bunsen, de 40 ou 50 couplei réunis les uns aux autres ; le courant qui se dégage si rend au régulateur et de là aux charbons. Le point lu mineux peut, comme dans une lampe quelconque, êtn entouré de globes en verre poli ou dépoli, selon l'efTd que l'on veut produire. Lorsqu'on doit se servir de k lumière dans des circonstances toujours semblables, on emploie, pour produire le courant, une machine magnéto-électrique. On évite ainsi la manipulation coûteuse et désagréable des piles; et on rend véritablement industrielle la production de la lumière électrique, puisque, avec cette machine, l'éclairage coûte moins que l'éclairage à l'huile.

Il n*y avait qu'à renverser la question des moteurs ectriqucs. Transformer rélectricité en force mécanique »t un problème insoluble dans les circonstances aclelles ; mais la transformation de la force mécanique ift électricité est aussi facile qu'économique. Dans la lachine de Clarke, par exemple, en tournant une roue lus ou moins vite, on détermine dans une bobine une brie de courants induits qu'on peut recueillir et utili- &r pour divers usages : le travail mécanique, développé ar la rotation de la roue, devient par Tintermédiaire le la machine, un travail électrique. C'est sur le prinipe de l'appareil de Clarke qu'a été construite la mahine dont il est ici question.

Au lieu de n'être composée que d'un seul aimant fixe, a machine magnéto-électrique en contient cinquantcàx distribués sur un châssis immobile. Ce châissis est ine série de sept tranches octogonales. On a disposé luit aimants très énergiques sur un même plan verûcal, un sur chaque côté de Toctogone, et ce plan se répète sept fois. Entre les groupes d'aimant passent les bobines; elles sont formées d'un double fer douxentouré de fils de cuivre recouverts de soie. Au repos, chaque Fer doux se place devant un des pôles de l'aimant et forme armature. L'ensemble de toutes ces bobines est porté par un arbre mobile que l'on fait tourner par un moyen quelconque.

Quand l'arbre tourne, chaque bobine s'approchant ou s' éloignant d'un pôle d'aimant fixe, est parcourue par un courant induit très-puissant, parce qu'il est instantané. Tous ces courants partiels développés dans chacune des^ cent douze bobines se réunissent en un

. seul dont la puissance est énorme; car on comprend qu'avec des soins et de Inattention, on peut enrouler les iils sur les bobines et les rattacher les uns aux autres, de telle façon que tous ces courants aient le même sens, et, par suite, qu'ils se renforcent en s'ajoutant les uns aux autres. Ce courant, résultant de l'ensemble, est amené aux charbons et produit l'arc voltaïque. Les bobines tournant très-vite, les courants induits se succèdent à des intervalles excessivement courts, et la lumière est continue.

Plus l'arbre, et avec lui les bobines qu'il porte, tourne vite, plus il se développe des courants induits, plus ces courants sont courts et plus ils so it énergiques. Toutes ces con litions dépendent les unes des autres. On reconnaît, en effet, que l'intensité définitive de la lumière croît à mesure que la vitesse de rotation augmente, mais que, lorsque Tarbre fait trois cent cinquante ou quatre cents tours par minute, la lumière cesse de croître et reste stationnaire. 11 se produit alors deux cents courants par seconde : Tœil ne peut certainement plus apercevoir les interruptions de la lumière électrique.

Les courants vont alternativement en sens contraire ; par suite, le transport des particules incandescentes de charbon a lieu tantôt dans un sens, tantôt dans un autre, ce qui fait que les deux charbons diminuent également,, puisque leur diminution n'a plus pour unique cause q.ie leur combustion. Cependant il peut arriver que, pour certains usages, on ait besoin d'employer des courants toujours de même sens ; on place alors sur la machine un appareil assez compliqué, et dont le rôle

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