‹ L'électricité (volume 2)Chapitre 27 sur 29 · ït · texte numérisé non relu

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et consomme de 1,7; taies ; d'après des rechi au laboratoire de 1 Electriciens, sous la M. Janet, la tempérai!

de 200° supérieure à ordinaire.

Plus récemment on tène, métal dont le [ 3,200° et dont on pe de meilleurs rendemei donneraient une boug

Dans tous ces systèn que l'avantage des h priétés sélectives des Grâce à la conductibil lampes se prêteraient faibles tensions et à peut seulement regret à un moment où déji butions a voltage plus ment, conviendrait le

Au lieu de s'adressi peut chercher àconstii substances réfractaire; émissif : le brillant ei là pour prouver quels la substitution au chai une difficulté se présen insurmontable; pourc l'incandescence au me

l'éclaibage êlectkique 275

est nécessaire qu'ils se laissent traverser par le courant, et, précisément, ils semblent être des isolants presque parfaits.

Heureusement, leur énorme résistance diminue, comme celle de tous les électrolytes, lorsque s'élève la température. Le fait, signalé dès 1868 par un physicien français M. Le Roux, avait même été mis à profit par JablochkolT pour la construction d'une lampe électrique, mais cet essai était bien oublié lorsque M. Nernst eut l'idée d'étudier les oxydes réfractaires, en vue de constituer des appareils pratiques, et parvint, après plusieurs années de recherches, à réaliser un système d'éclairage extrêmement remarquable.

Le filament, ou plutôt le bâtonnet, car ici le corps incandescent devient d'un diamètre assez gros, est formé d'une pâte plastique filée à la presse et desséchée. Cette pâte contient des agglomérants et de l'oxyde de zirconium mêlé à d'autres oxydes de terres rares 1 extraits de la gadolinite. On peut aussi se servir de magnésie qui a un pouvoir éclairant considérable; c'est elle, en effet, qui, portée à l'incandescence, fournit l'éblouissante lumière qui se produit dans la combustion du magnésium.

Pour que le courant, amené par des petits fils de

1. I! est avantageux ici, comme dans lus manchons dus hues Auur, d'avoir un mélange d'oxydes fermant des solutions solides réciproques, H. Ch.-Éd. Guillaume a montré comment les beaux travaux de Rubens permettaient de préciser, sur ce point, une idée déjà émise par M. Le Chàtelier; dans, le manchon Auer l'oxyde de thorium, qui a un pouvoir émisait faible, se refroidit difficilement et sert à échauffer l'oxyde de cérium qui est le véritable corps II

platine, puisse passer dans le bâtonnet, il est nécessaire d'allumer la lampe ; c'est-à-dire de porter la matière réfractaire à une température à laquelle elle devient conductrice. Comme on ne saurait sans regrets renoncer à trouver dans l'éclairage électrique les facilités particulières qu'il présente, d'ordinaire, pour l'allumage, il était nécessaire d'imaginer un procédé automatique permettant de chauffer le bâtonnet jusqu'au rouge sombre. M. Nernst a imaginé de l'entourer d'une spirale de platine qui, à l'origine, reçoit tout le courant et qui produit ainsi la chaleur nécessaire. Dès que l'oxyde a acquis une conductibilité suffisante, un petit électro-aimant met le fil de platine hors du circuit.

Mais cet ingénieux dispositif n'est pas la seule complication de la lampe; il faut encore un appareil capable de régler l'intensité du courant. Sans cette précaution le bâtonnet, devenant d'autant plus conducteur qu'il est plus chaud, serait traversé par une intensité rapidement croissante, et arriverait vite à une température où il se romprait ; un artifice très simple, consistant à introduire en dérivation un fil de fer très fin dont la résistance augmente quand la température s'élève, à l'inverse de ce qui se passe dans le bâtonnet, va permettre d'obtenir un réglage parfait.

On pourrait croire, tout d'abord, qu'il y a un réel avantage à n'être plus obligé de placer le corps incandescent dans le vide; cette légère simplification est malheureusement compensée par d'assez sérieux inconvénients. Le bâtonnet, entouré d'air, se refroidit beaucoup plus rapidement ; en outre, comme l'indi-

l'éclaibage électrique

queut certains auteurs, l'air est sans doute ionis hautes températures où il se trouve porté, et il ainsi, non seulement enlever de la chaleur p conductibilité thermique, mais encore livrer pa à une partie du courant dissipé en pure pei n'est pas cependant possible de faire le vide dà lampe, qui, pour d'autres raisons, ne fonction! plus.

Les filaments, formés par des composés toli les oxydes, peuvent en effet se dissocier dans U et seraient rapidement décomposés si on les c l'ait dans un espace privé d'air. D'autre pa: oxydes appartiennent à la classe des électrolyi pour atténuer les effets de l'électrolyse, il cor que le métal qui tend à se déposer puisse être < aux dépens de l'oxygène environnant.

Placée dans des conditions convenables, la 1 Nernst fonctionne très régulièrement ; elle donn lumière très belle et très blanche parce que le incandescent est porté à une température v< 2,400° ; elle consomme en moyenne 2 watts bougie.

On ne saurait trop admirer l'ingéniosité de l'i) leur, M. Nernst a donné un bel exemple de per rance ; il a vaincu toutes les difficultés semée sa route et ces difficultés n'étaient pas médk Dans une conférence faite à Goettingue il di « Lorsque l'on est parvenu à combler le pn abîme qui sépare une invention de sa réalisatioi si l'on préfère, la théorie de la pratique, on t) encore devant soi le chemin long et pénibl mène du Laboratoire aux applications conven

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l'éclairage électrique

position verticale, il n'y a pas d'are mats lumineuse; d'autre part, si cette gaine est la plus chaude, ce "n'est pas la plus < 85 p. 100 environ de la lumière totale qui proviennent du charbon positif, 5 p. 100 > et 10 p. 100 seulement de l'arc lui-même.

sion de lampe à arc est 'donc assez ma mais elle est restée en usage. La tempe charbon positif étant fort élevée et s d'après M. Violle, 3500°, il n'est pas étoi l'on obtienne un rendement excellent, 0,6 ; par bougie; a cette haute température, h de puissance maxima émise par le radia gral se trouverait déjà dans le spectre visr

La lumière de la lampe à arc est beau riche en rayons bleus et violets que les mières artificielles habituellement eraploj .elle l'est proportionnellement beaucoup i celle que nous envoie le soleil; une illui tique, due sans doute au contraste, no souvent trouver d'un bleu violacé; mais ce sont précisément ces couleurs qui lui encore et elle renferme une proportion pi de rayons rouges et jaunes que la lumièn

Si l'on mesure la différence de potentiel entre les charbons, on trouve qu'elle ne pe sans que l'arc s'éteigne, devenir inférioi trentaine de volts; une lampe à arc se comme un récepteur qui donne naissai force contre-électro motrice. 11 y a donc d sance électrique consommée, en dehors d< se retrouve sous forme de chaleur; on e

:cord aujourd'hui pour penser qu'un physique bien défini, vaporisation ou lion du carbone <re l'électrode positive, ! dépens de l'énergie électrique disparue.

es expériences de MM. Wilson et Fitzges à l'influence de la pression de l'âtmostnte sur la température des charbons, favorables à cette interprétation, et rs estiment, avec M. Le Chatelier, que ositif est à sa température de fusion et me température d'ébullition car, autrece élastique de la vapeur de carbone être considérable à la température à -ouvent portés d'ordinaire les filaments . incandescence, ce qui parait peu vrai- !. Le Roux a émis, il y a longtemps [uo la force électro motrice inverse qui s l'arc est d'origine thermoélectrique; îes récentes de MM. Georges, Aron, lient confirmer assez bien cette manière ii M. Ayrton a vérifié qu'en chauffant, une source étrangère, le charbon nétage nécessaire pour maintenir l'arc

nènes qui se produisent dans la lampe s très complexes. M"" Ayrton qui a fait, jne série très remarquable de patientes , entre autres résultats, mis nettement

le rôle que joue la combustion des s la stabilité de l'arc; le charbon ne s<

seulement, mais il brûle à là surfact

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Il esf certain d'autre part que les gaz traversés par la décharge électrique sont ionisés ; les conditions dans lesquelles fonctionne un arc sont fort complexes, on ne saurait encore appliquer, d'une façon certaine, à l'étude d'une question aussi difficile les résultats obtenus dans ces dernières années par les physiciens ingénieux qui ont débrouillé, dans des cas plus simples, le mécanisme de la conductibilité électrique des gaz; mais on peut prévoir que, dans un avenir prochain, les découvertes récentes permettront de dissiper enfin l'obscurité où restent encore beaucoup de points relatifs à l'expérience, aujourd'hui centenaire, d'Humphry Davy.

Pour être pratiquement utilisable, une lampe à arc doit posséder un appareil régulateur capable de la parer des variations qui se peuvent produire dans la tension d'alimentation, capable aussi de maintenir constante la distance des charbons qui tend à augmenter par suite de la combustion. Les modèles de régulateurs sont extrêmement nombreux ; on fait surtout usage aujourd'hui de régulateurs différen- \ tiels qui comportent deux bobines : l'une, en déri-

vation aux bornes de l'arc; l'autre, en série avec lui. ■ Un système mécanique, commandé par le jeu d'un

I électro-aimant, agit sur les charbons. L'arc fonc-

; tionne aussi bien avec de l'alternatif qu'avec du

continu ; toutefois, avec de l'alternatif, les deux ; charbons s'usent également ; il ne se forme plus le

[ cratère qui, pour le charbon positif, joue le rôle

1 d'une sorte de réflecteur, et la lampe envoie autant

de lumière vers le haut que vers le bas ; d'autre part, l'arc s'éteignant et se rallujnant chaque fois

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l'éclairàob électrique

un ingénieux régulateur d'admission d'air est dit pour Taire entrer en conflit les courants de gaî tant de l'appareil ou y pénétrant, de façon à ot une parfaite régularité dans l'arc.

D'autres systèmes analogues; celui de M. Jai par exemple, fonctionnent très régulièrement ; heureusement, il semble bien, d'après M. Blo que le rendement ne soit pas très bon, et la lurï trop bleue, a souvent d'assez fortes varia d'éclat.

On a été naturellement amené à se déniant l'on ne pourrait, comme pour les lampes à il descence, substituer au charbon dans la- lair arc d'autres substances douées de pouvoir sél Jablochkoff, dont le nom se retrouve à l'origjii tous les progrès réalisés dans l'éclairage électr avait déjà fait des tentatives intéressantes e

M. Bremer, M. Blondel ont proposé récem des solutions qui ont fourni d'excellents résu M, Blondel emploie, comme électrode positivi crayon formé d'un mélange de charbon et de mal minérales riches en fluorure de calcium ; le mél est protégé par une mince couche de charbon l'électrode négative, qui, ici, doit être placé haut, est constituée par un charbon ordinaire.

Ce système est souvent désigné sous le nom exact d'arc-flamme, parce que le fluorure de cal se volatiee et rend l'arc très lumineux ; ce n'est ici le charbon positif qui émet la plus grande p de la lumière; i| est dépassé, à cet égard, p

itenant en suspension les particules des ium.

à volonté, allonger l'are et le faire foncis des voltages divers, et l'on obtient un

tout à fait remarquable : un quart do nent doit être dépensé pour produire une érique moyenne. Le seul inconvénient, illeurs, est que la lumière fortement colore ou jaune, suivant la composition du mne aux objets environnants des teintes l'œil est mal habitué et qu'il juge, par ireables.

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