L'ABC *U MERCURE ET U LUMIÈRE FROIDE
:s résultats vraiment merveilleux, toutes es qui viennent d'èlre décrites, fondées iescence, restent encore des procédés uisque, même dans les plus perfectionoportion des radiations lumineuses aux ibscures et chaudes ne dépasse guère, évaluations les plus récentes. 1 pour 100 ; ion théorique n'interdit l'espoir de prolumière froide, et la nature nous prouve le problème n'est pas insoluble.
chorus noclilocus ou, pour parler plus , le ver- luisant, d'autres êtres encore 1 rayonnement contenu tout entier dan" isible. Il est même à remarquer que 1 dàtreà laquelle, mystérieusement, donn e ver-luisant se trouve précisément cor
l'éclairage électrique
respondre au maximum de sensibilité de n< de sorte que le rendement de cet économi mal se trouve encore être égal à l'unité, aloi qu'on tient compte des coefficients photom relatifs aux diverses couleurs.
Dans les phénomènes de phosphorescence souvent aussi de l'énergie chimique se trar en énergie rayonnante, correspondant à di lations visibles, sans que se produise er temps Une quantité notable de radiations à r guc période ; il ne paraît nullement impo* priori, d'arriver à communiquer à l'éther. ai: de la puissance électrique, des vibrations qnences convenables pour l'éclairage et qui r pas accompagnées do l'inutile cortège des ra infra-rouges.
Le classique tube de Geissler a, depuis Ion montré que les gaz raréfiés, traversés par un électrique, s'illuminent fortement, et l'analy traie de la lueur qu'ils émettent apprend qu' cette curieuse lumière, composée de ra bien déterminées, séparées les unes des aul de larges intervalles obscurs.
Mais le rendement d'un tel tube serait dét les électrodes s'échauffent beaucoup, la ré; du tube est énorme.
Tesla a montré, dans des expériences c> que les courants de haute fréquence peuv.
verser un tube sans électrodes, contenant très raréfié, en l'illuminant d'une lueur assi blable à celle du ver-luisant; mais, ici enc abime sépare la théorie de la pratique it l'on
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pas que le tube de Tesla puisse, directement, rendre des services à l'industrie.
Ce n'est qu'avec l'arc au mercure que les phénomènes de luminescence ont vraiment commencé a être employés pour l'éclairage.
L'idée de produire un arc entre du mercure et une électrode métallique est fort ancienne ; on peut rappeler un appareil déjà assez pratique, breveté en 1879, par Rapieff, et aussi les fort intéressantes expériences ou Jamin et M. Manœuvrier démontraient que l'on peut redresser un courant alternatif au moyen d'un arc maintenu entre une électrode de mercure et une électrode de charbon.
Arons, en 1892, construisit une lampe au mercure dans le vide qui a rendu de très grands services aux physiciens. MM. Perot et Fabry, particulièrement dans leurs belles recherches sur les phénomènes d'interférence, ont utilisé un modèle de leur invention pour obtenir une lumière très fixe, formée par quatre raies brillantes très intenses, deux dans le jaune, une dans le bleu, une dans le violet.
Mais ce sont les études remarquables de M. Peter Cooper Hewitt qui ont permis d'obtenir des résultats réellement pratiques.
L'ingénieux savant a imaginé des dispositifs assez divers. Le plus répandu est constitué par un tube assez large (20 millimètres environ de diamètre) et de 1 mètre 50 de long ; le courant est amené par une anode de fer et recueilli par une cathode de mer cure. On fait d'abord un vide très poussé dans cett enceinte de verre, et, une fois l'appareil amorcé, dan. la vapeur de mercure va se produire un arc régulie:
l'éclairage électrique
qui, sur un réseau à 120 volts, correspor courant de 3 ampères environ.
Mais la grande difficulté réside dans l'a la résistance au passage du courant est toi énorme ; pour la vaincre, il faut une tensi dérable que l'on peut produire, momentar au début, à l'aide d'une bobine d'induction encore, et plus simplement, on établira circuit en inclinant le tube de telle faç< mercure coule jusqu'à l'anode.
Une fois le gaz ionisé, sa cohésion ne plus au passage du courant et il se compor un conducteur, ainsi que l'a établi M. Bi ses belles expériences sur la cohésion diéle
La résistance de la colonne gazeuse n' seule qu'il faille surmonter. M. Cooper démontré, par de belles expériences, en conformes d'ailleurs à des résultats généi nus par J.-.T. Thomson, qu'il existe un opposition au passage du courant entre 1.
et la vapeur de mercure ; du côté de l'ano rencontre rien de semblable,
Cette résistance s'affaiblit beaucoup d< surface de la cathode se trouve désagré supériorité de l'électrode en mercure sur conducteurs métalliques provient de ci liquide, qui constamment se volatilise condenser sur les parois du tube, joue le rôle d'une surface cathodique en état grégation.
C'est sur cette résistance cathodique qu'est fondée l'intércssanlc application, i
parlé, de l'arc comme soupape pour les srnatifs.
de mercure luminescente, a, dans le Hooper Hewitt, une température voisine a n'est donc pas portée à l'incandestude du spectre prouve que les radia- : se composent presque exclusivement ion jaune orangé, d'une radiation verte ation violette, situées, par suite, toutes i partie visible.
mouvemeut vibratoire communiqué à nferme rien d'inutile ; pour le produire.
llu encore consommer plus d'énergie l'il ne serait théoriquement nécessaire, rtout de la résistance cathodique, et le par s'échauffer si on n'y prenait garde ; lement est déjà supérieur à celui des ::s connues. On ne consomme guère que viron par bougie.
;onvénient de ce nouveau mode d'éclaidénaturer complètement les couleurs ipparaitre les personnes et les choses verdàtre qui est fort pen agréable. 11 est ans des chantiers, on se préoccupe ir bien clair que d'apprécier la teinte il est vrai aussi que cette lumière très posante, qu'elle améliore, parait-il, le iais cet avantage moral n'a pas encore surer le succès des arcs à mercure, teurs préfèrent même y renoncer e .'enrichir la lumière de quelques races, eu entourant, par exemple, le tube
l'éclairage électriol'E
d'une gaze colorée avec des substances tell rhodamine. Malheureusement, on perd a notable partie des radiations émises.
Le système n'est donc pas encore parfait»
point pour la pratique ; d'ailleurs, la théc pas non plus tout à fait assise. Nous ne sa pourquoi -la vapeur de mercure Inminësce:
seulement des vibrations, de moyenne d'onde ; celte ignorance, d'ailleurs, n'est [ culière au cas des substances luminescentes ne sommes guère plus avancés dans la sance du mécanisme par lequel un corps provoque les ondulations de l'éther environ
Mais alors que nous avons pour nous gu l'étude des phénomènes de l'émission la I mentale de Kirchhoff, nous ne possédoni précis sur les conditions imposées aux coi nescents. Il est permis de supposer que, c leur intermédiaire, toute l'énergie élect pourra pas se transformer intégralement e:
luminescente ; on doit cependant être assu et déjà que, par ce procédé, les résultats l'éclairage deviendront singulièrement plt iniques que ceux auxquels conduisent les par incandescence.
1. Ce dillieili: prublL un: i.tmmH'in'e cependant isï'cl les travail* de Lort'l'itl et cuiix d'autres physicien exposé les recherches d:iii* mon livre : la Phgti'jue «
il', domaine que nous vouons de parcourir a :t ans habiles i rive n leurs de tant d'imporipiicalions par les immortels travaux des et des Ampère; la découverte de l'induction rni un moyen simple et pratique d'obtenir elecl.rique.au dépens de l'énergie mécanique, loinl de départ de colle rapide évolution me nous l'avons constaté, a transformé les s de toutes les industries, et, par suite, la vie sociale elle-même.
aie aujourd'hui que les progrès qui restent dans la voie actuellement suivie ne sauraient que des améliorations de détail. L'un des ns français les plus originaux, et les plue t, M. Leblanc, s'adressant aux membres de i internationale des électriciens, disait dans ^pittoresque: « Notre génération a vécu clion et je crois que ce thème est usé. Nous ssé notre temps à faire tourner des champs
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à gauche ou à droite et & combiner leurs mouvei avec ceux de collecteurs ou de balais. Ces que ont été tellement travaillées de tout côté qu'or les considérer comme épuisées ; si l'on veut tr quelque nouveauté il faut la chercher dans les a vide ».
Voici, en effet, qu'au, moment où il pouvi croire arrivé au terme du voyage, de nou horizons s'ouvrent devant l'électricien émen de vastes étendues, encore mal connues, mais déjà, il est permis d'affirmer la fécondité.
paraissent à ses yeux étonnés. Une carrière bornes s'étend de nouveau devant nous, qi travaux pour la génération qui arrive, que d' occupations !
Jusqu'à ces dernières années, l'on avait pr exclusivement étudié les phénomènes électr qui se produisent dans les conducteurs; puis, p petit, les idées de Maxwell et de Hertz sur le rô diélectriques, pénétrèrent dans la pratique et 1 couverte Je la télégraphie sans fil vînt illustre nouvelles doctrines.
l'ius récemment les recherches effectuées, pa brillante pléiade de savants, sur les phénon électriques dans les gaz raréfiés ont fourni résultats de la plus haute importance po philosophie naturelle; dans les espaces à peu vides de toute matière, les conditions se simpl et se rapprochent de celles où de grandioses i festations électriques se produisent dans l'imn» des espaces interplanétaires. Les hypothèses ha et récentes relativement à la constitution <
SOS l'Ê
matière, l'ingénieuse t devoir singulièremen nature de IVlectricité timides encore, con parlions dans le chap tement des découvert* physiciens de lajeunt El, de même que h etc., applications mo d'énergie qu'elles me grands transports de fi de chimie électrique, par les Marconi et le Howitt et de tant d'à prévoir que la porte prises, et que bientôt hautes applications ii
Ainsi déjà apparaît
à travers l'espace et disponible dans les ch
Cet éther qui nous d'une distance consi nous pouvons dispos( envoyée par le soleil, rendre, à notre volon
Le mécanisme qui, nos. transmet une pu bien, en principe, C( watts, et il n'est pas n'est plus lointain où des lampes électriqtn
l'évolution future de l'électricité
sans communication matérielle avec les circuits primaires et. placés à des distances assez grandes de ceux-ci. Remarquons bien que l'espace pourrait ainsi être sillonné par des ondulations qui resteraient sans action appréciable sur les circuits autres que les récepteurs, accordés au préalable de façon à former résonnateur.
P'autre part, on commence à apercevoir laf possibilité d'obtenir, dune manière véritablement pratique, l'énergie électrique au moyen de l'énergie calorifique ou de l'énergie chimique; là encore, une grande question économique ne semble pas éloignée de recevoir une solution favorable.
Ainsi les moyens de communication, la télégraphie, la téléphonie, demain peut-être la vision à distance, rapprochent les hommes les uns des autres, s contribuent à amener la définitive satisfaction de ce besoin de fraternité et de concorde que ressentent, tous les peuples; et, d'autre part, les progrès quotidiennement réalisés' dans la façon de produire et de transmettre l'énergie en quantité considérable, accentuent ce mouvement industriel et social dont, par des exemples précis, nous espérons avoir, au cours des pages qui précèdent, fait comprendre le sens et l'importance.
Bientôt, sans doute, après le domaine industriel désormais conquis, l'électricité s'annexera l'agriculture; les irrigations, lès drainages peuvent déjà se faire avantageusement au moyen des moteurs modernes et bien des machines agricoles sont mises en mouvement par le courant.
Et, partout, en même temps que d'énormes béné-
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fi ces économiques, révolution qui se poursuit apportera de plus grands bienfaits encore. Qui ne voit, en effet, apparaître avec elle La grande et profonde utilité sociale qui lui est inhérente?
Avec le progrès actuel du mécanisme, la tâche du travailleur s'ennoblit chaque jour: le laboureur, dans les champs, et l'ouvrier, dans l'usine, prennent conscience du rôle essentiel que partout doit jouer 1* intelligence.
Les besognes serviïes tendent à disparaître ; trop longtemps, sous une forme atténuée sans doute, mais encore pénible et opprimant, a duré l'asservissement à la nature.
« Quand la navette marchera huile seule, disait Àristote. on pourra peut-être supprimer l'esclave ». Ces temps que le philosophe antique considérait comme ne devant jamais venir, ne paraissent plus éloignés aujourd'hui: bientôt, mue par l'énergie que la science a su conquérir, la navette travaillera sous la direction active et intelligente d'un homme sur qui ne poseront plus les servitudes de la matière et. dans le domaine moral comme dans le domaine économique, l'Electricité aura été la grande libératrice.