‹ L'électricité (volume 2)Chapitre 7 sur 29 · PHÉNOMÈNES · texte numérisé non relu

PHÉNOMÈNES

Les diverses modifications physiques que peut subir un corps, influent sur ses propriétés magnétiques; parmi ces actions Tune des plus importantes, tant au point de vue théorique qu'au point de vue pratique, est incontestablement celle qu'exercent les changements de température.

Depuis longtemps, Ton sait qu'un aimant porté au rouge perd sa vertu magnétique et la liste est longue des recherches consacrées à ce sujet depuis celles de Gilbert et celles de Coulomb. Dans ces dernières années l'on peut citer les travaux de MM. Ewing, Berson, Ledeboer, Le Chatelier, etc., mais l'ensemble le plus important est celui qu'a

1. Je laisse ici entièrement de côté les actions si remarquables qu'exerce le champ magnétique sur les propriétés ptiques des corps, ces actions ont donné lieu, en ces dernières inées, à des travaux d'une grande importance et ont suggéré 3S théories du plus haut intérêt, mais j'ai exposé ces questions ans mon livre la Physique modnmc.

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publié, en 1895, P. Curie. Là, coi ses autres œuvres, l'admirable phy tnarqiie puissante de son pénétrant • les expériences de Curie ont été méthode extrêmement ingénieuse corps étaient chauffés 'par un petii et leurs propriétés magnétiques t.

procédé très original.

Curie a découvert ce fait capital certaine température, dite tempér formation, tous les corps ferromagi portent à la façon des corps paran perméabilité devient, pour une U indépendante du champ. Pour le fe ture de transformation est voisine magnétite elle est de 535".

On a constaté une discontinuité même température de 750", dans priétés du fer, par exemple, comm dence très habilement M. Pionchc leur spécifique; toutes ces variation correspondre à un véritable cha d'ailleurs, pour le fer, ce change pas unique, Curie, poursuivant se des températures plus élevées, no nouvelles transformations à 'JôO" et

Pour les corps paramagnétiques qu'il a pu étudier, Curie est arriv importante à laquelle les physicier meut donné son nom : il a démonti tibilité magnétique variait eu rais température absolue. Celle loi se i

tement, aussi bien pour des métaux solides l le palladium, que pour des gaz comme l'o?

MM. Fleming et Dewar qui ont fait des expéi pour ainsi dire complémentaires de celles dt en étudiant le magnétisme dans un vaste ini de température mais pris de l'autre côié de l'( depuis la glace fondante jusqu'à l'air liquide lant. ont confirmé l'exactitude de la loi d aux basses températures.

Enfin Curie a aussi étudié les corps dia tiques, il a montré que, pour eux (sauf bismuth et l'antimoine qui font exception) les cients d'aimantation restent constants qu champ varie et aussi quand la température ; Les changements d'état physique ou les c ments allotropiques n'ont qu'une très m influence sur les propriétés diamagnétiqu paraissent ainsi ne dépendre que de l'état d nières particules de la matière et non de leui gement.

Les efforts mécaniques exercent une acti marquée sur l'aimantation des corps ferro tiques ; mais quand on sait combien peu sont précises nos connaissances sur les pro mécaniques des solides, on ne saurait s'étonm malgré d'importants travaux, nous ne soyo:

peu avancés dans l'étude de cette question plexe; on a constaté, par exemple, que par d'une traction faible et constante, l'aimanta fer croît jusqu'à un maximum qu'elle alteir un certain champ critique ; puis elle d

Il y a fort longtemps que Ton a commencé à étudier les phénomènes d'aimantation par décharges oscillantes; dans ces dernières années, MM. J.-J. Thomson, Pellat, Bjerknes, Klemencic, etc., ont publié sur le sujet de remarquables mémoires. Plus récemment, MM. Tissot, Piola, Lori, Eules, etc., ont fait voir comment les oscillations peuvent agir sur les coefficients d'aimantation, ou sur l'hystérésis magnétique; dans un travail tout récent, M. Maurain est parvenu à montrer comment, chaque fois que les oscillations électriques agissent sur l'aimantation dans des conditions nettes, on peut prévoir le sens de leur action, et ce très habile physicien a réussi à donner, par une analyse serrée de la question, des règles précises permettant de calculer quantitativement cette action.

Si les propriétés magnétiques dépendent des modifications physiques, on peut penser que, réciproquement, les diverses propriétés d'une substance seront altérées par l'aimantation, et la liste est longue, en effet, de ces variations produites par le magnétisme : modification de la résistance électrique, modification des phénomènes thermoélectriques étudiées d'abord par lord Kelvin, puis par M. Houllevigue, modifications mécaniques très nombreuses, etc., etc.

Parmi ces dernières, on s'est spécialement occupé ies changements de dimensions et de densité qu'éprouvent les corps magnétiques sous l'influence d'un zhamp ; ce sont les phénomènes que l'on appelle les phénomènes dç magnétostriction; ils ont fait, eu,

particulier, l'objet de très bel ud physicien japonais, M. Na montrer comment l'applicatif thermodynamique permettaie santés relations entre les d par l'aimantation cl l'influence sur l'aimantation.

C'est également par des con empruntées à la thermodynarr blit, le premier, qu'un corps l'aimantation, devenir moins al qu'a l'état neutre ; el ce savani sur ce fait que les forces élect quelque sorte, de mesure aiu prévoyait que, d'une manière aimanté serait, dans un élém< rapport à celui qui Test moin

Ces conclusions théorique M. Duhem, ont été vérifiées ] tateurs, MM. Lala et Fournier par M. Hurmuzescu qui a fait bel ensemble de recherches.

Ainsi, le magnétisme interv:

chimiques; un chimiste améri M. Colardcau, avaient d'ailleu mènes qui mettaient en évider mais elle est devenue, depuis l'une de celles que le calcul prévoir.

La grande généralité des a< le rôle qu'elles exercent sur iniques pourraient donner à p

amener une perturbation des fonctions vitales chez les organismes inférieurs. Cette idée paraît d'autant plus plausible que M. 0. Lehmann a démontré que, dans les célèbres cristaux mous ou liquides qu'il a découverts, se manifestent des tendances marquées à des orientations déterminées sous l'influence d'un champ magnétique.

Mais M. Du Bois n'a pu, même dans un champ atteignant une valeur de plus de 50.000 unités, observer aucun effet perceptible ni sur des protozoaires, ni sur des diatomées. Il est donc à peu près certain que les organismes primitifs n'éprouvent aucune sensation magnétique, et, quoiqu'il ne soit pas absurde de supposer, comme le font quelques personnes, que des animaux supérieurs, comme le pigeon voyageur, ont des impressions magnétiques qu'ils utilisent pour trouver une direction, la chose paraît du moins assez invraisemblable. Nous pouvons, d'ailleurs, être très étonnés de ne pas posséder un sens magnétique, quand nous constatons combien nombreuses sont les actions du magnétisme et lord Kelvin a même dit, très justement, que l'absence d'un tel sens est une véritable merveille.

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