THÉORIES DU MAGNÉTISME
Tous ces changements mécaniques et physiques, qu'éprouvent les corps magnétiques par l'aimantaon, paraissent bien dus à une modification subie ir la molécule elle-même et il est naturel de pent que l'effet élémentaire doit être une orientation î cette molécule.
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faibles quantités de carbone ou de métaux tels que le manganèse ou le tungstène, il acquiert de la stabilité aux températures ordinaires.
Au-dessous de 700° un échantillon de fer doit être considéré comme constitué par une sorte de réseau à mailles serrées formé de composés définis tels que la cémentite (carbure de fer répondant à la formule Fe 3 C) et de fer 75 dans ce réseau se trouvent emprisonnées des molécules de fer a.
Vient-on à introduire cet échantillon dans un champ magnétique, les particules a deviennent des aimants très petits qui cherchent à s'orienter dans la direction du champ, mais leurs liaisons aux éléments du réseau forment une résistance, d'où la force coercitive, et les empêchent, d'autre part, de revenir à leur position première quand le champ s'annulera d'où Thystérèse et l'aimantation permanente.
On comprend qu'il doit exister une saturation, puisqu'un noyau magnétique ne saurait évidemment posséder une aimantation plus grande que celle qu'il acquiert quand tous ses aimants moléculaires auront pris la direction du champ magnétisant ; l'on s'explique également l'influence des flexions qui déchirent par place le réseau de fer y et diminuent, par suite, le magnétisme rémanent ; l'on aperçoit aussi le rôle de la trempe qui saisit, en quelque sorte, le fer dans l'état 7 non magnétique pour
mener dans un état de faux équilibre sans qu'il pu se transformer aux températures ordinaires, l'on se rend compte enfin de l'action du recuit
ii, effectué à une température inférieure à la tem-
' l'électbicité
■itique, laisse s'opérer un oins complète et détruit . de la trempe.
,é, pour interpréter toute nplexes que présentent I oduire d'autres variétés te îment dans un intervalle nt entre 700° et S00"< n nt pas le carbone et eons els que la martensite, et
es recherches de M. Osi nt sur le problème si co:
mais elles n'épuisent ne du physicien. On pe
liaisons qui agissent su
Ewlng, pour les expliqm 'enir les actions magnétîq is les uns sur les autres ■prêter complètement l'ai on ; mais, dans cette mai :nal les différences de pro it les différentes directù ime l'ont- fait Wiedeme
avoir aussi recours à iculaires mécaniques ajoii magnétiques, il en soit, il reste d'aillé mrquoi les molécules so s. On sait que, d'après . erait parcourue par un
par suite à un petit aim.
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rie complétée par Weber, reprise par Ewing, représente assez bien les faits ; on conçoit bien que les courants s'orientent sous Faction du champ, on conçoit aussi, qu'au moment de la réaction du champ, il se produise des courants induits obéissant à la loi de Lenz et ayant, par conséquent, un / sens contraire à celui des courants primitifs ; ces courants permettent d'interpréter les phénomènes du diamagnétisme.
Mais, quand on entre dans le détail; on rencontre des difficultés que Maxwell a en vain cherché à écarter; aussi bien, de nouvelles questions se posent, auxquelles on ne peut donner de réponses : d'où viennent ces courants particulaires eux-mêmes ? quelle est l'origine de la quantité d'énergie qui, si faible soit-elle, doit être mise en jeu ?
M. Langevin a cherché à rattacher les phénomènes du magnétisme aux idées, actuellement si en faveur, d'après lesquelles la matière serait une agglomération de centres électrisés, d'électrons en mouvement ; il a pu ainsi, grâce à une analyse très pénétrante, proposer une théorie d'ensemble qui paraît rendre compte de la plupart des faits et qui, en tout cas, est une construction des plus ingénieuses et des plus puissantes. Cette théorie est, en quelque sorte, pour le magnétisme, l'équivalent de ce qu'est, dans l'étude des propriétés des gaz, la théorie cinétique ; elle établit, d'ailleurs, un lien étroit entre ^aimantation et les propriétés thermiques et elle a armis à M. Langevin de retrouver, par le calcul, les >is de Curie, relatives à l'invariabilité de la consulte diamagnétique quand la température change
se trouvent groupés ces phénomènes de retard qui se rencontrent dans beaucoup de propriétés de la matière. La théorie de M. Duhem, en dehors de son intérêt philosophique, conduit à des résultats qui concordent très bien avec les expériences relatives à des cas très complexes, en particulier, avec les résultats obtenus par M. Maurain sur l'hystérésis magnétique produite par un champ oscillant, superposé à un champ tournant ou à un champ constant.