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LE TRANSPORT DE L'ÉNERGIE ÉLECTRIQUE

mètres à Theure ; pour marcher à cotte allure, il faut une puissance énorme, ne fut-ce que pour vaincre la résistance de Tair qui exerce à Tavant de la voiture une pression considérable.

Le système triphasé a d'incontestables avantages, il semble particulièrement convenir pour les lignes de montagne à cause de la facilité avec laquelle les moteurs peuvent fonctionner comme génératrices et servir, dans les descontes, à récupérer de Ténergie ; mais IL a ses inconvénients, il exige deux fils de ligne, il demande, pour que Ton puisse obtenir un bon facteur do puissance, l'emploi de moteurs à faible entrefer et par suite, d'une construction assez délicate ; d'autre part, ces moteurs ont des vitesses presque invariables, et il faut combiner des dispositifs assez compliqués pour arriver à faire changer la vitesse.

Aussi, depuis deux ou trois ans, on peut observer une tendance assez marquée pour équiper les lignes de traction avec le système monophasé ; l'invention des nouveaux moteurs à courant alternatif simple, dont nous avons parlé, a rendu ce système pratique.

La première installation de ce genre a été faite en Amérique et Ton en trouve maintenant d'assez nombreux exemples, en Allemagne et en Belgique, qui fonctionnent d'une manière très satisfaisante. Un seul fil est nécessaire puisque le retour peut se faire par la terre ; dans certains cas cependant, le retour par un deuxième fil est rendu obligatoire par les règlements. L'énergie peut être transmise sôus une tension très élevée et l'on peut user de la distribution par transformateurs statiques ordinaires*

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Ces moteurs ont une vitesse facilement réglable sans perte d'énergie, et ont^ nous l'avons vu, le grand avantage de pouvoir être alimentés, le cas échéant, par des courants continus, ce qui permet aux voitures des lignes interurbaines à courant alternatif de pénétrer jusqu'au centre des vilies par les voies urbaines à courant continu.

Ce système, qui paraît plein d'avenir, n'est évidemment qu'à ses débuts ; certaines imperfections devront être corrigées, il conviendra en particulier, pour qu'il puisse prendre place dans la traction des trains lourds, que l'on parvienne à établir des moteurs capables de fonctionner sous des voltages plus élevés que les moteurs actuels.

En racme temps que le courant alternatif simple rentrait ainsi en faveur, le courant continu, grâce à des perfectionnements permettant l'emploi des hautes tensions, reprenait aux yeux de ses partisans la supériorité qu'il semblait avoir perdde. En 1903, M. Thury a établi en France la ligne de Saint-Georges de Gommiers à La Mure où un courant de 2.400 volts est amené par des archets à quatre moteurs en série ; deux fils et les rails de roulement constituent une distribution à deux ponts. Depuis lors, d'autres lignes, à Cologne, à Sainte-Marie-aux-Ché.nes, à Bellinzona, sont équipées d'une façon analogue.

Dans plusieurs de ces installations, quelle que soit d'ailleurs la nature du courant adopté, on a commencé à substituer aux trains remorqués par une locomotive unique un ensemble de voitures toutes automotrices. Les avantages de cette substitution sont multiples et évidents ; on augmente, par ce

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