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EFFETS CHIMIQUES

pistolet de Volta. — Sous l'influence de T^tincelle électrique, certains corps se combinent pour former un nouveau corps. Ainsi, par exemple, le gaz hydrogène et le gaz oxygène, soumis à l'action de l'étincelle, s'unissent brusquement pour donner naissance à de la vapeur d'eau. L'e.xpérience du pistolet de Volta est basée sur ces effets chimiques. Le pistolet de Volta (fig. 63] est ordinairement consti- ^ tue' par un vase métallique, dans

lequel on introduit deux parties en volume d'hydrogène et une partie d'oxygène. L'ouverture d est fermée par un bouchon de liège ; la paroi du vase est traversée par une tige en métal d, isolée par un manchon c; cette tige est terminée à chaque extrémité par une boule ; se trouve à une très petite distance du fwnd. En produisant une étincelle entre la boule extérieure et une bouteille 9 de Leyde ou une ma-

chine, cette étincelle se reproduit à l'intérieur et détermine la combinaison des gaz, combinaison accompagnée d'un grand dégagement de

la boule intérieure i

HB

; DES DÉCHARGES ÉLECTBIQLES

chaleur et, par suite, d'uQe expansion considérable de la vapeur d'eau formée qui projette au loin le bouchon.

La figure 64 montre une autre disposition du même appareil, moins commode, mais mieux en rapport avec son nom.

Décompositions chimiques. — L'étincelle électrique produit souvent un effet inverse au précédent : elle décompose un corps composé. En général ce phénomène se produit lentement et pour que la décomposition soit complète, il faut des étincelles successives nombreuses. C'est ainsi qu'en faisant passer dans du gaz ammoniac une série prolongée de décharges, on voitlevolumedu gaz augmenter progressivement ; au bout d'un certain temps le mélange gazeux a doublé de volume et on reconnaît qu'il est formé d'azote et d'hydrogène, éléments constitutifs du gaz ammoniac. Ce gaz est composé en effet d'un volume d'azote et dejtrois volumes d'hydrogène, condensés en deux volumes ; en se séparant, les éléments azote et hydrogène reprennent leur volume primitif, c'est-à-dire i + 3 = 4 volumes/au lieu de deux qu'ils occupaient précédemment.

Formation de] l'ozone. 1 — On a vu plus haut qu'une machine en activité laisse échapper des aigrettes lumineuses ou donne, lorsqu'un corps conducteur est à proximité, des étincelles de diverses formes. Quand |la machine a| fonctionné pendant un certain temps dans ces condin sent une odeur caractéristique qui est due à l'élecrîsation de l'oxygène de l'air. L'oxygène ainsi électrisé k reçu le nom d'ozone.

Quand un orage violent éclate et qu'un coup de foudre

frappe le sol à proximité du lieu où Ton se trouve, on sent une odeur particulière ; c'est celle de l'ozone produit par les décharges atmosphériques. On pourrait tirer de là une preuve, s'il n'y en avait beaucoup d'autres, de l'identité de l'électricité atmosphérique avec celle des machines.

ÊLËCTRiCITÉ ATMOSPHÉRIQUE

■ Électricité atmosphérique — Le Paratonxerrk

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Ëlectricitâ atmosphérique. — L'air et les nuages euM

suspension dans l'atmosphère sont toujours plus ou moinifl chargés d'électricité, dont la présence est due à diverses ' causes. Parmi ces causes, l'une des plus importantes paraît être la formation des vapeurs aqueuses qui s'élè%'eni de ta surface du sol et des nappes liquides. On a reconnu que la vaporisation de l'eau donne lieu à un développement d'électricité négative qui se perd dans le sol et d'électricité positive dont les vapeurs restent chargées.

Quand l'air est sec et mauvais conducteur l'état électrique des vapeurs persiste ; la tension de leur charge s'accroît quand elles se condensent et s'amonccUeni en nuages orageux ; quand, au contraire, l'air est humide et moins isolant, l'électricité des vapeurs se disperse dans la masse atmosphérique. Cela explique pourquoi les orages sont rares en hiver, saison humide, tandis qu'ils sont fréquents en été, saison pendant laquelle l'atmosphère est ^ordinairement sèche.

Orages. — Les orages ne sont pas autre chose que la J production spontanée dans la nature des phénomènes-| d'induction ou d'électrisation par influence ; mais ces phébOomënes, qu'on détermine à volonté dans |les laboratoires ïj

L'ÉLECTRICtIÉ

sur une petite échelle, ea vue de la démonstiation, se mit^ ' nifestcDl ici dans des proportions grandioses et avec une puissance redoutable.

ticlair. — Quand la charge d'un nuage électrisé acquîen une fone tension, elle agit par influence soit sur les nuages voisins, soîi sur le sol. Le rapprochement ou U tension devenant suffisants, la décharge se produit en donnant lîeu à une puissante étincelle électrique qui est Véclair. Quand l'éclair éclate entre deux nuages on entend simplement le bruit du tonnerre ; mais quand la décharge s'opère entre le nuage et le sol, celui-ci est frappé, on dit que la foudre tombe. L'électricité s'accumulant |sur les angles et les parties aiguës, ce sont ordinairement les points élevés qui sont atteints. Ces points sont les pics et les sommets dans les montagnes, les arbres dans la campagne, les maisons ei les édifices dans les lieux habités.

Choc en retoor. — Parmi les accidents causés par la chute de la foudre, il en est qui ne soiil pas dus à une atteinte directe. 11 arrive parfois qu'un nuage fortement électrisé, influençant le sol et les objets placés à proximité, se décharge tout à coup sur un point éloigné. Les charges électriques contraires se neutralisent et les {objets influencés reviennent brusquement à leur état naturel. jLa commotion qui en résulte chez les animaux est souvent assez violente pourjdéterminer la mort. Ce phénomène a , reçu le nom de choc en retour.

Bruit du tonnerre. — On explique de la manière sui

vante le bruit du tonnerre :;

L'éclair produit par la décharge électrique traverse sur<l son passage les vésicules d'eau en suspension dans l'aîr;;*

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