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TÉLÉGRAPHIE — LES TÉLÉGRAPHES SIMPLES

XXII — Télégraphie. — Les télégraphes simples.

Éléments d'un système télégraphique. — La télégraphie électrique est l'une des plus anciennes et la plus importante de beaucoup des applications de l'électricité.

Un télégraphe électrique est un instrument au moyen duquel on transmet des signaux à distance par l'action d'un courant. Pour que les signaux puissent être transmis de cette manière, quatre choses principales sont nécessaires :

jo Une source d'électricité : c'est une pile ;

2** Un appareil transmetteur : c'est une clé ou manipu" lateur ;

3° Un conducteur d'électricité relieint les deux points en correspondance : c'est une ligne télégraphique ;

40 Un appareil récepteur permettant d'enregistrer ou de recueillir les signaux à l'arrivée : c'est ce que l'on désigne sous le nom de récepteur.

Formation des signaux. — D'une manière générale, dans tous les télégraphes électriques, les signaux sont formés par des intermittences du courant, obtenues par des mouvements du manipulateur ; à ces mouvements correspondent des émissions et des interruptions de courant qui se traduisent à l'autre bout de la ligne par des mouvements analogues ou par des sons.

Dans le récepteur, ces mouvements ou sons représerf I lent, d'après une convention établie, des lettres et dw ( chiffres et permettent ainsi de communiquer entre de^ I localités souvent très dloîgne'es.

Dans certains systèmes télégraphiques, l'instrument rér I cepteur imprime la dc'péche en caractères ordinairesa s d'autres, il reproduit l'écriture même de la personnM l-qui envoie le télégramme ; dans d'autres encore, il écrit la ['dépêche sur une bande de papier, en signes convention-4 E nels, ou bien il transforme ces mêmes signes en sons qui [ sont lus et traduits en langage ordinaire par le îélégra-,! [ phisle.

Dans presque tous les systèmes employés aujourd'hui, 1 I la pièce principale de l'appareil récepteur est un électror 3 I aimant. Le courant traverse les bobines et aimante les| [.noyaux de fer doux. Ceux-ci attirent une armature qtd ["produit les signaux.

On comprend d'ailleurs que, pour transmettre des téW-' ï grammes dans les deux sens, il faut une pile, un manipu- J Flateur et un récepteur dans chacun des postes en commu-'

Circuit télégraphique. — Pour éviter un fil deretourS Ile circuit d'une ligne télégraphique est toujours comple't^ I par le sol (fig. 164).

A l'origine de la télégraphie on se servait d'une ligneJ I double. Le courant, pris au pôle positif de la pile d<j I départ, arrivait au poste correspondant par l'un des coUrn r ducteurs, faisait fonctionner le récepteur et revenait 1 p pôle négatif de la pile d'origine par le second conducteur,» l mais on ne tarda pas à remarquer que le sol, bon coi» Iducteur de l'électricité, pouvait être substitué avec s

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